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 Entre amies, on se dit tout | Renie&Lirose

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MessageSujet: Entre amies, on se dit tout | Renie&Lirose    Dim 5 Déc - 17:45


Entre amies, on se dit tout...

"Pour toi, je serais prête à tout. Pour toi, j'abandonnerais ma vie. Pour toi, je ferais des miracle. Pour toi, j'irais jusqu'à bout du monde. Pour toi, tout est possible. Pourquoi ? Je t'aime ma jolie."


La maison était silencieuse. Si silencieuse à l'exception du bruit que faisaient les pages quand je les tournais. Je tournais les pages d'un album photo. Je regardais sa photo et parfois l'envie de pleurer me prenait, d'autre celle de rire à ne plus pouvoir respirer. Je ne faisait pas comme les humains à ranger les photos dans l'ordre chronologique. Non je les mélangeais, mettait dès d'il y a très longtemps avec les récents, mélangeant les dessins ou croquis de quand les photo n'existait pas encore avec les petites photos d'identité que l'on avait maintenant. Je voulais pas classer mes souvenirs, leur donner un ordre. J'aimais les mélanger, que l'un me rappelle un autre sans que l'on y voit forcément un lien évident. J'avais vécu longtemps, très longtemps et j'avais encore, j'espérais, beaucoup de temps à vivre devant moi. Je prenais des photos pour ne pas oublier ce qui se passait dans ma vie. Je les prenais dans le feu de l'action, ou des fois je demandais aux gens de poser pour moi. Mais bien souvent j'aimais prendre les gens en photo par surprise, pour voir leur petite tête grimaçant et avoir un joli fou rire après. J'aimais aussi prendre le mouvement en photo. Oh bien entendu toutes les photos n'étaient pas de moi, car même si je me déplaçait à une vite impressionnante, je ne pouvais pas m'auto-prendre en photo par surprise. Si je décidais de me prendre en photo je ne pouvais pas le faire en surprise. Et puis quand je vivais à Denali, Kate aimait beaucoup essayer de me surprendre, d'où un certains nombre des photos de moi en train de sursauter. Et puis, il n'y avait pas que ma soeur qui avait eu l'envie un jour de me prendre en photo. Tout d'un coup, alors que je tournais la page sur une photo de moi et d'une vampire dont le visage resterait à jamais graver dans ma mémoire, d'une vampire qui me manquait tellement à cet instant et que j'avais tellement aimée par le passé, une vampire qui n'était autre que ma propre soeur, ma soeur chérie, alors que mes yeux se posèrent sur la photo je me sentie terriblement seule. Ma soeur, à qui je n'avais pas pu dire au revoir, que j'avais dans un sens abandonné. Je savais que Tanya, Kate, Carmen et Eleazar ne m'en voulait plus pour mon départ précipité il y a des années de cela mais moi je m'en voulait encore. Je ne serais pas partie... Irina serait surement morte également mais je savais que les choses ne se seraient pas passées de la même manière. Mais en même temps, je ne serais pas partie, je m'en serais également voulue Le silence de mon loft ne me plaisait pas. Cela faisait maintenant deux ans que je vivais ici et il était rarement silencieux. Au début Milie se chargeait d'y faire un maximum de bruit possible et ma famille venait souvent m'y voir. Maintenant c'était moi qui allait les voir régulièrement alors ils ne ressentaient plus le besoin de venir vérifier que je n'allais pas partir dans le nuit. Et dans un sens cela ne me gênait pas, j'aimais pas beaucoup que l'on arrive à l'improviste chez moi, alors que j'étais perdue dans mes pensées. Je savais qu'il y avait des choses que je ne voulais pas qu'il sache. Mais même Milie ne venait plus, Milie était en Italie maintenant. En Italie, chez les Volturi, dans la famille de Douglas...

Pourtant, je n'étais jamais vraiment seule chez moi. Il y avait Robin... Oui, je n'étais pas seule chez moi. Mais aujourd'hui, Robin n'était pas là. Il était parti chassé y a une heure la dernière fois que j'avais regardé l'heure, il m'avait dit qu'il ne savait pas pour combien de temps il s'absentait. Je le savais assez grand et intelligent pour se débrouiller seul mais je n'aimais pas le voir partir pour au tant. Cela me rappelait la première fois que je l'avais vu partir, là fois où je l'avais abandonné. Je me souvenais de ces larmes que je n'avais pas pu verser par ma condition vampirique, je me souvenais de ce regard implorant que j'avais lancé au dos de mon fils pour lui dire que même si mes paroles lui disaient de partir mon coeur lui hurlait de restait. Car oui, Robin était mon fils. Comment un vampire peut-il avoir un fils ? Il n'étais pas mon fils dans le sens que l'entende les humains. Je n'avais jamais été enceinte et jamais ne le se serais. D'ailleurs, cela ne me manquait pas spécialement au fond. Neuf mois à porter un enfant et plusieurs heures de douleur pour l'accouchement c'était non merci. Si jamais mon désir de maternité devenait si fort que cela je n'aurais qu'à adopter un petit orphelin, je ferais par là une bonne action et je le laisserais une fois plus grande décider de s'il resterait éternellement figé ou s'il souhait que le temps ait un impact sur lui. Mais je n'aurais pas besoin d'adopter car j'avais déjà un fils et je l'aimais, je l'aimais de façon inconditionnelle. Je me souvenais encore de ses trois jours, trois jour de torture pendant lesquels il est devenu un vampire. Je ne savais pas si je devais haïr ou remercier celle qui avait mordu Robin. Et je savais que s'il lui en voulait de l'avoir attaqué il parlait d'elle en disant « ma mère » ou « ma créatrice » ce qui prouvait qu'il envisageait l'idée de la considérer un jour comme sa mère et de l'aimer comme tel. Mais je savais que je resterais sa mère quoiqu'il arrive avec sa créatrice.

Un bruit dans l'allée me sorti de ma rêverie. Mes yeux s'attardèrent sur la photo de ma soeur souriant. Je la caressait du bout des doigts. Apprendre sa mort de la bouche de Renie avait été un choc. J'avais perdu pied pour le coup... Et l'idée que ce soit les Volturi qui l'ait tuée m'avait détruite. J'avais voulu la venger surtout en apprenant que les Volturi étaient à Fort Smith mais finalement j'avais fait que les éviter pour être sure de ne pas croiser l'un d'eux en particulier. J'avais eu l'occasion de partir à la recherche de ma vengeance quand Milie était parti avec eux... Pourtant j'avais forcé les miens à rester à Fort Smith, à ne pas entrer en guerre. Je tournais la page, même si j'avais entendu du bruit dans l'allée j'avais encore le temps avec mes sens vampiriques d'observer la pages d'après. Sur celle d'après, il y avait ma famille. Une photo prise il y a pas longtemps des Denali, avec mes frères et soeur ainsi que mon beau-frère ma nièce et mon neveu. Je ne connaissais les trois derniers que depuis deux ans de même qu'une bonne partie de nos cousins mais déjà ils avaient une place importante dans mon coeur. Il y en avait une autre des cullen ainsi qu'un dessin qui représentait celui qui m'avait mordu. Il y avait une photo récente de moi et Robin, une en noir et blanc d'une magnifique jeune femme blonde et celle qui attira mon regard représentait un bel homme brun en costume. Je souris à son reflet avant de refermer doucement, presque tendrement, l'album. Même si cela ne devait être que Robin qui était en train de tourner la clenche de ma maison, je préférais fermer ce recueil de mes souvenirs de peur qu'ils s'envolent quand la porte s'ouvrirait. Robin, mon chou, c'est toi ? je criais cela alors que deux seconde plus tard je me trouvais dans ma cuisine.

Ce fut à ce moment là que l'odeur si particulière de la personne me rendant visite parvient à mes narines. Je l'aurais reconnue entre mille autres tellement elle était particulière et je ne connaissais que deux personne ayant ce type d'odeur. Je regardais Renie debout sur le pas de ma porte. Mon sang ne fit qu'un tour dans mes veines, enfin au sang figuré je n'avais pas de sang donc... J'avais crié et pas discrètement le nom de mon fils. Je lui souris en respirant un bon coup pour prendre un air naturel et faire comme de rien n'était. Coucou Renie. Je t'avais pas.. sentie puisque je t'avais entendue.
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MessageSujet: Re: Entre amies, on se dit tout | Renie&Lirose    Dim 5 Déc - 20:03




Entres amies on se dit tout...
with Lirose Denali.



    Mercredi, seize heure.
    Je marchais lentement en direction de chez ma plus tendre amie, Lirose. En fait pour être correcte, elle était une cousine éloignée, mais depuis que nous nous étions trouvées nous partagions une relation très amicale qui fut amplifiée par le départ de ma fille. C'était étrange de me dire que ma fille n'était plus là, que mon bébé, celui que je m'étais efforcé de rendre le plus heureux possible n'était plus à mes côtés afin que je puisse continuer à veiller sur elle. Pire même, la savoir chez mes ennemis jurés : les Volturi, me brisait le coeur. Malheureusement lorsque Milie nous avait quittée pour essayer de retrouver Chris, tout le monde avait prit le soin de s'opposer au fait que j'aille la chercher. Pourquoi ? Tout simplement parce que d'après eux, cela annoncerait la guerre entre nos clans ou mettrait ma vie en danger. Au début j'avais voulu leur crier aussi fort que je le pouvais qu'à quoi bon être en sécurité si ma fille, ma chair, mon sang ne l'était pas ? Puis Jake et les autres avaient eu raison de moi et j'avais finis par abandonner l'idée d'aller mettre ma vie en péril pour retrouver ma fille. Ce n'était pas l'idée que j'aurais pu y laisser ma 'vie', qui m'avait arrêté cependant Milie se trouvant dans un état d'esprit très fragile, je savais que ce serait tout sauf bon qu'il m'arrive quelque chose. De plus connaissant ma fille, même si les Volturi nous laissaient partir saines et sauves toutes les deux, je savais que si ce n'était pas elle qui l'avait décidé, elle ne me suivrait pour rien au monde. Je m'étais donc résigné à attendre qu'enfin elle nous revienne, qu'enfin elle me revienne. Malgré tout au plus le temps passé, au plus il m'était difficile de rester à Fort Smith sans rien faire. Parfois même j'avais peur que notre absence de réactions ne lui fasse croire que nous ne voulions plus d'elle car j'avais eu son âge, et je ne savais que trop bien ce que c'était que de se sentir différente et incomprise. Cependant jusqu'alors je n'avais jamais été jusqu'au bout de mon envie d'aller la chercher par la peau des fesses, de l'attacher par je ne sais quel moyen et de la garder prisonnière afin qu'elle ne me quitte plus jamais de cette manière... Plusieurs fois j'en avais parlé à Lirose, et toujours ma fidèle amie trouvait les mots justes pour me réconforter. Il fallait dire que pour une raison qui m'échappait, Lirose avait énormément prise la défense des Volturi bien que pourtant elle avait autant de raisons, si ce n'est plus de les haïr. Mais malgré tout plusieurs fois elle m'avait dit qu'ils n'étaient pas de ceux à torturer ou à retenir de force qui que ce soit et surtout pas une personne appartenant à notre clan, sachant qu'en cas de guerre nous serions dans la possibilité de les éliminer. Dans un sens, il fallait avouer qu'elle n'avait pas tort. Ils n'avaient aucune raison de le faire, dans un autre j'avais si peu confiance en ces monstres que je m'attendais à tout de leur part.

