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 Sweet dreams are made of this {PV Liam

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MessageSujet: Sweet dreams are made of this {PV Liam   Ven 4 Nov - 16:06

Liam Fenrir & Gabrielle C. Taylor ♥




    Tout allait de travers décidément ce soir. Gabrielle en avait plus qu’assez. La vie n’était pas simple pour elle mais elle faisait son boulot du mieux qu’elle pouvait. Avec la conviction des premiers jours. La conviction et la vengeance. La vengeance brûlait son cœur depuis ce jour fatidique. Et elle tuait souvent par plaisir. Elle n’osait se l’avouer mais chaque criminel tué lui procurait une joie indicible. Elle voulait qu’ils paient. Tous. Pour elle. Pour lui. Pour ce qu’elle avait subi et vécu. Alors, chaque fois qu’une mission dangereuse était proposée, elle était volontaire. Elle s’en sortait à chaque fois. Bien sûr, elle était passée de nombreuses fois à côté de la mort. Mais une sombre étoile semblait veiller sur elle. Sa philosophie de la vie, c’est qu’on pouvait mourir à chaque instant. Ce qu’il y avait de tragique, selon elle, c’est qu’elle ne mourrait jamais. Trouvait-elle jamais le repos ? Elle en doutait. Mais cela lui convenait. La rage, la peine et la haine était son quotidien. Elle appartenait cependant aux forces du bien, luttant contre les malfrats. Mais son cœur était aussi noir que le leur.

    La nuit tombait sur le monde. Enveloppée dans son linceul, elle étendait ses bras froids sur les âmes errantes. Cette nuit-là, un coup de fil lui avait été donné. Un des criminel vendeur d'armes devait être interpellé et conduit en prison avant d’être jugé. Gabrielle répondit qu’elle s’en chargeait. Elle se vêtit de noir, abandonnant la robe qu'elle avait porté pour une tenue proche du corps mais confortable, permettant de faire des mouvements amples. Elle sortit son arme qu’elle observa avec amour. Son arme la plus précieuse, c'était elle-même. La plus mortelle aussi. Gabrielle n’avait aucune intention de laisser la vie à sa proie. La chasse était un exercice qu’elle appréciait énormément. Voir la peur s’inscrire dans les yeux du sorcier qui se savait condamné. Elle en frissonnait d’aise. Elle sortit de chez elle, se hâtant vers le lieu où ses indics lui avait conseillé de se rendre.

    La taverne était pleine. Un bruit assourdissant résonnait dans la pièce surpeuplée. Les bierres coulaient à flot, les alcools forts également. Gabrielle n’avait pris qu’un jus de fruit, histoire de garder la tête claire. Elle voyait l’homme en question assis à deux tables d’elle. Il semblait attendre quelqu’un. Finalement, une femme s’installa à sa table, observant méticuleusement les alentours. Gabrielle disparut dans son verre, regardant ailleurs. Lorsqu’elle regarda à nouveau, l’homme avait obtenu une enveloppe cachetée. La femme avait disparu. Il s’apprêtait à sortir et Gabrielle à le suivre lorsqu’un énorme homme bedonnant s’approcha de la jeune femme.

    Hey !! Salut beauté ! Je t’offre un verre.
    Pas la peine.

    Gabrielle s’apprêtait à emboîter le pas à sa cible quand l’homme tendit la main vers elle. La voix de la jeune femme claqua, ferme et sèche.

    Touche-moi et cette main ne touchera plus jamais rien.

    L’homme recula d’un pas et Gaby put sortir. Jusqu’à la porte de l’établissement. Sa cible n’était pas loin mais une voix stridente hurla :

    Regardez moi ça !! Ma tueuse préférée !!

    Gabrielle vit l’homme se retourner puis s’enfuir à toutes jambes. Jurant, elle poussa brutalement l’amie qui avait eu si peu de tact et se lança à sa poursuite. Il était sacrément rapide et Gabrielle craignait de se laisser distancer. Elle arriva à un croisement et aperçut une forme au loin. Elle se rua dans cette direction et aboutit aux grilles lugubres d’un cimetière. Elle s’y engouffra et là… Plus personne. La jeune femme tendait son arme et marchait lentement, observant les pierres tombales. Elle s’attendait à tout moment à recevoir une balle en pleine tête qui était sensé mettre fin à sa vie. Mais rien. Soudain, elle entendit un faible bruit. Se retournant brutalement, elle se retrouva face à son homme. Il avait un sourire édenté et triomphant. Son flingue était tendu dans la direction de la jeune femme. Gabrielle lâcha doucement son arme qui tomba au sol. Son regard flamboyant restait fixé sur le criminel.

    Regardez ça… Une pauvre petite flic perdue…

    Et il éclata de rire. Gabrielle recula discrètement d’un pas. Elle gardait son regard sur l'arme. Mais un sourire carnassier s’afficha sur les lèvres de la belle. Le malfrat frissonna bien malgré lui. Ce sourire était comme le sourire de la mort. Gabrielle se rapprocha doucement, murmurant d’une voix grondante, menaçante :

    A ta place, je me rendrais tout de suite. Et je te laisserai la vie sauve…

    Le criminel éclata de rire mais son rire sonnait faux. Gabrielle remarqua également que son flingue trembla légèrement. La jeune femme adorait ces moments. Ces moments d’adrénaline où elle se sentait vraiment en vie. Il ne se rendait vraiment pas compte sur qui il était tombé. Gabrielle leva légèrement les mains, semblant montrer qu’elle était désarmée. Le malfrat eut un mouvement du poignet de quelques millimètres. C’était suffisant. Au moment où la balle fusa de son arme, la jeune femme avait déjà bondi à une hauteur incroyable et percuta de plein fouet l'homme qui lâcha son flingue en hurlant. Gabrielle n’avait pas pris la peine de ramasser le sien. Elle n’en avait nullement besoin pour massacrer cette vile créature. Sa main saisit violemment le cou du criminel. Un sourire illuminait son visage. Elle resserrait sa prise, petit à petit. L’homme suffoquait, se débattait, cherchait l’oxygène salvateur. Gabrielle rapprocha ses lèvres de son oreille et murmura :

    Sens-tu la vie te quitter, pauvre cafard ?

