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 Remember the day...

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MessageSujet: Remember the day...   Mer 2 Mar - 2:20

Remember the day...



W. Athéna De Valhèze
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La voix métallique de l’ordinateur centrale de la rame de métro résonna à mes oreilles, me tirant une légère grimace de dégoût à l’entente de cette mélodie rauque, alors qu’elle indiquait l’arrivée prochaine de wagon qui transportaient certainement un tas de personne rentrant de soirées diverses dans Prague. Mes lèvres s’étirèrent lentement et tout doucement pour dessiner un léger rictus sur mon visage impassible alors que je pensais au fait que j’allais certainement pouvoir trouver mon repas. Quelqu’un qui pourrait me nourrir pour quelques semaines. Et si possible, quelqu’un de louche, de ne pas vraiment essentiel dans cette société. Quelqu’un de malsain. Je relevais la tête, légèrement, laissant simplement mes yeux d’un rouge presque noir se poser sur la rame alors que quelques personnes présentes attendaient déjà les wagons. La capuche abaissée sur mon visage me permettait de me cacher des regards indiscrets et de rester dans l’ombre dans laquelle je m’étais posé.
Cela faisait maintenant trois jours que j’habitais, enfin… que je zonais dans les rues de cette cité Européenne. Trois jours que je prenais mes repères et m’informais sur la politique vampirique qui régnait dans les lieux. Trois mois que j’avais quitté les Etats-Unis et que je voyageais dans toute l’Europe, m’étant en déroute certains plans des Volturi qui allaient à l’encontre de la tranquillité des Cullen. Les Cullen… une famille de végétarien que j’avais rencontré quelques mois plus tôt et à qui je m’étais assez bien attaché. Je m’étais rapidement lié d’amitié avec leur patriarche, Carlisle. Un homme bon et plein de savoir et de sagesse qui m’enseigna sa vision des choses mais aussi son quotidien. Un homme emprunt de savoir et qui ne demandait qu’à apprendre encore et toujours. Je ne pouvais refuser ses discussions qui me transportaient toujours plus loin et me permettaient de m’évader quelque peu de mon train-train quotidien et de cette vie qui m’était de plus en plus insupportable et difficile. Voila maintenant plus de 500 ans que je foulais le sol de cette planète. Plus de 500 ans de rencontre, de bataille, de fuite, de passion et de désir déchirant. 500 ans de solitude… Pourquoi étais-je venu ici ? A Prague alors que je connaissais déjà cette ville depuis quelques années ? Tout simplement parce que je voulais garder un œil sur cette famille de végétarien qui avait le don d’embêter au plus haut point les Volturi. Même plus que ce que je pouvais le faire. Et à vrai dire, cela me plaisais. Cela me plaisait beaucoup même. Sadique ? Oui… en quelque sorte. Tout dépend des moments en fait.

« Vous avez l’heure ? »

Je relevais le visage vers la voix qui me parvenait, sortant ainsi de mes songes alors que je pouvais sentir les vibrations du métro sous mes pieds et entendre les grincements de celui-ci. Il devait se trouver à quelques kilomètres de là et était sur le point d’arriver d’ici une minute ou deux. Je posais mon regard noir dans les yeux du jeune homme qui m’avait adressé la parole et ne dis rien. Rien du tout. Je m’empêchais même de respirer pour éviter de sentir l’odeur de son sang qui coulait dans ses veines. Je le regardais, ce dernier me dévisageait et avait l’air de rechercher quelque chose. Que me voulait-il ? Je voyais derrière lui quelques autres jeunes qui l’attendaient. Tous vêtue de la même sorte. Je souriais alors légèrement en comprenant de quoi il s’agissait. Un sourire qui ne leur plus visiblement pas puisque ce dernier osa poser sa main sur mon épaule et pousser pour manifester son mécontentement. Je gardais le sourire et me redressais du banc sur lequel j’étais assis, de toute ma hauteur. Ma main passa sur mon visage dans un geste nonchalant et retira ma capuche pour découvrir ce dernier et le laissais libre à la lueur des néons qui clignotaient au dessus de nous. J’abaissais ma tête et plongea mes yeux dans ceux du jeune homme qui commençait à écarquiller les siens. Etait-il entrain de comprendre l’erreur qu’il venait de faire ? Connaissait-il l’existence des vampires et autres créatures ? Etait-ce pour ça qu’il était effrayé ? Ou alors avait-il peur d’une chose qu’il ne comprenait pas ? Je n’en avais que faire. La réponse m’importait peu. Ce qui comptait, c’était qu’il venait de voir qu’il avait fait une erreur. Son cœur fit un bond dans sa poitrine et je le ressentis. Ce doux son mélodieux qui résonna à mes oreilles alors que le métro arrivait. Je souriais toujours légèrement, assez sadiquement et laissa mes yeux reflétaient mon envie de sang, de meurtre et de destruction. Ressentait-il la peur ? Oui… à cet instant je pouvais le lire dans ses yeux qui retenaient des larmes. Je pouvais le sentir aux battements irréguliers de son cœur mais aussi à sa respiration qui se faisait de plus en plus saccadés.
Ses amis l’attrapèrent et le tirèrent en arrière. Ce dernier était totalement apeuré et pétrifié. Les autres aussi d’ailleurs. Je les regardais un par un avant de les laisser filer. Ils n’avaient rien fait et étaient trop jeune pour mourir maintenant. Beaucoup trop jeune. Le poing serré, la mâchoire crispée, je m’avançais alors sur la rame de métro tout en me félicitant du contrôle que j’avais désormais sur moi-même et mes besoins de sang. Quelques années plus tôt, je n’aurais pu tenir autant devant des proies alors que le besoin de sang en était plus que vitale. Je pouvais tenir des semaines et des mois sans me nourrir. Et en plus de cela, malgré cette faim après tout ce temps, j’arrivais encore à me retenir devant des « innocents ». J’avançais, marchant lentement pour rejoindre l’arrivé du métro qui pointait le bout de son nez. Le sourire sadique qui avait peint mon visage quelques secondes plus tôt s’était effacé et je reprenais alors doucement mes recherches en attendant qu’une proie digne de ce nom se présente à moi. Quoi qu’il en soit, se soir, quelqu’un aller mourir.