    Enfin voilà, aujourd'hui alors que j'étais comme souvent angoissée, ni Jacob ni Lirose n'avaient été là et sentant bien que j'étais sur le point de craquer j'avais décidé qu'il valait mieux que j'aille voir mon amie. Non pas que j'avais peur de déranger Jake, car je savais bien que quoi qu'il arrive il serait toujours là pour moi et à n'importe quel moment, mais Lirose avait le don de m'apaiser bien mieux que quiconque dans mon cercle relationnel. Il me semblait donc que me rendre chez elle, était la meilleure solution. Le plus souvent, Lirose était chez moi, chez mes cousins les Denali ou à l'école. Mais vue le jour et l'heure et après un petit coup de fil passé à ma chère Carmen j'en avais déduit qu'elle ne pouvait être que chez elle et sachant qu'elle aussi ces derniers temps elle avait parfois le moral dans les chaussettes je m'étais dis qu'une après-midi entre filles ne lui ferait pas de mal non plus. C'est donc pensant à tout ce qu'il s'était passé ces dernières années que je me dirigeais vers chez Lirose. Puis une fois devant la porte du loft, je tournais la clenche de la porte et entra dans le loft. C'était toujours comme ça entre Lirose, pas de chichis. Nous entrions l'une chez l'autre sans forcément frapper sachant qu'avec nos sens nous pourrions que nous entendre ou nous sentir arriver. Une fois à l'intérieur j'entendis la voix de mon amie « Robin, mon chou, c'est toi ? ». Robin ? Lirose ne m'avait-elle pas reconnue ? Attendait-elle quelqu'un ? Zut je risquais de déranger, tout compte fait j'aurais peut-être dû appeler. Mais maintenant que j'y étais je n'allais pas repartir, j'allais donc à sa rencontre... « Coucou Renie. Je t'avais pas.. sentie puisque je t'avais entendue. ». Mondieu qu'elle avait l'air embarrassée. C'était certain que ma Lirose me cachait quelque chose, et quelque chose de gros même pour qu'elle se retrouve dans un tel état, alors qu'habituellement rares étaient les choses qui arrivaient à la déstabiliser. Je ne savais pas qui était ce Robin, mais je comptais bien la faire passer à la casserole. En partant, quoi qu'il arrive je voulais savoir qui était ce garçon dont Lirose nous cachait l'existence. Un amoureux ? Une conquête d'un soir ? Quoi qu'il en soit ça ne pouvait être que croustillant si Lirose pensait préférable de me le cacher. Non pas qu'elle pensait que j'étais trop vieux jeu pour encaisser (du moins je l'espérais), mais surtout je pense car Lirose était très secrète.

    Je lui fis alors un énorme sourire, du genre sourire banane et lui lança avec une once de taquinerie dans la voix « Bonjour mademoiselle Denali! ». Sa gène se fit à nouveau sentir et afin de ne pas la torturer plus longtemps je décidais alors d'essayer de la faire de suite cracher le morceau en lui lâchant un « Alors ma Lirosounette, tu attendais quelqu'un ? Un certain .... ROBIN si j'ai bien compris ! » accompagné d'un petit clin d'oeil histoire de la taquiner un peu plus. Cependant je la connaissais et je ne savais que trop bien que ce n'était pas comme cela que j'en saurais plus, je surenchéris donc. « Et ne t'avises pas de me dire que ce n'est rien, car ce "mon chou" n'est pas rien. Puis tu me connais je peux rester ici aussi longtemps qu'il en faudra pour qu'enfin tu satisfasses ma curiosité ma belle, donc passes à table de suite et dis moi tout » lui dis-je, alors que je devais avoir les yeux brillants par l'excitation. Et dire que j'étais venue parce que le blues me guettait... Décidément Lirose était un vrai petit remède" vivant ".



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MessageSujet: Re: Entre amies, on se dit tout | Renie&Lirose    Mar 7 Déc - 0:17


Entre amies, on se dit tout...

"Pour toi, je serais prête à tout. Pour toi, j'abandonnerais ma vie. Pour toi, je ferais des miracle. Pour toi, j'irais jusqu'à bout du monde. Pour toi, tout est possible. Pourquoi ? Je t'aime ma jolie."


Je vis Renie venir à ma rencontre. Ce n'était pas Robin qui venait d'arriver mais ma cousine, mon amie... ma meilleure amie ? Je ne savais pas si je pouvais lui donner ce nom. En arrivant à Fort Smith j'avais tout de suite un bon contact avec Renie, et la relation que l'on entretenait avait toujours été excellente. Pourtant, on aurait pu croire que non. Il faut dire que malheureusement pour elle, et pour moi surtout, ce fut en la rencontrant la première fois que j'appris que ma soeur était morte. Mais je ne lui en tient pas rigueur. Et puis comment aurais-je pu ne pas aimer une si merveilleuse personne ? Oui, Renie comptait beaucoup pour. Mais j'avais tellement fait de bêtise avec sa fille, sa fille qui me disait sa meilleure amie. Parfois, je m'en voulais. Jacob et Renie avait du mal avec leur fille et je ne les avais pas beaucoup aidé de ce côté ci. J'avais surement été à la base de quelques unes de ses idées farfelues. Oui je m'en étais voulue par moment mais en même temps ces instants de gaminerie, ou pas, avec Milie m'avait fait tellement de bien. Elle avait réussi à effacer les mauvais souvenirs pendant un temps. Mais ils étaient revenus quand elle était partie. Pourquoi l'avais-je laissé partir ? J'étais surement celle qui avait le plus d'emprise sur la petite, celle qu'elle aurait écouté. Mais je ne pouvais pas l'empêcher de partir, pas après les choix que j'avais fait moi même par le passé. Alors elle n'étais plus là tout simplement. Je ne voulais pas remplacer Milie dans mon coeur, je ne l'avais pas fait. C'était simplement inimaginable pour moi de faire cela. Mais parfois j'avais l'impression qu'en disant que Renie est ma meilleure amie, parce que c'était un mot allant tellement bien à notre relation, je trahirais Milie. J'avais l'impression qu'elle aurait l'impression que je cherchais à l'oublier et c'était faux. Je ne savais pas oubliais le passé. Je ne cherchais pas à la remplacer. Et je ne voulais pas que cela arrive. Pour une fois que ce n'était pas moi qui avait fait le choix de partir loin de ce que j'aimais... Finalement, Milie me ressemblait pas que dans la déconne... Ah notre petite Milie...

Je vis à l'air de mon amie que sa fille devait lui manquer. Atrocement lui manquait même. Depuis le départ de sa fille, on s'était beaucoup vues. Deux ans s'étaient écoulés alors c'était normal dans un sens. Mais quand Milie était partie, quand Renie avait voulu y aller. J'avais était celle qui avait fini de convaincre, et commencer aussi, Renesmée que partir en Italie n'était pas la bonne idée. Personne n'avait réellement comprit mes intentions ou du moins pas entièrement. Je ne voulais pas voir ma famille se déchirer dans une guerre qui était probablement perdue d'avance pour nous. Je voulais pas que l'on ait un nouvel épisode Irina. Je savais qu'avec nos pouvoirs à tous et un peu d'aide de nos amis proches, on pouvait devenir très dangereux pour les Volturi. Mais mes connaissances à propos des membres de la garde des Volturi étaient plus récentes que celles des autres de ma famille. Ils les avaient vu il y a moins longtemps mais ils ne savaient pas pour au tant de quoi ils étaient capable. Là où Alice pourrait prévoir un certains nombre d'attaque à l'avance, ils pourront les voir en directe peut importe où elles se produisaient. Ils avaient des pouvoirs qui pourrait réduire à néant les nôtres, même celui de Bella. Et puis je n'avais pas envie d'affronter les Volturi. Ma voix compterait beaucoup au chapitre dans cette guerre et j'avais malheureusement peur qu'elle n'aide pas forcément ma famille... Et surtout qu'elle me mette dans une situations où j'aurais beaucoup de mal à m'en sortir sans pleurer par la suite. Oui, ils n'avaient pas forcément comprit. Mais un des mes arguments avaient fait poids dans la balance : que l'on aille ou pas chez les Volturi, Milie ne rentrerait que quand elle en aurait envie. Et visiblement à l'époque elle n'en avait pas tellement envie, si non elle ne serait pas partie et surtout si non elle serais revenue. Et j'avais été depuis celle vers qui Nessie, bien que je préférais largement l'appeler Renie, se tournait quand elle se sentait mal à cause de l'absence de sa fille ou quand elle sentais monter en elle la subite envie de partir à Volterra. J'étais toujours là pour la rassurer et je savais qu'elle se demandais parfois comment j'arrivais si bien à cerner ce sentiment. Si elle savait à quel point l'envie de tout quitter pour rejoindre son enfant me serrer le coeur, elle aurait comprit. Elle aurait comprit le soulagement dans ma voix quand j'avais cru entendre venir quelqu'un d'autre...