    Un craquement sinistre retentit lorsqu’elle lui brisa la trachée. L’homme cria mais avant d’avoir pu répondre, une forme fit tomber au sol Gabrielle. Dommage… La jeune femme se redressa. Son cœur battait à tout rompre. Que c’était délicieux… Son rapport mentionnerait naturellement qu’elle s’était défendue, ce n’était que de la légitime défense. La jeune femme observa un moment le paysage du cimetière, sombre mais d’une beauté à couper le souffle. Qui avait osé lui faire mordre la poussière ? Et la priver des derniers moments de sa proie ? Soudain, elle entendit un craquement non loin. Elle n’était pas seule apparemment… Faisant comme si de rien, elle laissa ses pas la guider près des stèles mortuaires, s'éloignant de l'homme qui agonisait. Tous ses sens aux aguets, elle tentait de suivre les mouvements de l’inconnu. Elle devait avouer qu’il faisait preuve d’une discrétion incroyable. Ce qui semblait indiquer que ce n’était pas un humain. Elle s’arrêta finalement. Son regard monta dans le ciel. Les arbres dissimulaient la lune. Elle était pleine. Gabrielle, brutalement, bondit en arrière. Un homme se trouvait face à elle. Un homme qu’elle reconnut avec peine. Des images lui revinrent. Des images brouillées par le temps. Une étreinte brûlante, des peaux se collant l’une à l’autre, la morsure cruelle qui l'avait transformée. Et la surprise étouffa ses souvenirs. Elle aurait reconnu cette odeur parmi des milliers. Celui qui l’avait transformé. Elle appréciait ses pouvoirs et se sentait redevable de celui qui les lui avait donné… Sa voix résonna dans le silence du cimetière.

    Toi ?! Qu’est-ce que tu fais là ??

    Elle se rapprocha du lycan, jusqu’à se retrouver à quelques millimètres de lui. Son regard fougueux semblait vouloir le transpercer, percer ses mystères et tout connaître de lui.

    C'est toi... Qui es-tu ?
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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this {PV Liam   Sam 5 Nov - 1:10


Sweet dreams are made of this
Gabrielle



La bouteille de bière dans la main, j’étais assis au comptoir du bar, légèrement posé dans l’ombre alors que j’écoutais sans réellement m’en soucier les conversations des deux hommes qui étaient assis juste à coté de moi. Le premier me tournait le dos. Il avait une veste de sport rouge et puait le tabac à plein nez. Il avait l’air assez bien battit, costaud même pourrais-je dire. Il devait sans nul doute jouer au hockey ou autre sport assez physique comme tout autre canadien. D’après le ton de sa voix, il devait avoir dans la vingtaine à tout casser. Le second par contre était plus vieux. Un bref regard du coin de l’œil me confirma qu’il était proche de la cinquantaine ou qu’il l’avait même dépassé. De toute évidence, au vu des traits qui marquaient son visage, celui-ci était beaucoup moins frais que l’autre. Et d’après la familiarité des rapports qu’ils avaient, ils devaient certainement être parents. Mais en même temps, qu’est-ce que je m’en foutais ? Je détournais donc mon attention de ces deux personnes et la reporta sur le goulot de ma bouteille avant d’apporter celle-ci à mes lèvres. Je fermais les yeux et penchais la tête en arrière légèrement, amenant alors le liquide dans ma bouche avant de le laisser couler le long de ma trachée. Elle était fraiche et mousseuse, exactement comme je les aimais. Je reposais cette dite bouteille sur le comptoir en bois du bar et gardais les yeux fermés, plongeant dans mes souvenirs. Les deux hommes avaient laissé un mot s’échapper de leur conversation. Un mot qui était venu mourir au coin de mon oreille et qui m’avait alors tiré de lointain souvenir que j’avais cru effacé à jamais : La Famille.

Les yeux clos, le souffle court, le cœur battant faiblement, comme si je me retrouvais dans le coma ou proche de la mort, je me laissais envahir par ses souvenirs lointain. Le cul fermement posé sur le tabouret, les coudes sur le comptoir et mon visage posé dans mes mains, je me laissais partir sans peur d’une quelconque chute. Les souvenirs défilèrent à grande vitesse si bien que je pu prendre conscience de tout ce qui avait pu se passer depuis la mort de toute ma famille. Depuis le jour où j’avais été laissé pour mort et que cette dite mort avait éveillé en moi un pouvoir jusqu’alors inconnu. Un pouvoir dont personne n’aurait pu soupçonner l’existence mais qui était en moi, enfoui au plus profond et qui n’avait demandé qu’une chose pour sortir. Un élément déclencheur, fort, puissant. Aussi terrible que pouvait l’être se pouvoir. Aujourd’hui encore je me demande comment ce dernier s’est retrouvé en moi. Suis-je une erreur de la nature ? Une exception parmi les hommes et la race humaine ? Certainement. Du moins, je ne vois rien d’autre que cela. Comment expliquer cette capacité à me transformer quand je le veux en créature autrement ? Il n’y à pas d’explication. Il fallait bien un premier homme, un premier lion, un premier insecte, une première araignée… Chaque espèce à son tout premier. Son « Alpha » comme je peux les appeler. Chaque espèce dispose d’un être primaire. Celui qui a vu le jour avant les autres. Et je n’ai pas échappé à la règle. Ceci est simplement tombé sur moi. Pourquoi cela ? Avais-je des dispositions physiques, mentales ou autres supérieur aux autres personnes ? Je n’en sais rien. Ce que je peux dire, c’est que j’aime ma nature. Ma race. J’aime ce que je suis car je me sens enfin moi. Pleinement. Immortel, indomptable, incontrôlable. Pourvu d’un sens de l’honneur sans faille et d’une férocité qui en fait trembler tous les plus grands prédateurs.

Penser à cet état, à cette race que je représente, que j’ai pu engendrer et créer, fit apparaître au coin de mes lèvres un léger sourire. À peine perceptible. J’étais leur créateur à tous. Tout lycan qui se respectait devait me connaître. C’était grâce à moi qu’ils pouvaient marcher et chasser. En étais-je fier ? D’un certain point de vu oui. Comment ne pas être fier du fait d’être le tout premier, le tout puissant, l’élu ? Cela ne se peut. N’importe quel Homme sur cette terre en serait fier. Cependant, lorsque je vois à quel point cette race que j’ai pu créer s’est développée… à quel point elle a évolué… j’en ai honte. Ils sont loin les fidèle et brave lycan de mon époque. Ceux en qui j’avais foi, en qui j’avais entièrement confiance. Ceux avec qui je formais un clan uni, soudé, basé sur des règles simples mais non moins primordiales. Cette époque est révolue depuis leur mort. Depuis ce génocide. Ils avaient peur. Peur de nous, de notre force, de notre férocité. Nous représentions une menace dans leur perspective d’évolution et ils ont pris les devant. Moi qui avait pu pouvoir collaborer avec eux… je m’étais bien fait enfiler… Depuis, les lycans ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. J’ai honte de voir à quel point ce don, ce pouvoir, s’est transmis de génération en génération. De voir cette puissance se diluer avec le temps, au fil des transformations. De voir les hommes qui ont pu le devenir… tout et n’importe quoi. Tout et n’importe qui. Il est temps désormais que l’Alpha reprenne ses droits. Qu’il revienne sur le devant de la scène et remette les choses au clair. Qu’il fasse le ménage et reconstruise le clan. Qu’il redort le blason de notre race. Il est temps que je retourne sur scène.