Les portes du métro coulissèrent en grinçant, libérant ainsi la foule qui était bien plus nombreuse que ce que j’avais cru. Je laissais ma respiration reprendre et ferma les yeux en appréciant les différentes odeurs qui débouchaient dans la station. Tout était si alléchant… si attirant. Je sentais ma langue s’excitait dans ma bouche et ma mâchoire avoir des envies de s’écraser dans une gorge. Mais je me contrôlais. Je devais me contrôler. Malgré les odeurs alléchante et enivrante qui sortaient de ce métro bondés de jeunes étudiants, une odeur en particulier me stoppa net dans mon avancé. Étais-je entrain de rêver ? Mon imagination me jouait-elle des tours ? Non… tout ceci était impossible. Voila trois mois maintenant que je n’avais plus ressentis ce parfum… Cela ne pouvait être le cas. Rapidement, je tournais la tête vers l’endroit d’où avait l’air de provenir ce parfum et cette odeur que je connaissais mais je ne vis rien. Je me retournais encore une fois, puis une autre mais ne vis toujours rien alors que ce parfum qui avait prit place dans mon cerveau ce faisait sentir de partout dans les lieux. Merde… pourquoi maintenant ? Pourquoi le ressentais-je à cet instant ? J’allais perdre tout mes sens, perdre mes futures victimes… Je ne pouvais pas me le permettre. Le besoin de sang devenait trop grand. Bien trop grand désormais et je devais a tout prix me focaliser sur une victime. Une proie… pas le temps de jouer avec, en tout cas pas maintenant. Grognant faiblement, je repris ma route en bousculant une personne qui se trouvait en face de moi et m’enfonça dans les recoins sombre du métro qui menait rapidement vers des toilettes sinueuses et crasseuses, là où certains junkies et autres dealers pouvaient être. Se soir, quelqu’un allé mourir.
Mes yeux se posèrent alors sur une personne à peine vêtue qui reniflait bruyamment et avait l’air de donner quelque dose à d’autres. Je ne pouvais plus me contenir et avait besoin de sang, tout de suite, maintenant. Rien qu’un peu qui puisse me permettre de survivre plus et voir ailleurs. Sans réfléchir d’avantage, j’éloignais d’un simple regard les jeunes qui faisaient la queue et, attrapant la jeune femme qui vendait toute ses merdes, la plaqua violemment contre la porte des toilettes derrière elle qui s’ouvrit. Nous pénétrâmes dans ceci et c’est en la soulevant d’un bras que je posais cette dernière tout contre le mur en me plaquant tout contre elle. Je souriais et laissais ma langue passer sur sa gorge. Sadique ? Oui, je vous l’ai déjà dit. Et là, je ne pouvais me retenir. Crier ? Oh oui, elle le faisait, mais à cette heure ci et vu l’entourage qu’il y avait dans cet endroit du métro, personne ne pourrait venir l’aider. C’est alors que sans hésiter, et dicté par la soif et le sang qui coulait rapidement dans sa jugulaire, je plongeais mes crocs dans sa chair et les enfonça, laissant alors ce liquide vermeil et si salvateur venir couler avec plaisir dans mon œsophage, réveillant alors tout mes sens et me donnant des frissons qui s’intensifièrent le long de mon épine dorsale. Je sentais mes forces et ma raison revenir doucement alors que le bruit de talon frappant le sol arrivait à mes oreilles. La porte s’ouvrit et une personne se pointa à mes cotés… une personne que je connaissais, dont le parfum et l’odeur m’avait enivrait quelques secondes plus tôt…
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MessageSujet: Re: Remember the day...   Mer 2 Mar - 16:42


Leonardo & Athéna
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Prague. Voilà quelques jours à peine que je m'y trouvais. Je ne savais pas encore si je m'y plairais mais une chose était certaine j'allais devoir y rester un petit moment. La situation que m'avait exposée Aro n'était pas tout à fait celle que j'avais pu observer depuis mon arrivée. Tout était plus compliqué, plus tendu et dangereux. Seulement fidèle à lui-même, il avait bien entendu omis de me préciser que les Cullen et Denali étaient du côté du fameux conseil. Cela me paraissait bien étrange d'ailleurs. Je ne les connaissais pas personnellement mais de ce que j'avais entendu les "guerres" auxquelles se prêtaient les Volturi c'était très peu pour eux, ils avaient de ce qu'Eden m'en avait dit, toujours désiré rester loin de tout cela, loin de la violence. Et même si cela m'interpellait je ne cherchais pas à comprendre pour le moment étant donné que je n'étais ici uniquement pour surveiller.

Surveiller. Telle était ma mission. Surveiller pour le compte des Volturi. Cela ne me ressemblait franchement pas mais je le faisais pour Eden car je savais que c'est tout ce qu'il désirait pour moi. De plus mis à part les Volturi je n'avais personne et même si je n'étais pas de celles qui avaient besoin d'attaches, en étant chasseuse c'est toujours mieux d'avoir des "contacts". Et aujourd'hui à mon plus grand étonnement, mes contacts étaient les Volturi, les Volturi mes ennemis. Certes j'avais appris à comprendre certains d'entre eux, même à presque les estimer. Malgré tout ma nature de chasseuse me forçait à être distante et encore un peu hostile avec tous. Ces saletés de vampires ne méritaient pas qu'il en soit autrement ne cessais-je de me répéter depuis que j'avais accepter de travailler avec eux. Car oui j'avais passé un pacte avec les Volturi et j'étais une femme loyale, une femme de parole, je respecterais donc mes engagements envers mes nouveaux alliés, aussi difficile cela était-il pour moi.

Cependant mon instinct de chasseuse faisait qu'il me serait impossible de rester à Prague sans chasser et juste surveiller comme Aro me le demandait. C'était ma nature de chasser et je n'envisageais pas un seul instant laisser ces foutus buveurs de sang tuer tranquillement surtout que de ce que j'avais vu les vampires étaient nombreux ici car ils pensaient que Prague était une ville tranquille. Une ville où il est aisé de se nourrir. Seulement c'était sans compter sur mon arrivée et ma soif de tuer ces créatures sans cœur ni âme. Et cela Aro le savait. Malgré ma complexité il m'avait cerné mieux que quiconque, c'est pourquoi je savais que même si je n'avais pas son feu vert, cela ne le dérangerait pas plus que ça que je fasse le ménage à Prague. Surtout que j'imaginais aisément que la réputation qu'avait Prague ne devait pas spécialement lui plaire car si tout cela continuait, si les vagues de nouveaux vampires et autres créatures ne cessaient pas, cela finiraient par attirer l'attention. Une attention dont les Volturi se passerait volontiers étant donné la situation dans laquelle ils se trouvaient actuellement. De ce qu'on m'avait dit, rares étaient les fois où un groupe prenait assez d'importance pour pouvoir imaginer les renverser. Seulement cette fois tout semblait possible. Même ce scénario et même si je n'affectionnais pas spécialement les Volturi je n'osais imaginer ce que serait un monde sans eux pour faire régner la loi. C'est d'ailleurs aussi l'une des raisons qui m'avait "forcé" à accepter. Le fait qu'au-delà de la haine par nature que j'avais pour eux, ils étaient indispensables au monde vampirique, au monde surnaturel.

C'est donc en pensant à tout cela que je visitais la ville. En pensant à ce qui m'avait amené ici. En pensant à Eden qui me manquait tant. En pensant aux Volturi pour qui à mes dépends je commençais à avoir du respect et une once d'affection. En pensant à tout ce qui régissait ma vie aujourd'hui. Je me baladais donc, appréciant aussi de voir que mon charme hollandais plaisait aussi beaucoup aux Pragois. Même si bien entendu fidèle à moi-même, je ne le montrais aucunement à ces hommes qui sentaient le sexe par tous les pores de leurs corps. Car quand bien même au-delà de me plaire cela me stimulait, j'avais trop d'orgueil pour le leur montrer. J'étais comme ça. Une grande allumeuse qui aimait couper net les envies de la gente masculine en les rembarrant des que j'en avais l'occasion. Non pas que j'aimais les rabaisser. Juste que ça m'amusait de voir à quel point un rien pouvait leur faire tourner la tête. Plusieurs fois j'en avais eut la preuve. Oui même des gars amoureux et heureux étaient prêts à tout foutre en l'air juste pour un coup d'un soir avec une belle femme. Ça devait d'ailleurs être pour cela que je n'avais plus foi en l'Amour... en l'Amour pour une fille comme moi. Non ma vie et mes relations étaient guidées le plus souvent uniquement par le sexe. Et quelque part même si j'avais toujours rêvé du Grand Amour, cela me plaisait. Je n'étais plus faite pour la niaiserie qu'était l'Amour.