D'ailleurs, il n'y avait pas de doute elle m'avait entendu crier. Je le vis à l'énorme sourire qui se peint sur son visage. Elle qui semblait si triste quelques secondes au par avant venait de s'illuminer. Bon tant pis pour mon petit secret. Je venais de moi même lui donner de quoi me percer à jour et je ne pouvais en vouloir à personne d'autre que moi pour cela. Ce n'était pas comme si Edward ou Milie avait lu dans mes pensées, d'ailleurs je les contrôlais très bien en leur présence, ce n'était pas comme si quelqu'un leur avait dit pour moi. Je venais juste de me jeter à l'eau. Et si cela pouvait aider ma Renie j'aurais même été prête à parler de Ange, de Sven et, encore pire ou mieux, de Douglas... Si parler des deux premiers n'étaient pas un plaisir et que je préférais éviter, il était presque hors de question pour moi de parler de mon fiancé. Et de Robin ? Bah je crois que je n'avais plus trop le choix et que j'allais bientôt me retrouver obligée de parler de lui non ? A en croire le grand sourire de Renie, elle n'allait pas y aller par quatre chemin pour me sortir les vers du nez, pour m'arracher la vérité sur mon fils. Oh je ne doutais pas qu'elle le prenait pour le moment pour autre chose mais non...Elle me lâcha un « mademoiselle » qui me fit rougir, ou du moins qui aurait fait rougir l'humaine qui se cachait encore au fin fond de moi. Mademoiselle... Je l'étais encore finalement, j'étais encore Mademoiselle Denali... Mais cela me coutait tellement de l'être encore, tellement, tellement.... Je venais juste de penser au fait que je leur mentais si mon statut de célibataire, que je ne leur parlais pas de celui qui avait prit mon coeur et qui le gardait emprisonner si loin de moi et voilà qu'elle insistait sur le mademoiselle. Elle rigolait, je le savais. Mais comme elle ne savait pas pourquoi je la comprenais si bien par rapport à Milie, elle ne pouvait savoir ce qu'il y avait de si douloureux dans ce mademoiselle. Heureuse de vous voir mademoiselle Cullen ! Et paf, genre toi non plus t'es pas marié ! Je savais qu'elle ne m'en voudrait pas et ne m'en tiendrait pas rigueur.

Puis elle lâcha le morceau et je soupirais. Le Lirosounette annonçait tout de suite la couleur :elle avait un truc sur lequel me charrier. Je la connaissais si bien. Et puis, je lui avais tendu une magnifique perche aussi. J'attrapais un tabouret un peu plus loin et m'assit dessus. Je lui lançais mon regard genre « et tu t'attends à une réponse ? ». Elle posait les questions et peut être j'y répondrais mais il fallait pas espérer beaucoup plus de ma part. Je l'écoutais continuer les yeux fermés. Une douleur ma lacéra le coeur à l'idée de lui mentir, à l'idée de ne pas reconnaître l'existence de me fils, de mon amour, mon ange... Non je pouvais pas ne pas reconnaître son existence, ce n'était pas possible. Il ne partageait peut être pas mon sang, n'avait peut être pas bu mon lait, il n'en restait pas moins mon fils, mon fils que j'aimais tellement. Comment depuis un an avais-je pu cacher son existence ? Il y avait cet accord tactique entre lui et moi sans qu'on en ait jamais parler, cet accord qui faisait que je ne parlais pas de lui et qu'il ne faisait pas parler de lui. Ce même accord qui avait fait que jusqu'à que l'on se croise en forêt aucun de nous deux n'avait tenté de reprendre contact avec l'autre. Robin et moi n'avions pas besoin de mots pour dire ce qu'il y avait. Ce n'est pas rein ! Je rouvris les yeux et fixais Renie pour lui faire comprendre que je ne pouvais pas mentir, pas là dessus. Le « mon chou » est rien en soit mais l'idée de dire de Robin qu'il n'est rien... Un frisson me parcourut la colonne vertébrale. Je peux pas ! Quant à savoir si je l'attendais... Je me fis quelques peu pensive... Je n'attendais pas spécialement Robin mais surtout je ne m'attendais pas à la visite de quelqu'un d'autre. Alors j'avais pensé que c'était juste mon fils qui rentrait mais le connaissant il ne serait pas là avant demain ou même après-demain. Me laissant la possibilité d'aller voir ma famille sans avoir l'impression de le laisser seul. Pas vraiment. J'avais juste pas pensé que c'était toi. Mais il est vrai qu'il est parti chasser donc il rentrera pas tout de suite... Je poussais un autre tabouret du bout du pied. Je savais que cette discussion pouvait être longue, très longue. Particulièrement si je n'y mettais pas de la bonne volonté et je n'y mettais jamais vraiment de la bonne volonté. Je vais passer à la casserole non ? Au fond j'aimais ce jeu d'interrogatoire, où je ne disais pas tout. Premièrement parce que je voulais pas tout dire et ensuite pour faire durer le jeu, encore et encore, encore et encore. Cela faisait neuf siècle, neuf cent dix ans tout pile, que je jouais à ce petit jeu avec les miens. Mais ! Mais... Ce n'est pas ce que tu penses. Il n'est pas... Celui à qui je me suis promise ? Ce que tu pense pour moi ? Je savais très bien que Renie ne pensait pas à la bonne chose. Mais Robin n'est pas Douglas...


Dernière édition par Lirose Denali le Lun 13 Déc - 21:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Entre amies, on se dit tout | Renie&Lirose    Mer 8 Déc - 17:49




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    « Heureuse de vous voir mademoiselle Cullen ! » Et tiens prends ça! Elle savait à quel point je rêvais qu'enfin Jacob se décide à me demander ma main, mais ce n'était pas encore arrivé et vue comment c'était partie, ça n'arriverait pas de sitôt. Surtout avec tout ce qu'il s'était passé dernièrement. Mais bon je ne lui en voulais pas, pas du tout même, car notre amitié était aussi basée sur cet aspect là, quoi qu'on se dise, quoi qu'on se fasse, ce n'était jamais pour se faire de mal donc : interdiction formelle de se boudouiller. Et je n'irais pas en travers de cette règle, surtout qu'il n'y avait rien de bien méchant là-dedans, c'était Jacob qui était long à la détente. Puis surtout il fallait avouer que je l'avais bien cherché. C'était pour toutes les fois où je lui faisais remarquer qu'il était peut-être temps qu'elle se jète enfin dans les bras de ce sentiment que l'on appelle : Amour. Mais à chaque fois que j'en parlais, Lirose se refermait sur elle-même, jusqu'alors je n'avais jamais su pourquoi, mais je me doutais bien que pour que ce soit un tel sujet taboo il devait y avoir eut quelque chose. Cependant j'avais appris le fonctionnement de Lirose, ne pas la brusquer, pour mieux la faire parler. Du moins, habituellement car cette fois-ci je voulais tout savoir et tout de suite c'est pourquoi je lui avais de suite annoncé la couleur, ce qui il fallait avouer avait tout, sauf l'air de lui plaire. Ce que je pouvais aisément comprendre car j'étais dans un sens moi aussi très secrète. Pas autant que Lirose, certes, mais assez pour comprendre que ça ne l'enchantait pas forcément d'avoir était prise la main dans le sac. Car c'était bien ce qu'il venait de se passer, je l'avais prise la main dans le sac. Lirose avait un petit ami, ou du moins entretenait une relation basée sur ce qu'on fait avec son petit ami et c'était assez pour qu'enfin je puisse espérer que même si Jacob ne me demande pas en mariage, j'assisterais prochainement à un mariage. Bon certes j'allais vite en besogne, mais ça c'était tout moi ! Un « mon chou » et voilà que déjà je préparais un mariage qui n'aurait certainement pas lieu. Si Lirose aurait pu lire mes pensées, elle se saurait sans aucun doute moqué de moi, et il y avait de quoi, malgré tout ce mariage imaginaire avait au moins le mérite de me changer les idées.

    Cependant, très vite cette idée de mariage s'évapora pour laisser place à l'inquiétude... « Ce n'est pas rien ! ». Puis un regard qui en dit long... Je connaissais Lirose et là je pouvais aisément dire qu'elle était torturée. Torturée entre la crainte de me dire la vérité et celle de me mentir. Nous avions, depuis que nous nous étions rencontrées, une entière confiance l'une envers l'autre. Cependant là je sentais bien que c'était important. Personne ne devait être au courant pour qu'elle réagisse de la sorte, c'était certain. C'est pourquoi j'aurais voulu pouvoir lui dire « Ne t'en fais pas, ne dis rien, je ne t'en voudrais pas. » mais je ne le pouvais pas. J'aimais bien trop Lirose, pour la laisser me cacher quelque chose de cet ordre et ne pas m'inquiéter, ne pas essayer de savoir. Car oui j'étais de nature très curieuse, mais ce n'était pas la curiosité qui me forçait à ne pas la laisser dans le silence, mais bel et bien l'inquiétude. Et voyant qu'aucune réaction de ma part n'irait dans ce sens, Lirose se lança alors à l'eau, du moins c'est ce que j'avais cru. « Le « mon chou » est rien en soit mais l'idée de dire de Robin qu'il n'est rien... Je peux pas ! Quant à savoir si je l'attendais... Pas vraiment. J'avais juste pas pensé que c'était toi. Mais il est vrai qu'il est parti chasser donc il rentrera pas tout de suite... ». Elle avança alors un tabouret vers moi. C'était sans aucun doute le signe qu'elle était prête à se livrer, non ? « Je vais passer à la casserole non ? ». J'acquiesçais alors, attendant qu'enfin le fin de l'histoire vienne. « Mais ! Mais... Ce n'est pas ce que tu penses. Il n'est pas... ». Puis silence radio. Une fois encore, c'était un faux espoir. Il me faudrait encore attendre. J'aurais d'ailleurs dû m'y attendre car avec Lirose c'était toujours comme ça, elle aimait se faire désirer, elle aimait mettre trois plombs à annoncer quelque chose, juste pour nous narguer, juste pour nous faire mariner. Et quelque part, elle comme moi, nous amusions de cela.