Je finissais ma bière sur cette dernière pensée et me relevais du comptoir avant de sortir du bar, l’air déterminé. Oui, il était temps pour moi de me bouger. Je ne savais pas combien de lycan il existait encore dans le monde mais j’étais prêt à les retrouver et à refonder ce clan, cette meute, cette famille, comme elle l’était autrefois. Notre race n’a que trop errée dans les méandres de ce monde. Il était temps pour moi de reprendre mon rôle et de montrer à mes frères et sœurs que je ne suis pas qu’une simple légende. Je marchais tranquillement dans les rues de la ville tout en pensant à cela lorsqu’une odeur vint me chatouiller les narines. J’avais la possibilité de sentir des choses que personne ne pouvait sentir. M’arrêtant net, je tournais mon visage vers l’endroit d’où venait l’odeur et plissais des yeux. Oui, je connaissais cette odeur. Mais cela n’était pas possible. Du moins je ne pensais pas que cette femme avait survécu aussi longtemps. Elle était la première que je rencontrais aujourd’hui à être aussi âgée. Un sourire plus profond, plus intense, se dessina sur mes lèvres et alors que j’avais pour but de me diriger chez moi pour réfléchir plus longuement au meilleur moyen d’agir pour la refonte de ce clan, mes pas et mon envi m’indiquèrent la marche à suivre. Je fonçais alors sans m’arrêter vers le lieu d’où se dégageait cette odeur. L’excitation de retrouver un confrère était grande si bien que je laissais alors mon coté animal ressortir. Mes os craquèrent, ma peau se déchira et alors que je courais, je me transformais sans aucune retenue en cette créature que j’aimais, que j’adulais. En celle que j’étais. La lune était bien haute dans le ciel, me donnant ainsi encore plus de force et de pouvoir et d’un bond, je disparue dans la nuit.

La course qui me mena à la jeune femme ne fut pas longue. Je l’avais localisé très précisément. Arrivant dans un cimetière, je m’avançais dans la pénombre en devant silencieux. Tel un fantôme, telle une brise, je me mouvais sans le moindre bruit, me cachant dans n’importe quel coin d’ombre que je trouvais. Je la voyais, à une vingtaine de mètre devant moi, faisant face à un jeune homme. Etait-il sa proie ? De part l’excitation qui se dégageait de son corps je pouvais l’affirmer. L’homme cependant pointait une arme sur elle. Quels étaient leurs rapports ? Qui était-il ? Un chasseur ? Je ne savais pas. Il n’était pas vampire en tout cas, simplement un humain. Elle pouvait donc s’en défaire sans la moindre difficulté, cependant la peur de perdre une consœur de sa force, de son âge, de sa sagesse, était assez forte si bien que je décidais d’agir. Je sauter de ma cachette et m’envola littéralement dans les airs, ratant alors totalement la scène qui venait de se dérouler durant cette seconde. Elle était désormais au dessus du jeune homme, l’air triomphante. Mais je ne pouvais changer ma trajectoire. Ne sachant pas voler, je pouvais simplement me laisser faire par la force qu’exerçait la Terre sur mon corps. Je retombais donc de tout mon poids tout prêt de la jeune femme que j’envoyais balader à quelques mètres de là. Comme si je l’avais jeté de mes propres mains. Je reculais alors, m’apprêtant à un assaut de sa part. N’importe quel lycan l’aurait fait, se serrait énervé, transformé et m’aurait attaqué. J’en avais l’habitude et me préparais donc à cela. Mais elle ne fit rien. Au contraire. Elle resta sur ses gardes et s’avança prudemment vers moi avant de me voir et de bondir en arrière, choquée, apeurée. Je me redressais donc sur mes pattes arrières, de toute ma hauteur et m’avançais vers elle, restant tout de même dans l’ombre. Ses yeux se posèrent sur moi et me transpercèrent. Oui, c’était bien elle. Elle avait survécue tout ce temps. Incroyable… « Toi ?! Qu’est-ce que tu fais là ?? » Me demanda-t-elle alors. Je ne répondis rien. Je ne pouvais de toute manière pas réponde. Pas dans cet état. Je la laissais s’avancer jusqu’à se poser à quelques millimètres de moi. « C'est toi... Qui es-tu ? » Continua-t-elle. Je souriais intérieurement et sans attendre plus longtemps, me retransformais en être humain. Nu comme un ver, je posais mon regard dans celui de la jeune femme avant de lui répondre. « Je crois que tu sais très bien qui tu as en face de toi. » je la contournais doucement avant de m’avançais au clair de lune dans le cimetière, approchant de sa victime. Je n’avais nullement l’intention de la lui voler. Mais je n’avais pas non plus l’intention de restais à discuter sans aucun vêtement sur moi. J’arrachais le jean du jeune homme que j’enfilais avant de prendre sa veste. Aucun t-shirt, aucun sous vêtement. Seul cela me suffisait pour avoir l’air « correcte. » Sans un mot, je revenais près de la jeune femme que je regardais de nouveau, d’un air calme et serein, attendant de voir ce qu’elle allait me dire.

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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this {PV Liam   Dim 6 Nov - 1:52

    Cette nuit était pleine de promesses mais Gabrielle n’aurait jamais imaginé un seul instant la nature de ces promesses. Ce n’était qu’une chasse. Une chasse facile, une traque délicieuse dans laquelle elle serait encore une fois gagnante. Elle ne savait pas qu’elle allait rencontrer son propre passé. Gabrielle avait plus de 2000 ans, elle avait vécu de choses incroyables. Des choses que peu de gens peuvent se vanter d’avoir vu. De l’Antiquité jusqu’à nos jours, elle foule cette terre. Avec toujours cette même question. Qui est-elle ? D’où vient-elle ? Qui lui a donné ce précieux don ? Cette question l’a hanté une bonne partie de sa vie. Elle avait cherché. Partout. Encore et toujours. Perpétuelle insatisfaite. Elle avait espéré. Et finalement, elle n’avait rencontré que le vide. Davantage de questions. L’être qui l’avait transformé était peut-être mort. Elle avait fini par se convaincre que, tout lycan qu’il était, il pouvait également être tué. Certes, la terre est vaste mais l’arpenter durant deux millénaires sans retrouver son Créateur était étonnant. Elle aurait eu tant à lui demander, tant à apprendre. En l’absence d’un mentor, elle avait dû découvrir son pouvoir seule, apprendre ce qu’elle pouvait, seule. Elle était devenue forte, d’une force peu commune, même parmi ceux de sa race. Mais ce vide était toujours là, au plus profond de son cœur. Et elle n’était jamais parvenue à le combler. Tout allait changer… Gabrielle voyait des souvenirs défiler devant ses yeux… Son enfance humaine. Cela faisait tellement longtemps qu’elle n’y avait songé. A l’époque, elle était faible, promise à la mort. Elle aurait vécu une cinquantaine d’années, à peine, puis se serait éteinte, et aurait pourri dans la terre. Mais il l’avait sauvé, sans le vouloir, de ce destin funeste. De cette fin sordide.