Puis alors qu'un soupir m'avait instinctivement échappé à cette pensée je m'étais rendu compte que j'étais totalement au hasard arrivée à une station de métro. Il y avait du mouvement et il était tellement tard que nous pouvions dire qu'il était tôt. Et alors qu'en ouvrant mon esprit comme j'avais l'habitude de le faire lorsque j'avais envie de tuer pour chasser ma morosité, je réussis à me mettre dans la tête d'un vampire assoiffé de sang et me dis qu'il y avait au moins quatre vingt dix pour cent de chance qu'au moins un vampire assouvisse cette soif en ce lieu, si ce n'est pas plus d'ailleurs. Je m'étais donc plongé dans les tréfonds du métro me disant que la soirée serait bonne. Je regardais donc autour de moi le plus discrètement possible, cherchant un quelconque signe qui pourrait me laisser penser qu'un vampire se trouvait en ses lieux. Ce n'était pas la pleine lune je n'avais donc rien à craindre des lycanthropes. Et alors que mon regard vagabondait d'une personne à l'autre toujours en quête d'une créature de la nuit à victimiser je l'aperçus.

Instinctivement je m'étais figée et lorsque je le vis tourner le regard vers moi j'eus assez de temps et de réflexe pour me cacher. Heureusement, car à cet instant mes pensées se bousculaient. Que faisait-il ici ? Pourquoi Aro ne m'avait-il pas prévenu de sa présence à Prague ? Pourquoi fallait-il que je tombe maintenant, ici, comme ça sur lui ? Que devais-je faire ? C'était donc partagée entre ma soif de vengeance et l'effet étrange qu'il me faisait que je m'étais appuyée contre le mur, fermant les yeux. J'avais le vertige. J'avais eut l'impression à cet instant, que le sol s'écroulait sous mes pieds. J'avais perdu tous mes repères. Je n'étais plus en position de force je le sentais bien et je n'aimais pas ça. Seulement il était un défi. Je ne pouvais pas fuir, non je ne voulais pas me défiler une fois de plus. Leonardo de Medici paierait cette fois pour la mort d'Eden. Je ne savais pas comment seulement je l'exigeais. Cette fois il me faudrait être forte, être courageuse et dépasser mes limites. Et tandis que j'avais toujours les yeux fermés je sentis une main se poser sur mon bras. J'avais sursauté avant de faire une clé de bras à la personne avant de le relâcher lorsque je m'étais aperçu que ce n'était qu'un pauvre inconnu. Je lui avais alors lancé un sourire froid avant de lui dire « Pardonnez-moi vous m'avez fait peur... ».

Après ça j'étais vite partie pour qu'il ne se pose pas plus de questions tout en balayant les lieux du regard afin de retrouver Leonardo. Aucune trace de lui. Je sentis alors mon cœur s'affoler dans ma poitrine et mes membres se raidir. Je ne voulais pas tomber sur lui par surprise. Je ne voulais pas non plus qu'il soit parti, qu'il ait fuit. Finalement je réussi tout de même à reprendre peu à peu mes esprits et avait déduit que ça ne devait pas être son genre, que jamais jusqu'alors il n'avait fuit. Certes il avait dû repérer mon odeur mais devait être entrain de jouer avec un pauvre humain. C'est pourquoi j'avais quitté la foule pour chercher dans les endroits isolés. Je parcourais tous les recoins de la station de métro jusqu'à ce qu'un cri strident me parvint ce qui eut d'ailleurs pour effet de me crisper. Après une demi seconde d'hésitation j'avais finalement couru vers le bruit, il venait des toilettes. Tout à fait du genre de De Medici, j'en étais certaine. J'avais alors ouvert brusquement la porte et avait foncé vers lui tandis que je vis ce que je craignais le plus. J'étais arrivée trop tard. Ses crocs blancs s'étaient déjà plantés dans la gorge de cette pauvre femme. Elle avait les traits tirés sous la souffrance et même si je mon cœur glacé ne put avoir pitié d'elle, une colère était monté en moi. J'avais alors serré son bras avec ma main afin de lui montrer que je désirais qu'il la lache. Je me doutais bien que même si je serrais fort il ne devait rien sentir seulement c'est moi qui fut surprise par ce contact. Il m'avait en effet électrocuté de manière étrange. Pas tel un coup de jus. Non quelque chose de bien différent, de plus inexplicable. Pourtant j'avais touché maintes et maintes fois la peau de vampires mais jamais je n'avais ressenti cela.

Je l'avais alors lâché perturbée par tout cela, avant de lui lancer « Lâche la et maintenant ! » . Je savais qu'il en était fini d'elle. Que soit elle devait mourir, soit elle allait se transformer. Seulement je ne voulais plus qu'il la fasse souffrir plus longtemps. Et alors que je le regardais avec froideur je repris « Je t'ai dit de la lâcher ! » . Je savais aussi qu'à tout moment il pouvait se jeter sur moi et m'attaquer mais étrangement quelque chose en moi me disait qu'il ne le ferait pas et ce même si je venais de le couper dans son repas. Non car si il avait voulu me tuer, il aurait essayé depuis bien longtemps. Depuis aussi longtemps que j'aurais essayé de le tuer si j'en avais eut la force.


Dernière édition par W. Athéna De Valhèze le Dim 27 Mar - 23:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Remember the day...   Jeu 3 Mar - 4:51

Remember the day...



W. Athéna De Valhèze
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Les muscles totalement contractés et le corps en symbiose parfaite avec celui que je tenais entre mes doigts glacés, je sentais une chaleur, douce, enivrante, vitale, m’envahir petit à petit alors que je me coupais entièrement du monde extérieur et de ce qui se passais autour de moi pour être totalement retourné et concentré sur l’instant présent et ce qui se passé entre mes doigts. Entre mes crocs. Je laissais mes yeux d’un rouge sombre, presque noir, se poser sur le visage blafarde et totalement terrifié de la jeune femme que je tenais tout contre le mur, alors que, penchant légèrement mon visage vers cette gorge que je découvrais, je laissais ma langue passer dessus, goutant avec délice à cette peau qui frissonner sous mon passage. Je souriais, légèrement, sadiquement. Ce qui se passait réveillait en moi de lointain souvenir de chasse. Des souvenirs d’une époque désormais révolue où je prenais un plaisir monstre à traqué mes proies. A les rendre totalement folle, apeurée et désespérée. Je souriais en repensant à cette époque alors que mon état présent et cette soif qui me tiraillait me permettait de redevenir la bête sans scrupule que j’étais il y a de cela quelques siècles maintenant. Je redressais mon visage, posa mes prunelles dans ceux de la jeune femme et, tout en lui souriant sincèrement, essaya de la détendre avant de replonger sur sa gorge. Je respirais lentement, prenant plaisir à ressentir l’arôme sucré de ce liquide qui coulait le long de sa jugulaire. Prenant plaisir à y ressentir déjà tout le bien que ce dernier allait me faire et combien je serais apaisé par la suite. Me collant un peu plus contre le corps de la jeune femme, l’empêchant ainsi de bouger, je fis ressortir mes canines en retroussant légèrement les lèvres et, tout en les posant sur la peau tendre du cou de la belle, referma légèrement la mâchoire, y déposant une petite pression qui me permit d’enfoncer mes crocs dans sa peau et d’accéder à ce que je recherchais tant.