    Malgré tout cette fois c'était différent, j'étais inquiète, nous ne jouions qu'à moitié dirons-nous. C'est pourquoi au lieu, de faire comme à mon habitude et jouais la fille muette où la fille toute excitée à l'idée de connaître le prochain ragot, je lui dis sérieusement « Il n'est pas quoi ? » puis j'avançai mon tabouret. Non pas que j'avais peur de ne pas l'entendre car mes sens me permettraient de l'entendre même si elle le chuchotait si bas que personne ne se rendrait compte qu'elle discutait, cependant c'était pour donner à notre conversation un aspect plus chaleureux, pour la mettre en confiance. Puis histoire qu'au delà de le ressentir elle le sache je finis par la rassurer, « Lirose, tu sais que tu peux me faire confiance. Je ne le dirais à personne, pas même à Jake. Et tu sais que depuis toutes ses années j'ai appris à contrer le pouvoir de mon père, j'arrive à contrôler mes pensées. Mais depuis quelques temps je sens bien que quelque chose ne va pas, alors vide ton sac une bonne fois pour toute ma belle... Et sans vouloir me vanter je pense être la bonne personne pour ça, ce que tu me diras ne quitteras pas ces quatre murs. » J'espérais que cette fois, cela fonctionnerait, que cette fois elle se confierait. Mais afin de détendre un peu l'atmosphère je lâchais tout de même un « Parole d'hybride ! Et tu sais à quel point cela fait toute la différence, par rapport à la votre, vous les cent pour cent buveur de sang, même animal. ».



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MessageSujet: Re: Entre amies, on se dit tout | Renie&Lirose    Mar 14 Déc - 0:51


Entre amies, on se dit tout...

"Pour toi, je serais prête à tout. Pour toi, j'abandonnerais ma vie. Pour toi, je ferais des miracle. Pour toi, j'irais jusqu'à bout du monde. Pour toi, tout est possible. Pourquoi ? Je t'aime ma jolie."


Je débitais les mots. Ils sortirent de ma bouche pour répondre à cette question, ils sortirent de ma bouche sans être ceux que j'aurais tellement voulu réussir à dire. Ces mots que je n'avais jamais dit et que je n'arrivais pas à dire. Ces mots que j'aurais voulu partager avec quelqu'un, avec quelqu'un qui comptait pour moi comme Renie comptait dans mon coeur. Ces mots faisaient naitre en moi un besoin. Un besoin de libération que je sentais depuis que j'avais posé les pieds à Fort Smith deux ans plus tôt. J'avais besoin de parler, tellement besoin de dire toute ses choses qui restaient bloquées à l'intérieur de moi même. Ces choses dont je n'osais pas parlé sans toujours comprendre pourquoi, ces choses dont je voulais parler mais que je n'arrivais pas à formuler comme si les dire les rendait dangereuse. J'avais besoin de me confier à quelqu'un, de dire à quelqu'un tout ce qui me passait par la tête. Je voulais raconter mes malheurs, mes bonheurs, mes idées, mes souvenirs, ma vie tout simplement, ma vie et ma façon d'être. Je voulais leur dire, leur dire pourquoi j'étais devenue comme je suis aujourd'hui, leur expliquer le cheminement de ce que j'avais été. Je devais exprimer ce qui n'allait pas chez moi, dire pourquoi j'allais mal. Je devais leur dire, leur dire mon malaise, leur dire mon passé, mon passé que je gardais si bien caché aux yeux de tous. Il fallait que j'explique à quelqu'un ce que j'avais fait à ceux que j'aimais. Que je leur dise pourquoi je m'étais éloignée d'eux et pourquoi même depuis mon retour, les choses n'étaient pas redevenues comme avant. Elles n'auraient jamais pu redevenir comme avant mais plus ça allait plus ils se rendaient compte, ceux qui m'avaient connu avant, que j'avais réellement changé et personne, personne ne savait pourquoi. Même Edward qui avait libre accès à mes pensées n'arrivait pas à comprendre, parce que j'avais appris à lui cacher des choses, ce que je ne faisais pas avant. Avant, il se plaignait que mes pensées étaient envahissantes et révélatrices, il ne pouvait plus que se plaindre du premier. Même Milie n'avait pas réussi à leur expliquer cela, parce qu'elle n'avait pas pu le comprendre alors que devant elle je faisais moins attention. Il fallait que dise à quelqu'un pour Douglas, Robin et même pour Ange. Il fallait que je dise à quelqu'un à quel point j'aimais, ou avais aimé, ces personnes. Il fallait que je dise à quelqu'un le mal que je leur avais fait et le mal que je m'étais fait. Bien sur Robin savait tout mais je n'arrivais pas à lui parler de Douglas, il ne savait que qu'il était mon fiancé et un Volturi. Je n'arrivais pas à lui expliquer ce que j'avais pu vivre avec sa mère, avec Ange. Et je ne pouvais pas lui expliquer ce qui m'avait poussé à la laisser loin de moins parce que je ne le savais pas réellement moi même et que j'avais trop peur de remuer le couteau dans la plaie. Il ne me restait que Renie, que Renie à qui je pouvais parler. Parce que Renie elle était celle qui comprenait tout sans que l'on lui dise, celle qui faisait le plus preuve de compassion et que je l'adorais tout simplement. Mais comment dire à Renesmée Cullen que j'étais profondément amoureuse d'un Volturi ? Je n'étais pas si sure qu'elle le prenne très bien. Je savais qu'elle voudrait tous les détails mais j'avais tellement peur qu'elle m'en veuille pour ce qu'il était, enfin ce qu'il représentait à ses yeux.

C'est cela qui m'empêcha de finir ma phrase de dire ce que n'étais pas Robin.J'avais commencé, j'étais bien lancée pour réussir à enfin dire quelque chose à Renie, enfin lui dire une part de la vérité. Elle m'avait demandé qui était Robin et j'avais envisagé de lui dire la vérité. Non, mieux, je voulais lui dire et j'allais le faire. Je lui dirais la vérité car Renie comptait beaucoup pour moi pour que j'invente un grossier mensonge et que mentir à propos de mon fils, ce n'était tout simplement pas possible. J'allais lui dire que je vivais avec mon enfant, avec celui que la vie m'avait donné et que malheureusement j'avais longtemps laissé derrière moi. Elle, elle pouvait me comprendre et elle m'aiderait, m'aiderait à me sentir mieux. J'étais partie pour lui expliquer que ce que je ressentais pour Robin n'était en rien un sentiment amoureux. J'étais en train de lui dire, de lui dire qu'il n'était pas mon amant mais simplement mon fils. J'allais tout lui expliquer. Mais le nom de Douglas avait pointé son nez sur le bout de ma langue. Et comme toujours je n'avais pas pu continuer ma phrase. Je n'arrivais pas à dire son nom, je ne pouvais pas. Dire son nom c'était avouer qu'il n'était plus là ou plutôt que je n'étais plus là bas. Et ça c'était bien trop dur. Je ne pouvais pas le dire, j'avais trop mal quand je pensais à mon amant perdu. Pourquoi était-je partie ? Je ne savais pas pourquoi mais depuis j'avais établie une règle : je ne disais pas son nom. Je le pensais, fort, très fort, si souvent mais je ne le disais pas, jamais ! Même Robin ne l'avait pas entendu de ma bouche, je ne pouvais pas le dire. Je n'y arrivais pas c'était trop dur tout simplement. Pourtant, je voulais lui dire. Je voulais dire à la vérité à Renie. Pourquoi donc avais-je essayé de comparé mon fils à mon fiancé ? Pourquoi !

Renie rompit le silence qui s'était installé. Je lui lançais un regard reconnaissant, je n'aurais pu reprendre moi même. J'étais si faible... Puis elle parla, elle parla réellement. Et je sentais en moi monté l'envie de fondre en larme. Fondre en larme pour lui dire à quel point je lui étais reconnaissante et à quel point je l'aimais. Fondre en larme pour lui dire à quel point, cela n'allait pas, à quel point je m'en voulais pour mon fils et à quel point mon amour me manquait. Et ce qu'elle me disait. Mentir à Jake ? Car c'était ce qu'elle ferait en ne lui en parlant pas. Cela faisait neuf cent dix ans que je ne disait pas la vérité, il était rare que je dise autre chose que la vérité. Je m'arrangeais juste pour ne pas avoir à la dire ou pour la tourner d'une façon qui m'arrangeait bien. Alors je savais que c'était mentir de ne pas dire la vérité, ou du moins pour moi ces deux idées étaient synonyme et Renie me proposait de mentir à Jake pour moi. Elle ne pouvait pas comprendre à quel point cela me touchait. Parce que je me savais incapable de mentir à Douglas alors l'entendre dire qu'elle mentirait à celui qu'elle aimait pour moi... Oh bien sur, je ne lui avais pas tout dit à mon amant mais jamais je n'avais pu éviter de répondre à ses questions. Sa voix m'incitait à dire la vérité et pour les avoir vu je savais qu'il en était de même entre Jacob et Renesmée. Et je savais qu'elle maitrisé plutôt bien son don ainsi que celui de son père. A part Isabella, et là c'était autre chose, il n'y avait personne qui savait aussi bien caché quelque chose à Edward que sa propre fille. Elle lui avait caché son amour pour Jacob pendant un temps et cela... cela avait du être tellement dur ! Je savais ce que cela faisait de ne pas tout dire à ceux que l'on aime et j'admirais la force de Renie qui avait su le faire en gardant la tête froide. Quant à fait qu'elle avait vu que j'allais mal, cela ne faisait que me prouver que j'avais raison de m'être tant attachée à elle, cela me prouvait qu'elle était bien une amie, un véritable amie sur qui je pourrais toujours compter ou du moins je l'espérais tellement. Oui, elle ne se vantais pas elle était la bonne personne. Je lui lançais un regard doux et affectueux. Elle ne divulguerait pas mes secrets, je le savais. Et je savais qu'elle savait que je le savais. Non la question était plus de savoir ce qu'elle était prête à savoir...