    La bête qu’elle avait face à elle était bien plus grosse que Gabrielle sous sa forme lycan. Elle admira la puissance farouche qui se dégageait de l’animal. Nul doute qu’il était très ancien. Des cicatrices parcouraient son corps. Nombreux combats gagnés. Il se dégageait de lui une aura de force et de courage qui impressionnèrent grandement Gabrielle. Mais plus que l’admiration, ce fut l’émotion de soulagement qui serra sa gorge. Bien sûr, elle restait une femme fière et refoula fermement les larmes qui lui montaient aux yeux. Ce n’était que maintenant, à présent qu’elle se trouvait devant celui qui l’avait crée qu’elle se rendait compte qu’il n’avait peut-être aucun désir de la guider, de la soutenir. Et si cette bête n’était rien qu’un loup sanguinaire, transformant les humains pour le plaisir avant de les abandonner à leur sort ? Il avait reculé de quelques pas, comme s’attendant à une réaction violente de la part de Gaby. Elle n’avait nullement l’intention de l’attaquer. Elle se doutait que certains de ses congénères regrettaient leur vie mortelle et devait haïr leur Créateur. Mais elle n’en faisait pas partie. Elle se sentait redevable plus qu’autre chose. De la gratitude. Mais de la méfiance avant tout. Il s’était redressé, de toute sa hauteur et était beaucoup plus grand que la jeune femme. Cette dernière restait immobile, les yeux vifs, guettant le moindre signe agressif pour riposter. Le temps semblait suspendu. La poitrine de Gabrielle se soulevait et retombait rapidement au rythme de sa respiration. Elle s’était finalement approchée. Jusqu’à être si prêt de ces crocs acérés qui pouvaient, en un rien de temps la déchiqueter et lacérer son corps. Mais si le lycan avait voulu la tuer, il en avait eu largement l’occasion. Certes, elle pouvait lui donner du fil à retordre. Gabrielle faisait partie des plus vieux lycans. C’était d’ailleurs le premier qu’elle sentait être plus âgé qu’elle. Une lueur d’amusement brilla dans les pupilles de la bête.

    Gabrielle restait sans bouger. Quand soudain… Le loup sembla se distendre, les poils rentrant sous la peau, certaines parties tombant en lambeaux sanguinolents avant de disparaître. Il reprenait forme humaine. Les canines rétrécirent à vue d’œil, les griffes redevinrent de simples ongles. L’homme n’avait rien à envier à la bête question carrure et muscle. La jeune femme ne se gêna absolument pas pour observer ce corps nu qui s’offrait au regard. Les muscles saillaient sous la peau, durs et fermes. Les mains étaient puissantes, larges. Les épaules montraient des deltoïdes parfaitement dessinés. Un aspect viril inégalé. Gabrielle se surprit à avoir des pensées peu avouables mais un simple sourire mutin se dessina sur ses lèvres. Elle n’était nullement gênée de la situation et le lycan ne semblait pas l’être non plus. Il lui répondit enfin, prétendant qu’elle savait pertinemment qui elle avait en face d’elle. Puis, il la contourna lentement, laissant une odeur enivrante dans son sillage. Gabrielle pivota et garda son regard fixé sur son créateur. Il s’approchait de sa proie. Elle eut un réflexe de défense mais il ne voulait manifestement pas lui voler l’honneur de la mise à mort. Il se contenta de se pencher sur l’homme et de retirer le jean qu’il enfila. Gaby sourit à ce geste de pudeur.

    Il ne fallait pas te gêner pour moi.

    L’odeur du sang commençait à lui titiller les narines. Elle scrutait l’homme à terre, une furieuse envie de sang lui dévorant l’estomac. Le lycan avait repris place à ses côtés et semblait l’étudier avec intérêt. Manifestement il attendait qu’elle prenne la parole. Mais Gabrielle se sentait tirailler par ses instincts. Elle n’aurait l’esprit clair que lorsqu’elle l’aurait achevé, elle le savait. Un sourire amusé s’afficha sur son visage.

    Donne moi simplement deux petites secondes…

    Gabrielle fit un pas de côté, sourire aux lèvres, son regard fixé dans celui du lycan. Sa peau se distendit, ses os craquèrent et laissèrent place à sa forme de louve. Une créature d’une taille impressionnante. Les yeux d’or fixèrent le lycan sous forme humaine. Elle fit volte face, ses sens aiguisés lui donnant le tournis. L’ivresse de cette puissance était sans commune mesure. Elle fit face à l’homme agonisant, qui n’avait même plus la force de fuir. Grondant, elle se jeta sur lui attrapant le col de sa veste de ses crocs et l’attirant dans un buisson, dérobant à la vue de son créateur la scène de la curée. Isolée, elle trancha d’un coup de dent la gorge du malheureux, dérobant son souffle et sa vie par la même occasion. Le sang chaud coula dans sa gorge. Un pur délice.

    La jeune femme ayant repris forme humaine, émergea du buisson. Elle essuya un filet de sang qui coulait sur ses lèvres et s’approcha de son créateur. Sa faim de sang repue, elle pouvait pleinement se concentrer sur cet événement qui bouleversait son quotidien. Elle se rapprocha, observant son visage, reniflant son odeur, cherchant derrière ces nouvelles informations, des souvenirs qui auraient pu lui revenir. Le souvenir de cette nuit dans la forêt… De cette course avec son frère où elle avait fini par se perdre. Ces bruits effrayants et cette ombre qui avait surgi de nulle part, se jetant sur elle avec sauvagerie. La morsure et puis la fièvre. Cette fièvre délirante où elle voyait un loup l’attaquer. Jusqu’à cette nuit de pleine lune où la transformation avait failli la rendre folle. Une telle puissance pour une jeune fille. Elle avait pensé ne pas y survivre. Seule la force de sa volonté l’avait empêché de sombrer dans la folie. L’étape de la transformation passée, elle avait tellement aimé se changer en louve, courir avec ses semblables durant des kilomètres, infatigables, le rythme de ses pas égrenant les heures. La liberté. Ce don était une liberté qui lui permettait de s’affranchir de sa condition. C’est cette puissance qui lui avait permis de tuer son seul véritable amour une fois qu’elle s’était rendu compte de sa traitrise. Elle se souvenait du sang sur ses mains et de sa fuite. De sa course avec ses congénères qui l’avait, une fois encore, ragaillardie. Elle se rapprocha davantage du lycan. Soudain, elle leva la main, avec douceur. Ses doigts effleurèrent le visage de l’homme, comme un aveugle cherchant à reconnaître quelqu’un. Elle effleura les joues, les yeux, le front, le nez, les lèvres. Puis, elle murmura doucement :

    Où étais-tu pendant tout ce temps ? Je t’ai cherché… Deux millénaires.