Très vite, ma langue s’excita au contact du liquide qui coulait désormais dans ma bouche et c’est en soupirant de plaisir que je laissais ce dernier glisser le long de mon œsophage et venir remplir mon corps. Ce liquide vermeil d’une température qui contrastait avec mon froid naturel me fit un bien indescriptible sous tous les plans possibles et imaginables. Tout d’abord ce dernier eu le don de m’apaiser considérablement. De faire en sorte que je retrouve petit à petit mes esprits mais aussi, le contrôle de mon corps qui se détendait de plus en plus. Mes muscles se relâchèrent et je pouvais dès lors ressentir une vague de chaleur assez puissante m’envahir totalement. Comme si mon corps reprenait vie. Une sensation et une illusion jouissif, même si je savais que j’étais bel et bien mort depuis plus d’un demi millénaire. Ma raison s’éclairait et ma soif s’apaisait, même si j’avais du mal à me retirer de cette gorge et à ne plus ingurgiter ce sang si savoureux et exquis.
Penchais sur le corps de cette jeune femme qui ne criait plus désormais, je gardais les yeux clos en me nourrissant encore avant d’entendre le bruit de talons qui s’écrasaient sur le sol carrelés de la station de métro, et qui venaient à moi. Je plissais mes yeux clos, me demandant qui avait l’air de venir aussi rapidement vers cet endroit qui devait normalement inspiré la peur vu le cri d’effroi qu’avait laissé échapper la jeune femme de ses lèvres. J’haussais les épaules et ne fis rien de plus que continuer, plus doucement, plus tendrement, à me nourrir de la jeune femme. Ma raison me revenait. Elle n’avait rien fait. Elle était là, au mauvais moment. Au mauvais endroit. J’avais besoin d’elle, de son liquide de vie si salvateur qui me permettait de ne pas sombrer dans la folie. Elle pouvait se dire que c’était pour la bonne cause car grâce à elle, aucun carnage ne serait fait dans les alentours de la ville. Mais en même temps… en avait elle quelque chose à faire des autres ? Dans ce genre de situation, bien évidemment que non…

La porte des toilettes s’ouvrit dans un fracas des plus terribles ce qui me fit sortir de mes pensées concernant ce qui aurait pu se passer si je n’avais pas choisis la jeune femme comme diner. Instinctivement, j’avais stoppé la pression de mes lèvres sur le cou de ma proie et arrêté l’aspiration de son sang. Je restais cependant tout contre elle, mes crocs posés dans sa gorge, puis ressentis une importante décharge électrique venir me bruler l’avant bras. Mes yeux s’écarquillèrent directement et je me redressais en tournant mon visage vers la personne qui avait posé sa main sur moi. Qu’elle était cette sensation si… étrange ? La lumière faiblarde des toilettes ne m’empêchaient pas de voir distinctement le visage de la jeune femme qui était venue à ma rencontre et c’est à ce moment que je compris alors d’où était venue l’odeur quelques minutes avant. Je n’avais donc pas rêvé. Mon cerveau, mon esprit, ne m’avait joué aucun mauvais tour. La jeune femme était donc bel et bien là à Prague. Comment cela était-il possible ? Que faisait-elle là ? Me cherchait-elle ? Me traquait-elle ? J’en avais bien l’impression. Depuis ce jour, je me souvenais clairement du regard qu’elle m’avait lancé. Un regard plein de haine avec une promesse. Ses yeux m’avaient promis une chose. Qu’elle me détruirait. Les mots n’avaient servis à rien à ce moment là. Un regard, une expression corporelle, tout avait été dit.
Je restais tout contre ma victime alors qu’Athéna, la chasseuse que j’avais laissée derrière moi après ma vengeance, avait relâché mon bras et me regardait attentivement. Ses yeux étaient froid, dur et reflétaient à merveille ce dont elle avait envie. « Lâche la et maintenant ! » me lança-t-elle sur un ton glaciale. Je la regardais toujours, sans rien dire, sans rien faire, gardant cependant ma victime dans mes mains. Était-elle sérieuse ? Était-elle entrain de me donner des ordres ? Je riais intérieurement mais gardais tout de même un visage impassible. Je gardais ce sérieux mais aussi cette nonchalance qui me caractérisait quelque peu parfois. Je parle bien entendu de mon manque d’enthousiasme flagrant sur cette vie. Ma vie. Je vous vois déjà demander pourquoi je continue de vivre si je n’aime pas cette vie ? Je ne saurais vous répondre… je ne l’aime pas, certes… mais je ne suis pas encore prêt à la perdre. « Je t'ai dit de la lâcher ! » se reprit-elle en me sortant une nouvelle fois de mes songes, des songes qui devenaient de plus en plus présent ses dernières années. J’ancrais alors mes prunelles plus profondément dans les siennes et la regarda encore sans rien dire pendant de longues secondes. Qu’est-ce qui m’empêchait de lâcher le corps de ma proie pour sauter à la gorge de cette jolie blonde qui me défiait ? Son odeur était des plus alléchante et attirante. Cela faisait très longtemps que je n’avais sentis quelque chose d’aussi exquis et perturbant à la fois. Qu’est ce qui m’empêchait donc de venir goûter à cette richesse qui coulait dans tout son corps ?

Je fermais les yeux l’espace de quelques secondes et dans un geste rapide et vif, plante de nouveau mes crocs dans la gorge de la jeune femme que je tenais dans mes bras. Me concentrant totalement, j’aspirais alors pendant quelques longues secondes, qui pouvaient paraître une éternité pour la chasseuse qui ne bougeait pas, et relâcha le corps au sol, le laissant lentement s’effondrer tout contre le mur. Je reculais donc doucement et tourna une nouvelle fois mon visage vers la jolie blonde qui continuait de me regarder. Toujours autant de haine, de dégoût et d’envie de meurtre dans ses yeux qui me braquaient. Je ne fis rien. J’aurais pu la tuer, m’empêchant ainsi le risque inutile de la voir m’ôter la vie, mais je ne pu le faire. Je savais inconsciemment que quelque chose la retenait. Quoi donc ? Elle avait toute les raison du monde de vouloir ma mort. J’avais, sous ses yeux, ôter la vie à la personne qu’elle avait l’air d’aimer le plus au monde. Cette même personne qui avait détruit ma créatrice, celle qui avait fait de moi celui que j’étais, celle qui m’avait donné une seconde chance, qui m’avait permis de renaître de mes cendres, tel un phénix. Qu’est ce qui la retenait alors ? Je n’en savais rien. Moi qui croyais avoir compris l’essentiel du comportement humain depuis ce demi millénaire d’existence, voila que je restais bloqué sur le comportement de cette jeune femme. Et sur mon propre comportement à son encontre également… qu’est-ce qui m’empêchait de la tuer ? Je n’en savais rien. Du moins, c’est ce que je m’efforçais à me dire. Je devais certainement avoir la réponse. Inconsciemment. Mais je ne voulais pas l’entendre. Je n’en étais pas prêt.
« Elle ne mourra pas… et elle ne se transformera pas… » Lui avais-je simplement dit sur un ton simple, calme et dénudé de toute agression et méchanceté. Posé dans la pénombre des toilettes, ne lâchant pas la chasseuse du regard, je reposais lentement la capuche de mon pull noir à col en V, avant d’y retrousser mes manches pour dévoiler la moitié de mes avants bras. je posais mes fesses contre le mur qui se trouvait derrière moi, remonta un pied sur ce même mur alors que je laissais mes pousses entre dans les poches de mon jean et mes mains se poser sur le haut de mes cuisses. La tête appuyé sur le mur et légèrement penché de coté, je ne détachais pas mes yeux du doux visage de l’humaine qui voulait ma mort et attendis alors, tranquillement, la suite des choses. J’avais bizarrement l’impression que ces retrouvailles n’allaient pas se terminer comme ça…
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MessageSujet: Re: Remember the day...   Mer 16 Mar - 21:42