J'inspirais un grand coup, faisait rapidement le vide en moi avant de la regarder bien droit dans les yeux. Je voulais qu'elle voit au fond de moi l'honnêteté et qu'elle comprenne que je lui disais la vérité sur ce que je lui dirais. Le reste on verrait plus tard. D'accord. En parler devrait me faire du bien mais c'est dur... Et j'ai peur, Renie. J'ai peur de dire tout ce que j'ai sur le coeur, peur de vos réactions. A toi et surtout aux autres. Les réactions de ma propre famille ! J'avais tellement peur qu'ils me demandent de choisir, et je savais qu'ils me perdraient ce jour là. Ce jour où ils exigeraient de moi un choix. J'avais peur qu'ils me mettent dehors. Bon.. Je chassais mes cheveux à l'arrière et soupirais. Robin... Robin est mon fils. Je levais un doigt pour l'empêcher de m'interrompre. Laisse moi finir s'il te plait. Robin est mon fils, il doit avoir cent dix sept ou peut être cent dix huit ans maintenant. Je ne sais pas à quel âge exacte il fut mordu. Je... Je déglutis. Est-ce que je parlais de Ange ? Non ! Je ne voulais pas parler de la mère de mon fils. Déjà parce qu'expliquer qui elle fut pour moi était difficile, ensuite je lui en voulais tellement d'avoir forcé Robin a devenir un vampire... Et puis je ne savais ce qu'elle était pour moi. Je suis pas sa créatrice mais c'était moi qui était là quand il a subit l'effet du poison. Je souriais doucement en me souvenant du visage angélique de mon fils dans les rares moments où la douleur ne le rendait pas fou. Je l'aimais, comme uen mère aime son enfant. Mais je suis partie ! Je l'ai laissé seule. Ma respiration se fit plus rapide bien que totalement inutile. Je m'en veux tellement, tu sais... Mais maintenant il est là et il n'y a plus que cela qui compte. ce n'était pas une question. Il n'y avait plus que cela qui comptait dans notre relation. Le fils et la mère de maintenant, ceux qui vivaient ensemble. J'enchainais rapidement très rapidement. Ce que j'essayais de te dire c'est que Robin n'est pas mon « amoureux » Je formais les guillemets avec mes doigts, le terme était si vague et si peu correct. J'essayais de te dire qu'il n'est pas Douglas, mais tu ne sais pas qui est Douglas. J'avais murmuré cela mais je savais que Renie l'avais entendu. Je savais qu'elle m'écoutait attentivement et comme j'étais lancée, je continuais sur ma lancée. Je ne t'ai jamais parlé de celui que j'aime alors tu ne sais pas qui est Douglas pour moi. Et tu ne sais pas qui il est tout court non ? je relevais la tête doucement et mon expression se figea dans la surprise. Je voyais dans ses yeux incompréhension que 'aurais pu attribuée à autre chose que ce qu'elle était. Mais il y avait cette surprise, mêlée à une petite, heureusement si petite, pointe de colère, qui me fit comprendre que cette incompréhension n'était pas ce que je pensais. Je portais une main à ma bouche. Oh non ! Tu sais qui est Doug' !
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MessageSujet: Re: Entre amies, on se dit tout | Renie&Lirose    Sam 18 Déc - 1:04




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    L'ambiance était tendue, Lirose avait l'air perplexe face à ce que je venais de lui dire et je pouvais le lire sur ses traits. C'était d'ailleurs très déconcertant de la voir ainsi car habituellement il était extrêmement difficile de décrypter les émotions, pensées et réactions de mon amie et même mon père et ma fille avaient parfois du mal, beaucoup de mal même certaines fois, à la comprendre. Il était donc beaucoup moins aisé pour moi de savoir les déchiffrer, mais à cet instant j'avais l'impression que pour la première fois Lirose se lâchait, se laissait aller. Je la sentais vulnérable, tellement que je lui aurais promis la lune pour qu'enfin elle puisse faire partir ce poids qui semblait lui rendre la vie dure. Et c'était en quelque sorte ce que j'avais fait en lui promettant mon silence car bien que j'étais une personne de confiance, il était difficile de mentir à certaines personnes et ne rien dire sur ce qu'elle allait probablement me dire, faisait que j'allais devoir mentir, notamment à l'homme de ma vie, Jake. Et bien que je m'en sentais coupable d'avance, je m'en sentais tout autant, si ce n'est plus, capable. Surtout que j'avais l'impression que je n'avais pas le choix, c'était le prix pour qu'enfin Lirose puisse se confier. Et alors que je m'attendais à ce qu'elle continue à me faire mariner un peu encore et même à me le faire promettre une seconde fois, elle finit par souffler un bon coup et s'était lancée. « D'accord. En parler devrait me faire du bien mais c'est dur... Et j'ai peur, Renie. J'ai peur de dire tout ce que j'ai sur le cœur, peur de vos réactions. A toi et surtout aux autres. Les réactions de ma propre famille ! » Et afin de la rassurer j'avais posé ma main sur la sienne et lui avait sourit, un peu pour lui montrer qu'elle n'avait rien à craindre, du moins pour ma part. Car quoi que pouvait m'annoncer Lirose après tout ce qu'elle avait fait pour moi, surtout ces deux dernières années, je savais que je ne pourrais la rejeter. Elle était pour moi, une cousine, une amie voire même une soeur. Et l'amour que j'avais à son égard faisait que quoi qu'elle ait pu faire, dire ne changerait rien à mes sentiments, j'en étais plus que certaine... Et elle devait tout au fond d'elle le savoir car elle finit par reprendre sans que j'ai à ajouter quoi que ce soit. « Bon... Robin... Robin est mon fils. » Robin ? Fils ? Lirose avoir un fils ? J'avais l'impression que mon cerveau fonctionnait alors à deux à l'heure. Ce n'était pas possible, comment pouvait-elle avoir un fils ? Qui était-il ? Et pourquoi s'il était son fils personne ne le connaissait ? Et alors que j'allais lui poser toutes ces questions elle leva un doigt, me faisant signe de me taire et de la laisser finir. « Laisse moi finir s'il te plait. Robin est mon fils, il doit avoir cent dix sept ou peut être cent dix huit ans maintenant. Je ne sais pas à quel âge exacte il fut mordu. Je... Je suis pas sa créatrice mais c'était moi qui était là quand il a subit l'effet du poison. Mais je suis partie ! Je l'ai laissé seule... Je m'en veux tellement, tu sais... Mais maintenant il est là et il n'y a plus que cela qui compte. » Bien que j'étais doté d'un cerveau plus réactif que les humains, je n'en restais pas moins perdue par ces informations et pourtant au plus je l'écoutais et au plus je comprenais un peu plus tous ses mystères... Mais j'avais comme l'impression que cela n'expliquait pas tout. Et j'avais raison car elle avait reprit du tac-au-tac... « Ce que j'essayais de te dire c'est que Robin n'est pas mon « amoureux » J'essayais de te dire qu'il n'est pas Douglas, mais tu ne sais pas qui est Douglas. ». Et là ce fut le choc. Douglas ? De quoi parlait-elle ? Douglas ? Douglas Volturi ? Le Douglas Volturi ? Non il devait y avoir erreur, il devait exister un autre Douglas. Ce n'était pas possible autrement. « Doug... Douglas ? » avais-je soufflée totalement abasourdie avant qu'elle ne reprenne « Je ne t'ai jamais parlé de celui que j'aime alors tu ne sais pas qui est Douglas pour moi. Et tu ne sais pas qui il est tout court non ? ». Je ne comprenais pas plus à présent, je décidais donc de lui poser directement la question. « Lirose tu parles de Dou... » et là elle m'avait interrompu, l'air totalement affolé elle s'était écriée « Oh non ! Tu sais qui est Doug' ! ».


    Elle parlait donc de Douglas Volturi. C'était certain maintenant, car je ne savais que trop bien qui était Douglas. Mais l'incompréhension était toujours de la partie, pourquoi n'avais-je rien remarqué lorsqu'il se trouvait à Fort Smith ? Elle avait pourtant l'air de beaucoup l'aimer, plus même qu'il ne l'aurait fallu apparemment. Cependant personne ne les avait jamais vu ensemble, soit ils étaient très bons dissimulateurs... soit c'était fini. Et la dernière hypothèse s'imposa alors à moi comme un drame. Si tel était le cas, et vue l'amour que je percevais en Lirose lorsqu'elle parlait de Douglas cela ne pouvait que dire que cette saleté de Volturi lui avait brisé le coeur. Et tandis que la rage me montait je finis par tout simplement lui prendre à nouveau la main pour la rassurer. J'aurais aimé en faire plus, la prendre dans mes bras par exemple, mais nous avions des choses à nous dire à ce propos et je me devais de la rassurer verbalement plutôt que physiquement. Après tout si elle s'était enfin confiée ça ne devait pas être pour rien, je m'étais donc enfin jeté à l'eau. « Oh ma pauvre Lirose... Lorsque je dis que les Volturi ne sont pas fréquentables... ce, ce n'est pas pour rien. » Car oui je ne cessais de le répéter et ce à cause du fait que mon enfant se trouvait en leur compagnie. Et cette annonce me réconfortait dans l'idée qu'il fallait que j'aille la chercher, et vite, car il n'y avait pas un Volturi pour rattraper l'autre. Pourtant lorsque je l'avais vu lors de leur venue, il m'avait parut être le plus normal, le plus sain, le plus humain... Cela prouvait bien que ces termes ne pouvaient s'appliquer à un Volturi, que leur seul mot d'ordre était pouvoir et Mal. Et malgré tout je désirais tout de même en savoir un peu plus, du moins si Lirose se sentait capable d'en discuter... « Si ce n'est pas trop indiscret, que s'est-il passé Lirose ? Pourquoi n'est-il pas à tes côtés afin de te rendre heureuse, comme tu le mérites ? »




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MessageSujet: Re: Entre amies, on se dit tout | Renie&Lirose    Mer 22 Déc - 3:39


Entre amies, on se dit tout...