    Gabrielle observa celui qui lui avait fait un don si précieux. Puis, elle réalisé qu’elle ne connaissait même pas son nom.

    Comment te nommes-tu ?

    La jeune femme ne semblait nullement avoir remarqué qu’elle était aussi nue qu’Eve. Elle sursauta lorsqu’elle s’en aperçut et eut un petit rire nerveux. Elle s’écarta un bref instant et disparut dans le fourré avant de ressortir, vêtue de la chemise du mort qui lui arrivait en haut des cuisses. Elle reprit sa place face au lycan, semblant chercher des réponses dans ses yeux, un sourire rêveur éclairant son visage, baigné par l’éclat de la pleine lune.
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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this {PV Liam   Dim 6 Nov - 19:08

Cette soirée et cette nuit qui se profilait était loin d’être ce dont j’avais pensé. Moi qui étais simplement allé prendre une bière dans ce bar pourrit du centre ville, où la crasse suintait sous nos pieds, voila que je retrouvais et rencontrais une lycane des plus anciennes et surtout, une de celle que j’avais créé il y a de cela plusieurs années. Je venais tout juste de retrouver l’envie de reprendre les reines de mon clan. De ne plus le laissais errer dans le monde sans but, sans envie. À l’aveugle. Je ne voulais pas de ça pour ma race. Certes, cette dernière était devenue quelque chose que je détestais et dont j’avais honte mais j’avais ma part de responsabilité là dedans aussi. Tout avait dégénéré il y a de cela plusieurs centaines d’années. Lorsque nous étions à notre apogée et que ce clan de vampire tait venu nous décimer jusqu’au dernier. Lors de ce génocide que je n’avais guère prévu, je m’étais enfui de ce monde et m’étais caché dans l’ombre pour survivre et pouvoir un jour revenir sur le devant de la scène. Mais je m’étais caché trop longtemps et les quelques survivants qui restaient avaient alors engendrés plusieurs lycans, qui furent à leur tour décimés sans la moindre gêne. Sans la moindre difficulté. Ils manquaient d’un chef. Ils leurs manquaient un patriarche, quelqu’un qui saurait ordonner les choses. Qui saurait les rendre plus fort. Ils leur manquaient moi, l’Alpha, le tout premier. Chose qu’il était désormais nécessaire de changer. Pour moi, pour notre survis. Je devais rapidement revenir sur le devant de la scène et ordonner notre clan, notre race, notre famille. Je devais impérativement faire en sorte de les rendre plus fort et indomptable comme avant. Se servir de mes erreurs passés pour fondé un ordre nouveau qui ne craint plus rien.

Oui, j’avais pris cette décision, et cette soirée qui s’annonçait simplement calme, où j’allais simplement réfléchir à comment faire et par où commencer, changeait radicalement du tout au tout. Voila que je la rencontrais, elle cette ancienne Lycane qui allait sans nul doute pouvoir m’aider dans cette entreprise. La première que je pourrais recruter. Du moins, je l’espérais. J’avais besoin de sa force, de son ancienneté, de sa sagesse et de ses connaissances. Je me retrouvais face à elle, la surplombant de toute ma hauteur de Lycan en la détaillant sans aucune retenue. Je pouvais voir à travers elle, à travers sa forme humaine. Voir dans ses yeux sa nature réelle, ses ambitions. Ses craintes, ses peurs, ses joies et ses forces. Tout. A cet instant, elle était totalement ouverte à ma venue, comme si elle m’avait attendue depuis des jours, des années, des siècles. Il n’y avait aucune mauvaise intention à mon encontre. Elle restait simplement là à me contempler, comme si elle voyait un fantôme. Comme si elle avait devant ses yeux une créature méconnue de tous, une créature légendaire. Je l’étais dans un sens. Je restais sans bouger en la contemplant jusqu’à reprendre doucement forme humaine. Des lambeaux de peau se détachaient de mon corps pour venir mourir sur le sol du cimetière alors que mes os craquaient et reprenaient forme humaine. Ma taille s’amoindrie nettement et mes muscles reprirent forme humaine non sans mal. je passais légèrement ma main sur mon visage, avant de la faire glisser dans mes cheveux pour les recoiffer quelque peu avant de reposer mon regard dans le sien.

Elle avait l’air amusé et ne se gênait absolument pas à balader ses yeux sur mon corps entièrement nu. Une lueur d’amusement passa dans les yeux de la jeune louve qui me contemplait avant de remonter son regard dans le mien. Sans un mot, je passais à ses cotés, la frôlant doucement avant de me diriger vers sa proie. Je pouvais sentir ses yeux me transpercer le dos alors que son cœur eu un léger soubresaut. Un petit sourire se dessina sur mon visage que je ne tournais guère vers elle tout en continuant ma route vers le jeune homme qui gisait sur le sol. Elle s’était mise sur la défensive, comme si elle pensait que j’allais lui voler sa proie. J’aurais très bien pu le faire, qui aurait pu me retenir ? Mais ce n’était pas ce dont j’avais envie. J’arrachais les vêtements sans aucune retenue du jeune homme et enfilais son jean ainsi que sa veste de cuir. Habillais, étant présentable, je revenais doucement à ma place en face de la jeune femme qui m’avait attendue tranquillement. « Il ne fallait pas te gêner pour moi » M’annonça-t-elle une fois à son niveau. Un léger sourire passa sur mes lèvres alors que j’haussais simplement les épaules. Depuis le temps qu’elle vivait, elle avait dû en voir des hommes nus et n’était donc plus gêner par ça. Tout comme moi d’ailleurs et je le savais. Mais nous n’étions pas à l’abri de passant qui pouvaient nous voir et je n’avais pas envie que ses derniers s’attardent en me voyant nu devant elle. Leurs pensées auraient pu nous attirer des problèmes. « Je pense que tu es bien loin maintenant de ses problèmes de pudeur, tout comme moi. Mais je n’avais pas envie qu’on nous surprenne ainsi. » Lui répondis-je simplement. Lui montrant ainsi que je ne me gênais absolument pas pour elle. « Donne-moi simplement deux petites secondes… » Me demanda-t-elle alors qu’elle se retournait vers sa victime. J’avais vu dans ses yeux une lueur d’excitation et d’envie alors qu’un sourire qui ne cachait nullement ses envies s’était dessiné sur ses lèvres. Sa peau se distendit et ses os craquèrent alors que dans une explosion elle se transformait devant moi. Ses yeux dorés se posèrent sur moi et alors que je ne réagissais pas, sachant pertinemment ce qu’elle allait faire, je la laissais se jeter sur le corps de sa victime et la trainer dans les buissons. Aucun cri ne sortit de la gorge du jeune homme qui devait certainement entrain de se vider de son sang.