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Je le regardais, le fixais même en essayant d'être la plus hostile possible. Leonardo m'agaçait, sa simple présence m'agaçait. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il me rappelait que je n'étais pas infaillible. Car oui j'avais enfin une faiblesse. Une sacrée faiblesse. Une faiblesse de laquelle mon orgueil de chasseuse ce serait volontiers passé. En effet je me trouvais dans l'incapacité totale de le tuer. Maintes fois je l'avais croisé et maintes fois je n'avais trouvé le courage de le tuer. Le pire dans tout cela c'était que même la fois où il avait tué Eden, mon maître, mon plus fidèle ami, mon amant, je n'avais su le tuer. Pourtant j'aurais pu le faire, j'aurais pu au moins essayer. Malheureusement je n'avais pas réussi. Une fois encore. La fois où tant la rage et la peine me rongeait, je n'avais réussi. Et même si je me répétais et avais répété à Aro que c'était pour la simple et bonne raison que ce jour-là j'avais été en état de choc, je savais bien qu'il n'en était rien. J'avais bien senti que si j'en avais eut la volonté j'aurais pu... Seulement chaque fois que mon esprit avait imaginé une nouvelle manière de le réduire en cendres, une douleur me prenait un peu comme si mon cœur saignait d'avoir de telles pensées.

Je n'avais aucune idée du pourquoi. Et au fond je ne voulais pas le savoir car j'avais peur. Peur de la raison qui faisait qu'au delà de la haine que j'avais pour ce sale buveur de sang qui avait mis fin à la vie de l'être qui m'était le plus cher, chaque fois que je le voyais toutes mes envies de vengeance étaient réduites à néant. Je savais que ce n'était pas normal, ce n'était pas moi. Seulement la vérité risquait de me faire encore plus mal. Encore plus mal que le fait de me rendre compte que moi aussi j'avais des faiblesses. Une faiblesse surtout, qui remettait en cause mon statut de chasseuse, ce qui avouons-le était ce qui avait le plus d'importance dans ma vie. Je n'étais pas Athéna. J'étais Athéna chasseuse de vampires et lycans. Et maintenant, à cause d'une seule et unique "personne"... Tout cela était remis en doute. En avais-je réellement les capacités ? Étais-je prête pour la mission que m'avait confiée les Volturi ? Peut-être pas... Tant de doutes qui rendaient la situation encore plus difficile qu'elle ne l'était. Car au plus je doutais, au plus je haïssais Leonardo et au plus je le haïssais au plus je me rendais compte que malgré toute cette haine, toute cette colère, j'étais trop faible pour le tuer. C'était une spirale infernale. Un tourbillon qui m'avait englouti et duquel je n'arrivais à échapper... à mon plus grand malheur.

Pourtant j'avais essayé. Tout d'abord en essayant de prendre mon courage à deux mains et de le tuer. Seulement maintenant que je me trouvais face à lui et que la colère et la haine étaient pourtant toujours là, je sentais bien qu'une fois encore je ne pourrais le tuer... C'est pourquoi alors que je le regardais, essayant toujours et encore de réunir toute la volonté en moi afin d'enfin faire ce pourquoi j'étais ici c'est à dire : le tuer et tuer les saletés de créatures comme lui, j'essayais d'accepter le fait que je n'arrivais pas à le faire. Du moins pour ce qui le concernait. Après tout dans une situation telle que celle là il ne me restait plus qu'à accepter non ? Que pouvais-je bien faire de plus si ce n'est accepter qu'il soit ma faiblesse ? Rien.

D'ailleurs même lorsque je lui avais ordonné de lâcher l'inconnue et qu'il avait à nouveau planté ses crocs dans le corps de la jeune femme je n'avais pu rien faire. Qu'étais-je devenue ? Comment pouvais-je encore me dire chasseuse alors que je n'arrivais pas à tuer mon plus tendre ennemi ? Et là quelque chose m'interpella... Tendre ennemi... Quel paradoxe. Pourtant c'était ce qu'il était. C'est pourquoi emplie de rage face à cette "illumination" mais surtout face à ce foutu vampire entrain de me PROVOQUER, de me DÉSOBÉIR, j'avais fermé les yeux. Pourquoi ? Pourquoi fallait-il que cela tombe sur moi ? Pourquoi prenait-il un malin plaisir à jouer avec mes nerfs ? Pourquoi avait-il fallut que ce soit lui qui tue Eden ? Pourquoi était-il ici ? Pourquoi Aro ne m'avait-il pas dit qu'il y était d'ailleurs ? Tant de questions qui noyaient mon pauvre cerveau à tel point que j'avais l'impression qu'il tournait au ralenti mais surtout que d'un moment à l'autre j'allais vaciller à cause de l'énervement que cela procurait en moi.

Seulement, tout à coup j'entendis un gémissement. Un gémissement de l'inconnue, un gémissement qui ressemblait étrangement à celui qui avait échappé à Eden lorsqu'il avait rendu son dernier souffle. Et à cet instant, le moment que j'attendais tant depuis quelques mois déjà, arriva. Mes sens s'éveillaient, ma colère habitait maintenant chaque parcelle de mon corps et surtout je me sentais prête. Prête à me lancer, à l'attaquer. J'ouvris donc les yeux, lui lançant un regard noir . Et c'est à cet instant qu'il avait lâché sa proie et s'était tourné vers moi. Et malheureusement tout ce que j'avais cru gagner quelques instants auparavant s'étaient échappés, totalement envolés. Maintenant qu'il me faisait face, maintenant que ce n'était plus le dos d'un vulgaire vampire que j'apercevais mais bel et bien son visage, ses lèvres merveilleusement bien dessinées et ses yeux d'une couleur qui me retournait le cœur, tout espoir de pouvoir enfin le tuer s'était évanoui. Surtout lorsque son regard s'était plongé d'une manière inexplicablement bouleversante dans le mien.