"Pour toi, je serais prête à tout. Pour toi, j'abandonnerais ma vie. Pour toi, je ferais des miracle. Pour toi, j'irais jusqu'à bout du monde. Pour toi, tout est possible. Pourquoi ? Je t'aime ma jolie."


Les mots sortirent ma bouche me soulageant comme pas possible. Je n'avais jamais parler de cela, jamais en ces termes, jamais tout court. En parler comme cela me faisait tellement de bien. Parler simplement... Parler de Robin et moi, parler de Douglas. Parler de Douglas ? Je ne me rendais compte qu'après de tout ce que cela voulait dire. Je le savais bien, je l'avais même dit à Renie mais pendant un instant j'avais oublier. J'avais oublier et j'avais fait une bêtise. Je venais de faire la bêtise du siècle ? Il n'y avait pas d'autre solution. C'était une bêtise, une énorme bêtise, une bêtise dix non cent fois plus grosse que moi ce qui faisait beaucoup même si je n'était pas non plus énorme. Je venais de faire la bêtise du siècle et je ne m'en étais même pas rendue compte. Du siècle ? Bah oui j'en avais fait beaucoup d'autre bêtise durant les autres siècles... Donc ce n'était pas non plus celle du millénaire, celle ci s'était avoir quitté Douglas. Tiens Douglas était dans la majorité de mes bêtises, trop fort ! Mais là, mais là ! Oh putain Lirose, merde qu'est-ce que tu as encore fait ? Pourquoi avais-je parler de Douglas, nom de Dieu ? La réponse était simple : pour aller mieux. J'avais juste besoin de me sentir mieux alors j'avais parler, parler de mon amant qui me manquait tellement. C'était le meilleur moment pour parler de lui et la meilleure personne à qui en parler mais c'était aussi le pire moment et la moins bonne personne. C'était ce qu'il fallait faire et la chose à éviter à tout prix. C'était une bêtise, comme je savais si bien les faire. Je ne savais pas, je n'aurais pas pu penser. Penser qu'elle savait qui était Douglas Volturi... Non elle ne pouvait pas savoir. Elle savait que Douglas était un Volturi mais cela s'arrêtait là. Elle ne le connaissait pas alors, alors elle ne pouvait pas comprendre. Elle ne pouvait pas comprendre et connaître toutes ces choses, toutes ces si petites choses qui faisaient que j'étais folle de lui. Elle en pouvait savoir ce que je ressentais quand il m'embrassait, ce que j'avais senti quand il m'avait demandé en mariage. Elle ne pouvait pas comprendre ce que je vivais depuis que j'étais partie loin de lui. Elle était amoureuse elle aussi, amoureuse de celui qui s'était imprégné d'elle. Si leur histoire n'était pas forcément bien vue, elle n'était pas mal prise. Elle ne pouvait savoir ce que c'était d'être amoureuse, amoureuse à en mourir, folle amoureuse, d'un de ceux que sa famille appelé l'ennemi. Elle avait un homme chez elle qui l'attendait le soir quand elle rentrait. Elle pouvait pas comprendre ce que c'était d'être seule, loin de celui que l'on aime. Ses enfants avaient un père... Mon fils n'avait pas de père, juste deux mères une qui voulait le tuer et l'autre qui l'avait abandonné. Oui la vie sentimentale de Renesmée était bien mieux organisée que la mienne. Pourtant je l'enviais pas. Pour rien au monde j'aurais envier quelqu'un parce qu'en devenant ce quelqu'un que j'aurais envié, je perdais à jamais mon Douglas. Je l'avais peut être déjà perdu mais...

Je sentis la main de mon amie se poser sur la mienne. Elle ne comprenait pas ce que je ressentais, je le voyais dans son regard. Elle pensait qu'il m'avait fait du mal, elle ne savait que moi je lui en avais fait m'en faisait par la même occasion. Elle ne savait pas que le seul monstre dans cette histoire c'était moi et non lui. Elle ne savait pas que Volturi et Denali ne voulaient rien dire dans cette histoire. Cette histoire : mon histoire. Mon histoire c'était Douglas parce que sans lui, sans lui dans ce monde où je vivais, même s'il était loin, sans lui je n'existais pas. Sans lui la Lirose qu'ils fréquentaient en ce moment n'aurait jamais exister. Sans lui, je ne serais jamais revenue vers eux. Les secondes passèrent en silence. Puis elle parla. Elle parla de cette voix douce te délicieuse que j'aimais tant. Cette voix qui faisait remonter à la surface de vieux souvenirs que je croyais disparus. Cette voix qui me faisait revoir le feu devant la cheminée et cette femme qui me disait « ma fille ». Cette voix que j'aimais tout simplement, cette voix qui était celle de mon amie. Mais cette voix, bien que toujours aussi apaisante, se trompait. Elle se trompait comme je l'avais vu dans ses yeux. Elle ne savait pas. Je baissais la tête pour la laisser parler, pour fuir son regard qu'elle ne sache pas, j'avais trop mal. Elle finit par s'évanouir et j'inspirais bruyamment. Tu te trompe Renesmée. Je déglutis dans le vide. Un humain aurait haleter mais je ne ressentais pas le besoin de respirer. Un humain aurait eu la gorge serrée mais cela ne m'arrivait plus. Je connais les Volturi mieux que tu ne le crois, mieux que n'importe lequel d'entre vous. Elle ne savait pas à quel point, j'en avais jamais parlé. Mieux que Carlisle et Eleazar tu sais. Aro et Jane sont peut être l'idée que vous avez des Volturi mais les autres ne sont pas comme ça. Ils sont comme nous, à l'exception de leur régime... J'avais dit cette dernière phrase de façon bien pensive, m'interrogeant réellement sur ce que cela changeait. Je les connais, j'ai vécu avec eux. Ils sont aussi ma famille. Pas comme toi ! Pas comme mes Denali ou vous les Cullen. Mais ils sont ma famille en quelques sortes. Enfin surtout lui.. Je levais les yeux au ciel devant une pareille évidence. Ta question n'est pas indiscrète. Tu as le droit de t'interroger et surtout de savoir. J'inspirais un bon coup tout en passant une main dans mes cheveux. J'avais peur de ce que j'allais dire parce que je savais que c'était vrai. Tu lui en veux, parce que tu penses que c'est sa faute si on est plus ensemble ? Tu te trompes. Je suis la faute en question. S'il n'est pas là pour me rendre heureuse c'est parce que je suis partie loin de lui... Je sentis ma respiration s'accélérer. Oh mon cher Douglas... Pourquoi ? Je ne le mérite pas. Je suis partie. Il était en mission pour Aro et j'ai profité de son absence pour partir comme je l'avais fait avant avec ma famille ! Je l'aimais, je l'aimais vraiment et je l'aime toujours. On est fiancé tu sais ? Je lui souris tristement. Puis cédant à mon impulsion, j'allais me blottir dans ses bras. Il me manque tellement. Doucement, je caressais les cheveux de Renie... Puis je me reculais. Pourquoi suis-je partie ? Je suis si bête ! Je l'aime Renie, je l'aime peut importe qui sont les siens. Je l'aime c'est tout.
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MessageSujet: Re: Entre amies, on se dit tout | Renie&Lirose    Lun 27 Déc - 17:54




Entres amies on se dit tout...
with Lirose Denali.



    Je ne savais pas si Lirose me répondrait, je pouvais voir sa souffrance et j'imaginais que ça ne devait pas être aisé pour elle d'en parler. Bien qu'au fond je savais que le fait qu'elle se soit enfin confié ne pouvait être que positif. Mais s'en rendrait-elle compte ? Ne retiendrait-elle pas seulement le fait qu'elle n'était plus la seule à connaître ses petits secrets ? J'espérais bien que non car sinon elle en souffrirait davantage. Non il fallait qu'elle voit le côté positif de la chose, maintenant que j'étais au courant je pourrais la consoler lorsque ça n'irait pas bien, je pourrais même la conseiller. Après tout je me débrouillais plutôt bien pour conseiller les gens non ? Alors pourquoi pas Lirose ? Pourquoi ne serait-ce qu'elle qui m'aiderait ? Moi je voulais aider mon amie, ma plus fidèle amie... elle en qui j'avais une confiance aveugle. Surtout qu'elle le méritait plus que quiconque. Cependant rien ne m'assurait qu'elle ne regretterait pas le choix d'enfin se confier. Penserait-elle que je n'étais pas la bonne personne ? Non, Lirose me connaissait mieux que la plupart des personnes, elle devait savoir que ma promesse avait de la valeur et que j'étais une personne de confiance. Je l'espérais du moins...