Après quelques secondes, la jeune femme revint vers moi, sous forme humaine. Son repas n’avait duré que quelques petites secondes. Des secondes qui suffirent cependant à calmer sa soif et sa faim. Elle allait donc pouvoir se concentrer sur nous. Nue comme je l’étais un peu avant, elle avança sans aucune gêne vers moi avant de se poser et de me regarder de nouveau. Je ne disais rien, ne faisais rien, la laissant simplement ainsi, la laissant simplement prendre le temps de comprendre, de voir que tout était réel. Telle une aveugle, elle déposa une main sur mon visage et la passa lentement. Mes joues, mes lèvres, mes yeux, mes oreilles. Mon visage passa au peigne fin sans que je ne réagisse. Sans que je ne la repousse. « Où étais-tu pendant tout ce temps ? Je t’ai cherché… Deux millénaires. » Deux millénaires ? Aussi long que ça ? J’avouais que c’était long. Bien long. Que pouvais-je bien lui dire ? Je ne savais pas par où commencer. « Comment te nommes-tu ? » Continua-t-elle alors que je prenais conscience que je n’avais toujours pas dit le moindre mot. Je la regardais toujours et mes yeux ne s’empêchèrent pas de passer sur son corps nu qui me faisait face, découvrant les délicieuses formes qu’elle me montrait sans crainte. Sursautant à la vue de son corps ainsi peu vêtue, elle partit en riant légèrement avant de revenir, une chemise l’habillant, près de moi. « Liam. Je m’appelle Liam Fenrir. Comme tu dois sans doute le sentir, le voir, ou autre, je suis plus vieux que tu ne l’es. Et oui, pour que tu en sois totalement sûre, je suis celui qui t’as mordu il y a de cela plusieurs siècles. » Lui révélais-je alors pour répondre à une partie de ses questions. Elle devait en avoir un tas et je ne savais pas trop quoi lui révéler pour le moment. Pouvais-je lui faire confiance ? J’avais le sentiment que oui. Mais après avoir passé tout ce temps à ne faire confiance qu’à moi-même, il m’était désormais difficile de savoir à qui me fier. « Puis-je te faire confiance ? » Me risquais-je à lui demander tout en posant une main sur sa joue. J’étais prêt à lui révéler tout ce qu’elle voulait savoir et à lui parler de mon projet dans lequel je voulais l’avoir à mes cotés mais pour cela j’avais besoin qu’elle me dise clairement que oui. j’avais besoin de lire dans son regard pour savoir.
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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this {PV Liam   Lun 7 Nov - 0:44

    Tout était si étrange, si surnaturel. Venant d’une lycan, ce sentiment était assez comique. Gabrielle frissonnait, grisée de recevoir enfin les réponses aux questions qu’elle s’était toujours posé. Ce n’était que maintenant qu’elle se rendait compte qu’il était vraiment difficile de vivre sans savoir d’où l’on venait, quelles étaient ses origines. Elle avait croisé de nombreux lycans mais tous étaient plus jeunes qu’elle. Incapables de lui fournir les réponses qu’elle espérait. Et elle avait fini par désespérer de jamais trouver les éléments perdus de son passé. Comme quoi, il ne fallait jamais dire jamais. Tout était allé si vite qu’elle en était étourdie. Il y a quelques minutes, elle était encore cette lycan perdue, tuant par plaisir pour combler ce vide. Gabrielle ignorait tout des intentions du lycan. Ni pour quelle raison il n’avait pas daigné pendant tant d’années reprendre contact avec ses créatures. Lui en voulait-elle pour cela ? Oui. Un peu, elle ne pouvait le nier. Mais l’attrait était plus fort, l’attirance. Une attirance qui naissait de ce regard, de cette découverte. Plus qu’un mentor, elle se rendait compte qu’il s’agissait également d’un homme. Un homme dont la beauté et la puissance ne la laissait nullement indifférente. Le goût du sang restait encore dans sa bouche, un goût fruité et suave, une promesse de vie. Gabrielle lécha doucement ses lèvres, espérant y retrouver la saveur qu’elle aimait tant. Elle savait que nombre de ses congénères chassaient en groupe, se soumettant à la loi d’un mâle Alpha. Gabrielle avait été déjà approchée par des mâles qui désiraient faire d’elle leur Lupa, leur femelle attitrée. Elle les avait toujours repoussés avec hargne, sa puissance ne pouvant se plier à leur autorité. Selon elle, mieux valait vivre libre qu’avec des fers. Elle réalisait que, plus que sa nudité physique, c’était la nudité de son âme face au lycan qui l’intimidait. Elle sentait qu’il pouvait lire en elle comme dans un livre ouvert. Ses pensées les plus secrètes, ses peurs les plus inavouées.

    Le regard de l’homme glissait le long de ses courbes et Gabrielle ressentait presque la caresse le long de sa peau. Elle frissonna et finit par se couvrir de la chemise du mort. Même s’il lui avait fait remarquer que la pudeur n’était pas une préoccupation pour eux, elle tenait à voiler au moins son corps, si elle ne pouvait lui voiler son âme. Elle continuait à lui faire face, observant de son air curieux les traits de son visage. Qu’avait-il fait durant tout ce temps ? Elle imagina un instant ce qu’il avait pu vivre, qui avait-il bien pu rencontrer ? Une curieuse attirance la poussait vers lui, une attirance mêlée d’admiration. Cela lui parût aussi malsain que de se sentir attiré vers son propre père. Mais après tout, il ne l’était pas vraiment. Il lui expliqua en haussant les épaules les raisons qui l’avaient poussé à se couvrir. Elle comprenait parfaitement même si la probabilité de croiser quelqu’un à cette heure de la nuit était très limitée. Il parût étonné lorsque Gabrielle lui révéla qu’elle l’avait cherché durant deux millénaires. Que pensait-il ? Elle voulait savoir. Elle avait bien le droit, non ? Elle l’écouta attentivement, entendant le timbre de sa voix, profonde et chaude. Un délice. Elle tourna doucement autour de lui, comme un loup autour de sa proie. Elle ne lui voulait aucun mal, elle l’étudiait, tout simplement. Ses lèvres murmurèrent doucement, d’une voix presque sensuelle :

    Liam…

    Comme si l’appeler par son prénom pouvait combler les siècles d’absence. Mettre un nom sur celui qu’elle avait tant attendu. Tant espéré voir au détour d’une forêt. Il confirma ce qu’elle savait déjà. C’était lui qui l’avait mordu et transformé. Une autre question fusa dans l’esprit de Gaby, et avant même de pouvoir la contenir, elle l’avait déjà posé :

    Pourquoi ?

    Oui, pourquoi ? Pourquoi elle ? Pourquoi l’avait-il mordu ? S’il était beaucoup plus vieux qu’elle, il ne pouvait guère mettre cela sur le compte de l’absence de maîtrise. Gabrielle restait silencieuse, une foule de questions se pressait dans sa tête, elle ne savait par où commencer. Mais, avant qu’elle ait pu déterminer laquelle était la plus pertinente, Liam en posa une qui la laissa fort surprise. Il lui demanda d’une voix douce s’il pouvait lui faire confiance. Gabrielle resta silencieuse quelques secondes, essayant de comprendre toutes les implications que cela signifiait. Finalement, elle hocha la tête.