Pourquoi ? Cette question me hantait. Pourtant j'essayais tant bien que mal de l'enfouir au plus profond de moi car je ne voulais savoir. J'avais peur de savoir. Et alors que je m'insultait intérieurement d'être si faible. Il m'avait lancé d'un ton presque froid « Elle ne mourra pas… et elle ne se transformera pas… » . L'étonnement s'était alors emparé de moi. Pourquoi ? Oui encore une fois cette question... Décidément dans ma "relation" avec ce buveur de sang, cette question revenait sans cesse... Pourquoi ? Mais cette fois c'était plus positivement que d'habitude. Car je me demandais bien pourquoi Leonardo avait fait cela. Après tout il avait bien dû remarquer que j'étais dans l'incapacité de le tuer, alors pourquoi ne pas me chercher un peu plus, me narguer ? Tous vampires l'auraient faits, je le savais bien. Mais pas lui. Pourquoi ?

Et alors que je réfléchissais à tout cela, je le scrutais toujours un peu plus. Il s'était mis à l'aise mais n'avait pourtant pas quitté mon regard. Cela me rendait mal à l'aise. Surtout qu'étrangement je n'arrivais à dévier le regard. Et après de longues minutes à se dévisager l'un l'autre, l'humaine avait alors gémit. Elle était toujours inconsciente certes, mais cela me prouvait qu'il n'avait pas menti. Je l'avais alors regardé cette dernière avec une certaine haine que je m'efforçais de dissimuler, avant de me concentrer à nouveau sur le vampire lui lançant un faible sourire. Je sentis alors mon cœur s'emballer et mes joues légèrement s'empourprer sous la honte. Je savais que la nature de Leonardo faisait qu'il s'en rendrait compte. Seulement cela avait été plus fort que moi alors que je m'étais rendu compte que je lui avais sourit... Je ne pouvais pas sourire à un vampire, surtout pas à lui. Non je ne le voulais pas. Pourtant cela m'était venu... naturellement. Ne voulant cependant pas qu'il se pose des questions à ce sujet et qu'il s'y attarde de trop, je lui avais alors lancé d'un ton faussement froid « Que fais-tu ici de Medici ? Ne me dis pas que tu me suis... sinon je serais obligé de te dire que tu es suicidaire. ». Cette fois un sourire s'était peint sur mon visage, un sourire qui ne m'embarrassait pas car il était narquois. J'avais feint être à nouveau la chasseuse pleine d'assurance que j'étais avant de la connaître. Et j'étais bien décidé à continuer sur cette lancé car il était hors de question que Leonardo ne s'aperçoive un peu plus encore, de l'effet qu'il me faisait, de l'impact qu'il avait sur moi. Déjà que je n'arrivais pas à le tuer, j'interdisais d'autant plus qu'il s'imagine que je puisse être d'une quelconque manière amicale ou je ne sais quoi d'autre à son encontre.


Dernière édition par W. Athéna De Valhèze le Dim 27 Mar - 23:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Remember the day...   Dim 20 Mar - 23:04

Remember the day...



W. Athéna De Valhèze
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Le corps tombant lourdement sur le sol des toilettes de la station de métro, étant adossé contre le mur carrelé et crasseux de l’endroit, la jeune junkie qui vendait ses doses de drogue quelques minutes au-par-avant avait le regard vide et affiché un état de choc impressionnant. Sa poitrine s’élevait tout doucement laissant à peine présager de sa vie encore présente. Le voyait-elle ? Athéna voyait-elle que je n’avais pas tué cette jeune femme innocente ? Voyait-elle que je n’étais pas la bête assoiffée de sang qu’elle avait l’air de croire ? Non. Elle ne le voyait pas. Ses yeux étaient remplis de haine à mon sujet. Son corps émanait des envies de meurtre à mon encontre à chaque fois qu’on se voyait. Je la comprenais. Je lui avais arraché l’être aimé. Celui qui lui était le plus cher. Celui qui l’épaulait et la guidait. Son mentor, son amant, son tout. La relation qui la relié au jeune homme que j’avais tué était clair à mes yeux. Je savais tout d’eux. Je les connaissais comme si je les avais faits. En même temps, j’y avais été obligé. Ils m’avaient traqué encore et encore pendant de long mois. Des mois interminable de fuite où j’avais déjoué chacun de leur plan, tout aussi diabolique l’un de l’autre, pour m’avoir. Pour nous avoir. Car oui, ils nous avaient eus…
Cet homme avait réussi à avoir ma créatrice, celle qui m’avait tout appris de cette vie, celle qui était mon tout a ce moment. Celle qui arrivait à me faire vivre, à me faire avancer. Je ne voyais rien d’autre à l’époque que la vengeance. Encore et toujours. J’avais eu l’impression de redevenir le vampire sadique, cruel et indomptable de mes premières années. Celui qui avait fait basculer l’Italie dans un climat de peur et de chaos. Celui qui ne laissait rien d’autre que mort et désolation sur son passage. Je comprenais alors l’envie de la chasseuse de vouloir me tuer, de me traquer jour et nuit pour apporter la mort. Je le comprenais parfaitement. Ce besoin de vengeance, de donner le salut à l’être aimé en arrachant la vie à celui qui lui avait fait quitter ce monde. Je le comprenais. Et bien que je n’aimais pas ma vie, ma solitude, mon errance, je n’étais cependant pas prêt à mourir. Je n’étais pas prêt de quitter cette Terre. Bien trop égoïste et lâche.

Je me reculais doucement, venant me poser avec lenteur contre le mur d’en face, posant mes yeux sur le visage aussi doux et beau de la chasseuse, la regardant sans sourciller, sans m’en défaire. Même si je l’avais voulu, à cet instant, je ne pouvais me défaire de ses yeux, de leurs courbures et de leurs beautés. Car oui, je ne pouvais le nier, la jeune blonde avait un charme et une beauté indéniable. Quelque chose de fort et de puissant qui ne me laissait pas indifférent. Je m’en voulais d’être aussi faible que ça. Je m’en voulais et je ne pouvais pas accepter qu’une humaine, qui plus est une chasseuse qui voulait ma mort, puisse avoir de pouvoir d’attraction sur moi. Étais-je faible ? Certains diront que non, que je n’avais pas pu vivre autant de temps en défiant les Volturi si j’avais été faible. Certains pourront dire que oui. Que je n’étais plus l’être aussi puissant et infâme qu’ils avaient connu quelques centaines d’années au-par-avant. Je me voyais faible simplement par le fait que je puisse être aussi chamboulé par un être. Moi qui n’avais jamais ressentis la moindre émotion, voila que cette humaine, qui se trouvais devant mes yeux, était entrain de chambouler toute mon existence. Je devais la tuer, la rayer de ma vie, ne serait-ce que pour être sûr de garantir ma survit et mon futur. Mais je ne le pouvais. Combien de fois nous étions nous rencontrés ? Combien de fois avais-je eu l’occasion de lui enlever la vie ? Tout le temps. A chacune de nos rencontres je pouvais sans forcer la faire plier et lui ôter la vie. Mais je n’en avais pas la force. Je ne le pouvais pas. Pourquoi ? Oh bien sûr, je connaissais la réponse. Mais je ne voulais pas l’entendre. Je l’avais laissé dans un coin et profondément enfoui en espérant qu’elle ne ressorte jamais.