    Et j'imaginais qu'elle le pensait car à peine avais-je cessé de parler qu'elle avait reprit de plus belle, se confiant une fois encore... « Tu te trompe Renesmée. » Je fus d'abord surprise. En quoi me trompais-je ? Douglas lui avait fait du mal non ? A moins qu'elle ne l'aimait pas autant que je le pensais... « Je connais les Volturi mieux que tu ne le crois, mieux que n'importe lequel d'entre vous. Mieux que Carlisle et Eleazar tu sais. Aro et Jane sont peut être l'idée que vous avez des Volturi mais les autres ne sont pas comme ça. Ils sont comme nous, à l'exception de leur régime... » Ah... je comprends mieux. J'aurais du me douter que Lirose prendrait la défense des Volturi, elle le faisait tout le temps même lorsqu'il était question de mon enfant, de sa meilleure amie... J'aurais dû me douter qu'elle était liée d'une façon ou d'une autre aux Volturi, et maintenant je comprenais que ce lien était Douglas. Mais... mais pourquoi n'arrivait-elle à lui en vouloir ? Pourquoi continuait-elle de le défendre ? Je pensais alors « Ma Lirose tu es bien trop bonne avec eux... avec lui. » mais je me tus ne voulant pas la couper dans son élan. « Je les connais, j'ai vécu avec eux. Ils sont aussi ma famille. Pas comme toi ! Pas comme mes Denali ou vous les Cullen. Mais ils sont ma famille en quelques sortes. Enfin surtout lui.. Ta question n'est pas indiscrète. Tu as le droit de t'interroger et surtout de savoir. ». C'était pire que je ne le pensais... Elle avait l'air de les aimer, de leur trouver des excuses à tout le mal qu'ils faisaient autour d'eux, à tout le mal qu'il lui faisait... Comment arrivait-elle à être aussi conciliante avec lui ? Je me connaissais et si Jacob m'avait fait le mal que j'imaginais que Douglas lui ait fait, je savais que peu importe l'amour que j'avais à son égard, je lui en aurais voulu, de tout mon être même... Mais non Lirose, elle, parlait tellement en bien de celui qui semblait lui avoir brisé le coeur et de ses congénères, les Volturi, que j'avais juste envie de la secouer et de lui dire, lui ordonner même, de cesser d'être si gentille avec ces monstres... avec ce monstre. Mais une fois encore je me tus, et j'avais bien fait... « Tu lui en veux, parce que tu penses que c'est sa faute si on est plus ensemble ? Tu te trompes. Je suis la faute en question. S'il n'est pas là pour me rendre heureuse c'est parce que je suis partie loin de lui... » Ma toute première réaction, et l'unique en fait, fut de la regarder avec étonnement. Pourquoi ? Pourquoi ma Lirose as-tu tout au long de ta vie fait des choix pour te rendre malheureuse ? Pire... pour te détruire à petit feu ? Je me le demandais mais je n'osais pas lui poser la question de peur que ça ne lui fasse encore plus de mal... « Je ne le mérite pas. Je suis partie. Il était en mission pour Aro et j'ai profité de son absence pour partir comme je l'avais fait avant avec ma famille ! Je l'aimais, je l'aimais vraiment et je l'aime toujours. On est fiancé tu sais ? » Je vis alors une tristesse dans ses yeux que je n'avais vu nul part ailleurs... J'en eus le coeur déchiré, comment pouvait-elle tant souffrir ? Je le devinais... Qui n'aurait pas souffert à ce point alors qu'elle se retrouvait prisonnière de ses choix passés ? Alors qu'elle ne pouvait pas reprocher à qui que ce soit de la faire souffrir parce que c'est elle qui se faisait souffrir... C'est à ce moment que je me rendis compte de la difficulté de la situation. De la dureté des choses. Mon dieu ma pauvre Lirose... J'avais mal pour elle car j'étais certaine que je devais être bien loin de la réelle souffrance de mon amie pourtant à mes yeux déjà si forte... J'aurais voulu pouvoir l'aider, seulement j'étais impuissante et ce pour mon plus grand malheur... Et tandis que je réfléchissais à ce que je pouvais bien lui dire en organisant mes pensées qui étaient avouons-le totalement en bazar de part le nombre d'informations hallucinantes que venait de m'annoncer Lirose, je la vis s'approcher un sanglot au bord des lèvres. A ce moment j'imaginais aisément à quel point elle devait détester sa nature de vampire, c'était extrêmement difficile de sentir son corps pleurer par tous ses pores et que pourtant aucune larme ne sortent. Instinctivement je la serrais alors contrôler, espérant que cette étreinte la soulagerait ne serait-ce qu'un peu... « Il me manque tellement. ». Je m'en doutais bien mais toujours sous le choc, aucun mot ne sortit de ma bouche, je ne pus qu'essayer de la consoler en la câlinant, espérant que mon amour pour elle suffirait à l'apaiser. Cependant elle se recula et je vis alors une Lirose complètement dévastée. Une Lirose que j'aurais aimé ne jamais voir. Je me demandais alors comment durant tout ce temps elle avait fait pour nous cacher cela, pour nous cacher sa peine. Mais cette fois, je la voyais sous son vrai jour, je voyais mon amie totalement perdue... « Pourquoi suis-je partie ? Je suis si bête ! Je l'aime Renie, je l'aime peut importe qui sont les siens. Je l'aime c'est tout. » Ce monologue qui en disait long sur sa souffrance, m'avait permis peu à peu de comprendre la situation, de comprendre sa souffrance et l'estime qu'elle avait pour les Volturi. Je ne savais que trop bien ce qu'était de ne pas aimer la bonne personne, Jacob étant par nature l'ennemi de ma famille. Cependant je savais que dans notre famille, il y avait plus d'estime pour n'importe quel modificateur que pour un Volturi. Et le pire c'est que moi aussi je les haïssais. Cependant après avoir su tout ça, en me concentrant que sur cet amour qui liait Lirose et Douglas, en oubliant le fait qu'il était du clan ennemi et en me focalisant sur la peine de ma Lirose, je réussis à éprouver de la compassion pour Douglas et même à espérer qu'un jour tout aille mieux pour ces deux âmes amoureuses. Après tout j'avais toujours imaginé les Volturi incapable d'aimer, tous autant qu'il soit donc si Douglas aimait Lirose et pire que Lirose aimait Douglas, j'en déduisais que Douglas ne pouvait pas être une si mauvaise personne... Non je connaissais Lirose et il devait être bon, au moins assez bon pour mériter ma Lirose, ce qui en soit le rendait plus bon que je l'aurais cru possible.

    C'est donc pour cela que finalement, je posais à nouveau ma main sur celle de Lirose et après avoir soufflé un bon coup lui lança « Je ne sais pas ce qu'il en est pour lui, cependant je n'accepte pas de te voir dans un tel état Lirose. Je n'ai jamais vu quelqu'un autant souffrir par amour, donc je te le dis il faut faire quelque chose. Pourquoi tu n'essaies de lui parler ? Même si j'aurais préféré qu'il ne soit pas ce qu'il est c'est-à-dire un Volturi, je ne peux pas rester là à te regarder mourir à petit feu, mourir d'amour. Tu es quelqu'un de bon, tu es quelqu'un qui mérite le bonheur alors cesse donc de te punir et de fuir chaque fois que quelqu'un t'aime. Je pense qu'il est temps de faire face à tes choix, je pense qu'il est même temps de réparer tes erreurs. N'oublie jamais que tout est possible et même si les Volturi sont fous, si les Volturi ont tous les défauts du monde je ne pense pas que Douglas le soit assez pour te rejeter... ». Puis je me rendis compte d'une chose... Mon père m'avait dit que tante Alice avait vu qu'Aro avait dans l'idée de faire revenir la garde, il me l'avait dit avec une certaine inquiétude et j'avais aisément deviné que c'était parce qu'ils viendraient me dire que Milie était à eux maintenant, qu'elle ne voulait plus me voir et qu'elle m'avait raillé de sa vie, moi sa propre mère. « En plus je n'étais pas censé te le dire, Edward et Alice m'ont prévenus pour que je me prépare mentalement à propos de Milie mais... mais je pense que c'est un signe. Les Volturi vont sous peu revenir... Je pense que tu devrais essayer de lui parler, je pense que tu devrais en profiter. Au moins tu n'auras pas besoin de nous quitter pour le voir et en plus cela, il n'y aura pas toute la clique... Tu pourras lui parler seul à seul. C'est ce dont tu as le plus besoin à l'heure actuelle ma belle... Car je suis désolée de te le dire, mais j'ai bien peur que ce ne soit la seule solution car un amour tel que le vôtre ne s'effacera pas de sitôt... ». Je lui avais dit tout cela, pleine d'espoir pour son futur. Après tout qui qu'il soit, quoi qu'il soit, si un homme rendait ma Lirose heureuse, je l'accepterais au delà même des rivalités...




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MessageSujet: Re: Entre amies, on se dit tout | Renie&Lirose    Lun 10 Jan - 16:41


Entre amies, on se dit tout...

"Pour toi, je serais prête à tout. Pour toi, j'abandonnerais ma vie. Pour toi, je ferais des miracle. Pour toi, j'irais jusqu'à bout du monde. Pour toi, tout est possible. Pourquoi ? Je t'aime ma jolie."