    Bien sûr que tu peux me faire confiance.

    Liam avait posé sa main sur la joue de la jeune femme. Cette dernière sentit un frisson lui traverser le dos, la chaleur de sa peau était un délice. Elle ferma les yeux quelques secondes avant de les rouvrir et de lui adresser un sourire. Ils avaient tant à se dire. Deux millénaires à rattraper, c’était incroyable. Elle était tout de même étonnée qu’il lui pose la question de la confiance. Ne pouvait-il lire en elle ? Ne voyait-il pas qu’elle avait tout fait pour le retrouver ? Elle se dégagea à regret du contact de sa main et s’assit sur la pierre tombale non loin. Ramenant ses genoux au niveau de son menton, elle posa sa tête en appui. Son regard se perdait au loin. Le mieux était encore de parler d’elle pour qu’il sache par où commencer. Regardant droit devant elle, Gabrielle parle d’une voix douce.

    Je suis née à Athènes, dans une famille riche… Une vie paisible et morne. Cette fameuse nuit, je m’étais perdue dans la forêt alors que je faisais une course avec mon frère. Après ma transformation, je suis restée une semaine alitée, en proie à la fièvre, au délire. Mes parents m’ont dit que je hurlais, que je prétendais qu’un loup venait me dévorer vivante. Et puis, il y a eu ma première métamorphose qui a tout changé… La puissance… Je t’ai cherché. Je n’avais que 14 ans lorsque tu m’as mordu. Je me suis débrouillée seule. Promise à un mariage, je tombais amoureuse de mon futur époux. Mais je le trouvais des années plus tard, dans les bras d’une autre. De rage, je les ai tué tous les deux. J’ai traversé les siècles, ai fui les persécutions du Moyen Age, ai assisté aux Révolutions, vu des régimes tomber. Je travaille comme espionne pour le gouvernement américain. La CIA. Ils ne savent rien de mon état, naturellement…

    Gabrielle resta un moment silencieuse, repensant à tout ce passé qu’elle avait simplifié en quelques secondes. Repensant à son ancien amour, elle eut un sourire triste.

    J’aimais cet homme… Mais, tu sais, je ne pense pas que l’amour soit fait pour des êtres tels que nous.

    Aigrie ? Non. Désabusée, oui, sûrement. Elle ferma les yeux quelques secondes, puis demanda :

    Et toi ? D’où viens-tu ? Qu’as-tu fais durant tous ces millénaires ?
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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this {PV Liam   Lun 7 Nov - 2:21

Il n’y avait qu’un mot, qu’un groupe de mot, pour décrire ce qui était entrain de se passer. Pour décrire cette scène, cette rencontre, cette sensation : Étrange, bizarre, impensable… Et bien d’autre. Ce qui était entrain de se passer durant cette nuit où l’encre avait jetée son dévolue sur le ciel de la ville, le rendant aussi profond et intense qu’une encre de chine, était quelque chose des plus bizarres et étranges. Et même pour moi, qui n’avais rien d’humain, trouvais cela presque surnaturel. C’est l’hôpital qui se moque de la charité n’est-ce pas ? Mais je ne voyais pas d’autre mot. Je n’avais pas d’autre sensation que celle là pour caractériser ce qui était entrain de se produire. Après des siècles et des millénaires passaient à errer dans ce monde, tout seul, sans aucune compagnie, voila que je trouvais une consœur qui avait toute les chances pour suivre ma voie. Suivre mon envie. Me suivre tout simplement. Quelque chose de difficile à décrire et qui pourtant se ressentait. Dans son regard, dans ses gestes, dans l’attention qu’elle me montrait, dans les battements de son cœur. Je sentais que je pouvais l’avoir à mes cotés et que je pouvais lui faire confiance. Entièrement confiance, quitte à lui confier ma vie. Mais cela était terrifiant. Dans le sens où je ne la connaissais que depuis quelques minutes et que je pouvais ressentir tout cela. Dans le sens où je n’avais jamais fait confiance aussi aveuglement et que là, à cet instant précis, je me sentais capable de la faire. Quel était ce don, ce pouvoir, qu’elle pouvait exercer sur moi ? Etais-je sous l’emprise de quelque chose qui me faisait réfléchir et agir contre ma volonté ? Je ne le pensais pas mais cette peur qui m’habitait en vue de la situation me poussait à réfléchir de la sorte. C’est pourquoi, alors que je lui confirmais que j’étais celui qui l’avait mordue, j’en venais à lui demander si je pouvais lui faire confiance. C’était plus fort que moi mais il me fallait l’entendre. Il me fallait entendre ses mots et voir par moi-même, en sondant les battements de son cœur, si elle disait vrai. Si je pouvais lui faire entièrement confiance comme j’en avais la quasi certitude.

Tout en m’écoutant, la lycane tournait doucement autour de moi, telle la louve devant sa proie. Elle continuait de me fixer et de me détailler sous toutes les coutures. Cela faisait longtemps que je n’avais pas sentis un regard aussi pénétrant. La sensation qui s’en dégageait n’était que meilleur. Chaque parcelle de mon corps ressentait ce regard inquisiteur et bouillait de frisson. De délicieux frissons. Je la laissais faire tout en répondant brièvement à ses petites questions. Je pu entendre une nouvelle fois le son de sa voix. Dans un timbre presque sensuel et mielleux, elle susurrait mon prénom avant de me demander « Pourquoi ? » De quoi pourquoi ? Voulait-elle savoir pourquoi elle et pas un ou une autre ? Pourquoi je l’avais choisis elle à se moment là alors qu’elle n’était qu’une gamine de quatorze ans ? L’instinct. C’était l’instinct qui m’avait poussé à agir ainsi. Mon instinct m’avait prévenu qu’elle deviendrait importante pour la suite. Qu’il y avait quelque chose en elle. Quoi exactement ? Je l’ignorais. « Tu dois bien te douter que tu n’es pas la première que j’ai mordu et que dans un sens, vous venez tous de moi. Mais à cette époque… j’avais perdu tout mon clan. Toute ma famille, toute notre famille. J’avais été trahi et je ne voulais pas que notre race s’éteigne comme cela. Je savais qu’il fallait que nous nous fassions petits mais je ne pouvais pas permettre cette extinction. Il fallait que des lycans perdurent, prospèrent et vivent. Longtemps. Quelque chose en toi ma attiré. Quoi exactement je ne saurai te le dire. Mais tu avais ce quelque chose qui ma fait croire en toi. En tes capacités. En ta puissance. Et j’ai voulu t’offrir cela. C’est plus qu’égoïste je le conçois mais voila. L’instinct est plus fort que tout. » Lui répondis-je alors en la regardant dans les yeux. Je voulais qu’ainsi elle voit que je ne lui cachais rien, que je lui disais tout ce que je savais à ce sujet. « Tu étais digne pour moi de recevoir ce don. Ai-je eu tord ? » Lui demandais-je finalement pour savoir si elle m’en voulait ou non.