Ses yeux étaient toujours braqués sur moi, ancrés dans mes prunelles, sans me lâcher. Je ne pouvais détourner mon regard. J’étais comme hypnotisé et en même temps, je restais sur mes gardes. Elle cherchait me tuer. Elle me suivait où que j’aille. Elle voulait ma mort. Mais encore une fois, elle ne faisait rien. J’étais là, à sa merci – plus ou moins – mais elle n’agissait pas. Combien de fois avait-elle pu porter le coup de grâce et n’avait-elle rien fait elle aussi ? Plusieurs fois. Lors de mes hésitations par exemple. Elle restait cependant là à me regarder alors que je lui annonçais doucement que l’humaine était toujours en vie. Qu’elle ne mourrait pas et qu’elle ne se transformerait pas. Elle n’avait pas l’air de me croire, ou elle avait l’air perdu. En tout cas, je ne dû pas attendre longtemps pour que la vérité éclate et c’est quelques secondes après avoir prononcé ses mots que la petite junkie ce mit à gémir faiblement. Nos yeux se tournèrent dans un même mouvement vers cette humaine et nous nous mîmes à la regarder, à la contempler même, sans rien dire ni bouger pendant de longues secondes. De longues minutes même. Sans un mot, je me redressais alors et m’avança vers cette dernière, sans regarder la chasseuse. Je savais bizarrement qu’elle ne ferait rien contre moi. je m’approchais de la jeune femme et, tout en glissant une main dans le bas de son dos, en prenant un de ses bras autour de mon cou, je redressais la petite humaine doucement et l’apporta avec attention près des lavabos. Faisant couler l’eau, j’en passais doucement sur le visage de la jeune femme avant de lui en verser, du mieux que je le pouvais, dans la bouche pour l’hydrater un peu. Je ne voulais pas qu’elle meurt. D’une part parce que je tuais très rarement les humains et d’autre part, parce que les seuls personnes que je tuais étaient des malfrats et autres rébus de la société qui ne manqueraient à personne. Je continuais la chose pendant quelques secondes avant de reposer le corps de la jeune femme sur les lavabos, tout contre le mur, lui mettant deux petites gifles histoire de voir si elle était toujours consciente, enfin, toujours vivante. Elle gémit une seconde fois et je la laissais alors là, me tournant vers la chasseuse en me rapprochant d’elle, doucement, d’une démarche lente et sans bruit, presque fantomatique.

« Que fais-tu ici de Medici ? Ne me dis pas que tu me suis... sinon je serais obligé de te dire que tu es suicidaire. » Ses mots glissèrent dans le silence des toilettes et s’engouffrèrent en moi. Je relevais les yeux qui s’étaient glissés sur son corps et les déposais avec tendresse dans les siens, m’y envoutant une nouvelle fois alors que je me rapprochais toujours aussi lentement d’elle. Elle ne bougeait pas, se posant simplement contre le mur qui se trouvait derrière elle, me regardant simplement avancer vers elle. Comme si de rien n’était. Comme si elle n’avait pas peur. Comme si elle savait que je n’allais rien faire. Que je n’allais pas la tuer. Étais-je si transparent que ça ? Je m’en voulais, je me mordais l’intérieur de la joue, sans rien laissais transparaître sur mon visage, m’avançant toujours lentement jusqu’à elle. Les centimètres fondaient comme neige au soleil et j’arrivais enfin à sa hauteur. Mon visage s’abaissa légèrement et je me plongeais alors dans son magnifique regard. Nos corps n’étaient qu’à quelques petits centimètres l’un de l’autre, peut être même des millimètres et je sentais son souffle s’écraser sur mon menton. Je sentais les battements de son cœur qui envoyait rapidement ce sang si délicieux dans l’ensemble de son corps. Je sentais la chaleur émaner de sa peau si douce et tendre. Je pouvais sentir l’odeur de son sang et l’entendre m’appeler. Diaboliquement enivrant, douce tentation. Je me rapprochais encore un peu et posa une main sur le mur derrière elle, juste à coté de son visage, et me pencha vers celui-ci ? Qu’étais-je entrain de faire ? Je l’ignorais mais je ne pouvais m’en empêcher. Mon visage se rapprocha encore du sien et c’est en frôlant avec délicatesses ses lèvres qui m’appelaient tant que je lui répondis dans un souffle « Suicidaire ? Je l’ai toujours été. J’ai plutôt l’impression que c’est toi qui me suis… C’est bien toi qui est venu me retrouver aussi. Dans cet endroit lugubre et malfaisant… » Mes lèvres frôlèrent les siennes de nouveau et un petit sourire s’afficha sur mes lèvres, discret, coquin, provocateur. Je glissais mes lèvres doucement sur sa joue, descendant sur sa mâchoire en soupirant très légèrement. Mes lèvres rencontrèrent la peau de son cou et c’est avec un sourire que je puis sentir alors son pou s’accélérer et l’afflux de sang passer en continue dans ses veines. Je me mordais la lèvre alors que je sentais des palpitations me brûler avec envie la gorge. Son sang m’attirait dangereusement et je ne savais pas pourquoi. Mais il était là et m’appelait. « C’est… déstabilisant… » Laissais-je échapper alors dans un soupir. Mes crocs se découvrirent et alors que mon corps se collait doucement contre le sien, épousant parfaitement ses formes angélique, une de mes mains se posa sur ses hanches et mes canines vinrent, lentement griffer la peau de ce sublime cou…
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MessageSujet: Re: Remember the day...   Dim 27 Mar - 23:16


Leonardo & Athéna
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C'est le sourire aux lèvres que je lui avais lancé ces mots. Quelque part même si je me savais faible face à Leonardo, je sentais le besoin d'essayer de lui prouver qu'il n'en était rien. Un peu comme si s'il pensait que ce n'était pas le cas, je le serais moins. Pourtant la seule chose que j'aurais pu avoir à gagner c'est qu'il n'en joue pas. Mais Leonardo n'étant ni dupe et encore moins petit joueur. Et même si je le savais comme s'il fallait qu'il me le prouve il s'était mis à avancer vers moi. Quelques secondes auparavant c'était moi qui "tenait" les rennes et voilà que maintenant il essayait de renverser la situation à son avantage. Le pire dans tout cela c'était que ça marchait. Eh oui, le dévisageant je ressentais comme l'incapacité de pouvoir bouger. J'étais statique. Après quelques instants à rester ainsi, tant ce sentiment d'incapacité était déconcertant j'avais bougé mon petit doigt afin de m'assurer que ce vampire ne m'avait en aucun cas empêché de bouger. J'étais certes un peu parano, mais avec ces sangsues je m'attendais à tout, surtout lorsqu'il s'agissait de cette sangsue là.

En effet Leonardo étant un sacré numéro, de ce fait rien ne pouvait m'étonner lorsqu'il s'agissait de lui et surtout pas qu'il ait trouvé un quelconque moyen pour me rentre immobile quand il le désirait. Après tout il avait bien réussi à me mettre dans l'impossibilité de le tuer, ce qui pour une chasseresse était tout de même un comble étant donné que par définition il était ma proie. Une très, je dirais même trop attirante proie. Et cette attirance que j'avais pour lui devait être vraiment trop transparente car à cet instant, mon pire ennemi était entrain d'en jouer. Il en jouait à merveilles, avançant toujours plus vers moi et une fois assez proche pour que je m'aperçoive qu'à tout instant il pouvait me dévorer toute crue mais que pour une raison qui m'échappait j'avais le sentiment qu'il n'en ferait rien, il avait déposé sa main sur le mur à quelques centimètres de mon visage.