Je lui dis ce que j'avais sur le coeur, ce qui me tracassait, ce qui me torturait depuis un certain temps. Ces choses qui me tourmentaient, qui m'empêchait de fermer l'oeil même si je reconnais que pour quelqu'un ne pouvant pas dormir fermer l'oeil ne sert strictement à rien. Mais elles occupaient mes pensées, mobilisaient mon intention, me coupaient peu à peu de la réalité. Me forçant à mentir, mentir comme je savais si bien le faire pour protéger mes secrets, mes secrets que je gardais depuis tellement de temps maintenant. En parler n'était pas naturel en soi, pas pour moi en tout cas. Je lui dis ce qui c'était passé. Je lui dis ce qu'elle voulait savoir, ce que j'avais fait, ce que les autres avaient fait. Je n'omis rien qui pourrait l'empêcher de comprendre mais je doutais que seuls ces évènements dont on parlait lui permettrait de comprendre ce qui se passait pour moi. Je lui dis comment je voyais les choses. Comment moi j'avais vécu cela, comment je pensais qu'elles s'étaient déroulée et comment je... comment je pensais qu'il l'avait vécu... Mal, très mal. S'il aimait réellement ne serait-ce de ce qu'il disait, ne serait-ce qu'un huitième de ce que moi je l'aimais, il n'avait pas du vivre cela très bien. Pas du tout même. Je savais, je savais que je n'aurais pas aimer, que j'en serais presque venue à le détester de me faire cela. Je savais que je ne m'en serais pas remise qu'il me laisse, de cette façon en particulier, ma façon. Je... je me détestais finalement. C'était ma la fautive, celle qui l'avait fait souffrir, celle qui m'avait fait souffrir. Ne vous y tromper pas je savais très bien ce que signifiait mes gestes, chacun de mes gestes. Je comprenais leur sens mieux que personne et bien souvent, sans même que je m'en rende forcément compte, ils étaient tous médité. Très longuement médité pour être fait de la meilleure façon même si parfois ils étaient fait de ce fait trop tard, trop tard pour moi, trop tard pour les autres. Beaucoup, et parfois je me demandais si Renesmée n'en était pas sans pour au tant lui en vouloir, beaucoup de ces personnes me connaissant, ces personnes de ma famille, beaucoup pensaient que je n'était qu'une enfant. Oui, ils se demandaient si je n'était pas restée une innocente petite fille de dix-sept ans. Peut être est-ce mon faux in-intérêt montré pour la gente masculine jusqu'à lors qui leur avait fait croire cella. Ou ma façon presque gamine de me comporter, mon incompréhension du sens du mot vêtement que je connaissais en fait si bien, mon non sens du sérieux. Ils pensaient pas que Lirose était peut être la plus adulte, celle qui avait traverser le plus de choses. J'étais pas restée pendant neuf cent dix ans une enfant mais je savais que au fond je le laissais entendre. Ils pensaient pas que Lirose se posait au tant de questions parce que je ne voulais pas, moi Lirose, qu'ils le sachent. Alors oui j'étais gamine sur tout ces derniers points. Et j'aimais me comporter en enfant bien trop souvent et cela Douglas pourrait le leur confirmer. Cela me détendait, me faisait rire et sourire d'être ainsi. Cela me permettais de vivre loin de mes problèmes et surtout de ne pas trop y penser, de ne pas les rendre réels. Cela me rendait un peu plus humaine, un peu plus moi chaque jour. Qu'est-ce qu'ils pouvaient reprocher au fait que je veuille être moi ? Et oui la gente masculine ne m'intéressait pas, pas tellement. Pas que ce soit les femmes qui m'intéresse au lieu des hommes. Non, c'est juste que pour moi, dans mon petite coeur de vampire et cette âme si peu humaine qui me firent l'un comme l'autre ravit, pour moi il n'y a que Douglas. Et en y repensant bien, il n'y a toujours eu que Douglas.

Je le lui disais. Je le lui disais qu'il n'y avait que Douglas. Je me sentais si bête de raconter cela à Renesmée. Elle devait me prendre pour une imbécile et je ne saurais la contre-dire. J'étais si bête ! Si bête d'avoir laisser une part de moi prendre le contrôle de mes actions, si bête d'avoir laisser cette chose me faire partir loin de l'homme qui me tient prisonnière de son coeur même après un siècle d'absence. Même si j'étais bête, stupide et imbécile, j'avais des sentiments. Je les avais mis à dure épreuve et j'avais besoin que l'on m'aide à vivre avec. Et qui mieux que ma Renie pouvait le faire ? Je sentis sa main se poser sur la mienne et doucement, tout doucement, je fermais les yeux. Une image s'imposa à moi et je souris. Il était toujours là, toujours dans mes pensées. A chaque instant je revoyais son visage. Je revoyais son visage, celui de Irina, de Ange, de Robin avant qu'il vienne vivre avec moi, celui de … je ne voulais pas continuer. J'interrompais ici le court de mes pensées. Fuir est un art dans lequel j'étais la maîtresse, fuir est un art que l'on ne me ravirait pas, pas même Milie le pouvait. Même si dernièrement mes fuites avaient été mal organisées, je savais encore le faire. Pourquoi pas le faire maintenant ? Maintenant avant que partir ne blesse trop de gens... Parce que il était inutile de me voiler la face : je devrais partir. J'y avais cru, j'y avais longtemps cru que mes fuites éperdues vers la liberté avait pris fin. Je pensais avoir trouvé cette liberté que je cherchais depuis si longtemps. J'y croyais. J'y croyais quand je voyais Douglas et qu'il me souriait. Pendant dix ans j'avais pu y croire. Dix longues années pendant lesquelles ma vie avait été meilleure, bien meilleure que je ne l'aurais cru. J'y avais cru tout ce temps que je pourrais enfin vivre en paix et avoir ce que je voulais : une vie. J'y avais cru. Toutes les nuits j'y pensais en me disant qu'elle était peut être la dernière. Puis chaque matin quand l'absence de nouvelles me signifiait que celles-ci étaient bonnes, je me disais que cette danse avait pris fin, que la musique c'était arrêté. Mais finalement non. Finalement non, elle n'avait pas pris fin. Et j'étais partie une nouvelle fois. Partie une nouvelle fois, courir après ce que je n'aurais jamais : ma liberté. Sauf que cet espoir, cet espoir de vivre enfin loin de cette course sans fin m'avait fait perdre le sens de la réalité. J'avais blessé trop profondément la personne a qui je tenais plus que tout dans cette fuite. Il ne pouvait comprendre, personne ne pouvait comprendre. Nous étions que deux à connaître le jeu, qu'un a en connaître les règles. J'avais espéré pour au final rendre ce départ encore plus difficile et douloureux. Je ne voulais recommencer. J'y avais tellement pensé quand j'avais retrouvé les miens. Puis je n'étais pas partie de suite, pour Carmen et son sourire, pour Eleazar et son réconfort, pour Kate et sa bonne humeur, pour Tanya et son sérieux... Pour eux j'étais restée ainsi que pour Ewan et son attitude joueuse, pour Caroline et sa tendresse. Pour les Cullen et l'amour que je leur portais. Pour eux tous j'étais restée. Mais le temps jouais contre moi... j'avais voulu partir. Et Chris avait disparu... Comment les quitter après cela ? Et maintenant, maintenant que les Volturi étaient là mes souvenirs revenaient : je devais fuir. Mais je n'en avais pas la force. J'avais pas le courage de partir une nouvelle fois. Et si je changeais les règles ? Si je les écrivais pour une fois ? Alors la danse ne serait plus la même. Ce ne serait pas à moi de faire le prochain pas : je pourrais rester encore un peu à Fort Smith. Joue avec le feu Lirose mais ne te brûle pas !

J'écoutais Renesmée. Je l'écoutais et peu à peu un sourire se traça sur mes lèvres. Elle était si innocente et si douce. Je n'étais pas l'enfant, non l'enfant ici c'était elle. Elle avait tellement d'innocence. Oh bien entendu si je le lui disais, elle me dirait que non. Il est vrai que sa nature la prive d'une certaine innocence, que ce qui s'est passé près de six mois après qu'elle soit venue au monde la prive également de cela. Mais il y avait dans ce monde tellement de chose qu'elle ignorait et d'autres qu'elle ne comprenait pas, tout cela sans le savoir que l'innocente c'était elle. Ses paroles me le confirmait. Il n'y avait pas de question de mérite dans l'amour. Non, ce n'était pas cela. Elle avait beau être amoureuse et mère elle n'était pas assez vieille pour comprendre. Et l'on ne souffre pas d'amour Renie. Oh non l'amour est un baume, un baume sur notre cœur qui peut guérir n'importe quelle plaie. On souffre d'autre chose : on souffre de l'absence d'amour. L'absence de cette personne qui nous ait chère, que ce soit un amant, un mari ou une femme, un frère ou une soeur, un fils ou une fille, c'est son absence qui nous procure cette douleur. Et l'on ne meut pas d'amour. On ne meurt pas tout court dans mon cas. Je serais éternellement vampire et à moins que quelqu'un me découpe en morceaux avant de me brûler, je serais éternellement vivante. Je ne mourrais pas d'amour et je ne mourrais pas non plus à petit feu. Non, je souffrais. Je souffrais de l'absence de cet homme qui était tellement de chose pour moi, de cet homme que j'aimais, aime et aimerais. J'en souffrais plus certains jours et ce jour en était. Je m'étais en un siècle faite à son absence même si parfois elle me revenait au visage comme un coup de poing et que je lâchais prise. Et puis, tout l'amour que Douglas pourrait me procurait, toute la joie qu'il me donnerait ne pourrait effacer ce que j'ai fait par le passé et ce que je continuerait probablement de faire dans le futur. Non, si je le gardais loin de moi maintenant c'était aussi pour le protéger. Quant à savoir que tout est possible... Je laissais s'échapper de ma gorge un éclat de rire. Elle était vraiment d'une innocence pure. Tout n'est pas possible Renie, que j'y crois ou non certaines choses ne seront jamais et d'autres sont éternelles. Malheureusement...

Je lui souris, la laissant finir son monologue comme elle l'avait fait avec moi. Crois-tu réellement que j'ignore le fait que l'homme que j'aime arrive bientôt à Fort Smith ? Je jouais avec une mèche de ses cheveux en riant. Elle était vraiment trop innocente cette fille. Cet amour restait assez fort pour que le simple fait que cent mètres de moins nous sépare se ressente dans toutes les fibres de mon corps. On verra bien ce que l'avenir réserve à mon amour... Je ne suis pas assez folle pour le laisser partir loin de moi alors que je viens juste de me remettre de la mort d'Irina. Peut être qu'ainsi elle comprendrais mieux ce qui m'avait poussé à fuir Douglas il y a deux ans. Comment aurais-je pu aller voir l'homme que j'aime et me jeter à son cou comme chaque facette de ma personnalité me l'ordonnait alors que je venais d'apprendre que sa famille avait froidement assassiné ma chère soeur ? Et tu n'as pas à être désolé. Je l'aime et je connais les risques, conséquences de cela. Je commence à savoir ce que c'est, mieux que tu ne le crois. Je lui souris doucement. J'avais à tour de rôle explorer bien des facettes de l'amour que l'on peut porter à quelqu'un dans tous les sens du mot amour. Mais assez parler de moi, parlons de toi. Je lui fis un grand sourire avant d'aller sortir deux bouteilles de mon frigo. C'était du sang, j'avais une petite soif. Je savais que Renie n'y verrais aucun problème. Ce n'était pas du sang humain mais du sang d'animal. Moins drôle que la chasse mais c'était déjà ça. Et puis, bon l'animal était déjà mort quand j'avais obtenu son sang. Merci le boucher de Fort Smith. Il croyait que j'élevais des poissons carnivore ou un truc du genre... Qu'est-ce qui te ferais plaisir de faire en cette belle journée ?
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