« Bien sûr que tu peux me faire confiance. » J’hochais la tête d’un mouvement lent et à peine visible, heureux de l’apprendre. Elle n’avait pas mentit. Son cœur n’avait fait aucun mauvais battement. Elle était sincère et cela pouvait se lire dans ses yeux qui continuaient de me transpercer. Lentement, elle se dégagea du contact de ma main sur sa joue pour allait s’asseoir sur une pierre tombale, se perdant dans la profondeur de la nuit. Sans rien dire, je m’avançais quelque peu vers elle et la regarda. Son attitude, sa pose… elle allait sans nul doute prendre la parole dans un long discours. Cela se sentait. Je ne disais rien et la laissa faire, attendant de savoir ce qu’elle allait me révéler. « Je suis née à Athènes, dans une famille riche… Une vie paisible et morne. Cette fameuse nuit, je m’étais perdue dans la forêt alors que je faisais une course avec mon frère. Après ma transformation, je suis restée une semaine alitée, en proie à la fièvre, au délire. Mes parents m’ont dit que je hurlais, que je prétendais qu’un loup venait me dévorer vivante. Et puis, il y a eu ma première métamorphose qui a tout changé… La puissance… Je t’ai cherché. Je n’avais que 14 ans lorsque tu m’as mordu. Je me suis débrouillée seule. Promise à un mariage, je tombais amoureuse de mon futur époux. Mais je le trouvais des années plus tard, dans les bras d’une autre. De rage, je les ai tué tous les deux. J’ai traversé les siècles, ai fui les persécutions du Moyen Age, ai assisté aux Révolutions, vu des régimes tomber. Je travaille comme espionne pour le gouvernement américain. La CIA. Ils ne savent rien de mon état, naturellement… » Me confit-elle. Elle venait, en quelques secondes, en quelques mots, me décrire l’ensemble de sa vie. Les grandes lignes. Les points important. Était-ce une preuve de confiance de sa part ? Dans un sens oui. Je le voyais ainsi. Elle n’était pas du genre à se livrer au premier inconnu croisé. J’analysais les choses, essayant de voir et de comprendre par quoi elle avait pu passer. Voyant en elle quelques points communs avec mon histoire. Cette transformation et ses premiers pas dans sa nouvelle race, seule, devant comprendre et agir seule. Étant le tout premier, j’avais dû moi aussi avancer seul dans ce nouveau monde. Dans cette destinée qu’on m’avait offerte. Je ne pouvais donc que comprendre les ressenties qu’elle avait pu avoir à ce moment là de sa vie.

Je m’approchais alors une nouvelle fois d’elle et me plaça à sa hauteur, détournant mes yeux de son visage aux traits fins pour le poser sur l’horizon, là où elle regardait. « J’aimais cet homme… Mais, tu sais, je ne pense pas que l’amour soit fait pour des êtres tels que nous. » Dans un sens, elle n’avait pas tord. Mais elle ne pouvait l’affirmer. Personne ne pouvait savoir. Pas même moi n’avais les réponses. « Et toi ? D’où viens-tu ? Qu’as-tu fais durant tous ces millénaires ? » Me demanda-t-elle. Pouvais-je lui révéler autant d’information d’un seul coup ? Non, il y avait bien trop à dire. Mais elle m’avait montrée, elle m’avait prouvée que je pouvais lui faire confiance. Mettant mes mains dans les poches de ce jean d’emprunt, je partais donc dans mes pensées et dans les méandres de mes souvenirs pour essayer de résumer les grandes lignes de ma vie. « Je suis né dans les Terres Nordiques de l’époque. Ce qu’on pourrait aujourd’hui considérer comme la Suède, la Finlande, la Norvège, et même la Russie. A cette époque, ses pays n’existaient guère. je suis né sur ses Terres, dans un clan de guerrier nordique dont je fus le chef. J’avais tout pour moi. Force, réussite, respect. Des femmes à ne plus savoir quoi faire jusqu’à ce que je trouve la bonne. Celle qui fut la mère de mon fils, celui qui allait prendre ma succession. Mais les guerres de clans faisaient rage et l’abus de confiance que j’avais en moi me fit perdre tout ce que je possédais. Laissé pour mort, je voyais cette dernière m’accueillir jusqu’à ce que ma première transformation se fasse. D’où me vient ce don ? Je l’ignore. Encore aujourd’hui je n’en sais rien. Mais je fus le tout premier. Je ne suis pas né humain mais Lycan. J’avais ce gène en moi depuis toujours. Il a simplement attendu pour sortir et se développé. J’ai acquis et accepté ce pouvoir, cette puissance, pour me venger. Les clans adverses se sont éteints en l’espace de deux nuits. Un carnage sans précédent qui ne pu être compté dans les livres d’histoires. On parle aujourd’hui d’une disparition sans explication, causé peut-être par les conditions météorologiques ou autre. Si seulement ils savaient… Quoi qu’il en soit, j’ai commencé à la suite de ça à créer notre clan. Notre famille. Je sélectionnais selon mes instincts ceux qui pouvaient acquérir ce don. Mais nous avions été trahis… par ses hommes froids venus d’ailleurs. Ses cadavres ambulants. Ses satanées sangsues… les vampires. Depuis… j’ai erré dans le monde pour survivre, me faisant petit pour que les vampires croient définitivement à l’extinction de notre race. Mais les quelques survivants et les lycans qui naquirent par la suite me dégoutèrent. Ils manquaient d’honneur et n’étaient que l’ombre de ce que nous avions été. J’en fus dégouté au point de continuer mon errance jusqu’à aujourd’hui. »

Mon regard se détourna du ciel noir pour se poser de nouveau sur le visage de la jeune femme qui me regardait avec intérêt. Elle avait l’air d’avoir écouté tout mon long discours qui avait dû prendre du temps. Moi qui avais voulu faire court, j’en avais dit assez long. Certes beaucoup de détail étaient passés outre cette explication mais voila, elle savait presque tout. Du moins, elle savait bien plus de chose sur moi que l’ensemble de la planète. Et elle pouvait se venter d’une telle chose. Je la regardais alors en reprenant mon souffle sur ce long monologue. « Tu en sais bien plus que n’importe qui d’autre après ce que je viens de dire là. » Lui avouais-je, espérant qu’elle prenne conscience des choses. Je la regardais, attendant qu’elle me pose d’autres questions. Je savais qu’elle en avait et j’étais là, prêt à l’écouter et peut-être à lui répondre.
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Sweet dreams are made of this {PV Liam

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