Autant que cela aurait dû me faire peur, la situation m'amusait. Oui pour la première fois depuis notre rencontre, Leonardo et moi étions entrain de jouer. De jouer ensemble, au même instant. Certes il m'était arrivé de jouer de lui, et vice versa, mais chaque fois il y en avait eu un pour stopper le jeu. Seulement à cet instant précis, il dirigeait le jeu et peu à peu j'y entrais. J'entrais dans ce jeu dangereusement tentant dont le maître de ce dernier l'était tout autant si ce n'est plus. Tant que même lorsqu'il approcha son visage du mien, ses lèvres frolant les miennes je sentis le désir se faire plus fort que jamais. Pourtant c'est le dégout qui aurait dû prendre place en moi. Mais non. Il n'en était rien. Leonardo était mon fruit défendu. Mon désir interdit. Mon jeu préféré. Un jeu que je n'aurais dû apprécier et qui pourtant me faisait frémir de toute part. Un jeu qui stimulait comme jamais mes sens et que je haïssais donc autant que je l'appréciais. Seulement j'étais une femme de plaisir c'est pourquoi je ne fis rien pour stopper cette fois. Mon vampire était mon point faible est à cet instant il avait réussi à m'avoir dans ses filets.

Ce n'est que lorsqu'il souffla presque contre mes lèvres « Suicidaire ? Je l’ai toujours été. J’ai plutôt l’impression que c’est toi qui me suis… C’est bien toi qui est venu me retrouver aussi. Dans cet endroit lugubre et malfaisant… » que je repris mes esprits et que tous mes sens me signalèrent que ce petit jeu avait assez duré. Mais comme s'il avait senti que j'allais lui échapper, ses lèvres avaient alors frôlés mes lèvres. Après cela j'étais alors redevenu son petit jouet. A cet instant il pouvait faire ce qu'il voulait de moi, j'étais sienne. Et même si l'idée m'aurait certainement répugné dans une autre situation, dans celle dans laquelle nous nous trouvions, j'adorais ça. Et lui aussi apparemment.

En effet le sanguinaire qu'il était devait être très attiré par le liquide vermeil qui circulait en moi. Je l'imaginais si bien que j'arrivais presque à me mettre à sa place. Et étrangement cela m'excitait. Oui l'idée que Leonardo ait envie de boire mon sang m'excitait. Ce sentiment d'excitation se multiplia d'ailleurs de façon remarquable lorsque ses crocs vinrent se poser dans mon cou après m'avoir soufflé « C’est… déstabilisant… » . Ses mots me donnèrent un frisson qui fut intensifié lorsque son corps dur mais froid vint se coller au mien.

A cet instant j'avais l'impression de ne faire plus qu'un avec Leonardo, avec mon vampire. Si bien que doucement mes mains s'étaient posées sur ses poignets et qu'avec autant de sauvagerie que de tendresse je le fis basculer, le collant contre ce mur crasseux. J'étais étonnée qu'il me fasse autant confiance, j'aurais très bien pu le poignarder. Et pourtant non il était serein. Un peu comme s'il savait ce que j'avais en tête. De plus le fait que ses quenottes étaient toujours dans mon cou et donc qu'à tout instant il pouvait les y planter devait considérablement jouer dans sa sérénité. Quoi qu'il en soit, c'est donc excitée comme jamais notamment par ce corps à corps que j'avais relevé son visage. Mes yeux s'étaient alors ancrés dans les siens, et pour une raison qui m'échappait totalement je lui avais soufflé « Tu penses que ça le serait tout autant si je t'offrais quelque chose que tu as pour habitude de voler » . Un sourire malicieux s'était alors installé sur mes traits qui devaient n'avoir plus rien d'angéliques. Car oui à cet instant je venais de proposer à un vampire de lui offrir mon sang. J'allais peut-être une seconde fois vendre mon âme au diable ; la première fois étant la fois où je m'étais alliée aux Volturi afin de tuer celui qui était au delà de ma plus grande faiblesse, ma plus grande attirance. Décidément Leonardo avait le don de me faire danser avec le Mal.
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MessageSujet: Re: Remember the day...   Mar 19 Avr - 21:40

Remember the day...



W. Athéna De Valhèze
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C’est avec un très léger sourire aux lèvres que j’avais soufflé ses mots contre les douces lèvres de la jolie blonde, mon corps s’étant superposé au sien avec envie alors que le petit jeu auquel nous étions entrain de jouer prenait petit à petit une tournure intéressante. Voila que nous nous retrouvions tout les deux, le sourire aux lèvres, l’excitation grandissante avec le désir non dissimulé de jouer avec l’autre. Frôlant ses douces lèvres avec envie, je glissais lentement sur sa joue et sa mâchoire, laissant mes canines griffer cette délicate peau avec sensualité, avant de finalement poser mes lèvres sur son cou, goutant cette peau si délicieuse. Mes crocs s’étaient délicatement posés sur ce cou qui m’appelait et je pouvais clairement ressentir le parfum de son sang et la circulation de celui-ci dans ses veines. Tentant. Beaucoup trop tentant. Déstabilisant même, et je ne pu retenir cela en le soufflant contre le cou de ma proie. De ma chasseuse. En pensant à cela, un petit sourire naquit aux coins de mes lèvres. Je me rendais alors compte d’une chose. je prenais Athéna pour mienne. Et cela, depuis quelques temps même temps. Mais voila qu’aujourd’hui, je m’en rendais vraiment compte. Penser à elle comme MA chasseuse. MA proie. Ce dire aussi que je ne voulais que personne d’autre ne l’approche ou s’amuse avec elle comme j’étais entrain de m’amuser. Ce genre de petites choses qui me faisaient prendre conscience aujourd’hui que j’étais beaucoup plus attaché à la jeune femme que je le devais. Car dans un sens, elle était quand même mon ennemie. Une chasseuse qui voulait se venger de la mort de son compagnon, maître d’arme ou autre amant. Que sais-je vraiment ce qu’il était au fond. Et puis… je m’en fichais. Cela me répugnait. Je fermais les yeux à cette pensée tout en soufflant légèrement. Pourquoi cela devait-il me dégouter ? Tout était si invraisemblable.

Alors que j’essayais de reprendre le dessus et de mon comporter comme le vampire que je devais être, froid, distant, machiavélique, séducteur, sadique, pervers, voila que sa douce petite voix, telle une mélodie des plus envoutante, se fraya un chemin dans mes oreilles et me fit fondre une seconde fois. Elle était diabolique. Elle avait un charme et un pouvoir dévastateur sur moi et pouvait à tout moment me détruire. Cela faisait peur mais m’excitait en même temps. Ma conscience me disait alors de m’éloigner de ce démon, de cette sorcière qui pouvait mettre fin à mes jours comme bon lui semble. Or je taisais cette conscience pour profiter de la situation.
Mon corps étant collé tout contre celui de cet ange blond, je pouvais sentir avec précision les courbes divines de son corps se fondre totalement sur le mien et alors que je ressentais chaque mouvement de sa part qui commençait doucement à éveiller en moi quelques envies, la jeune femme me repoussa, tout en restant coller à moi, avant de me coller contre le mur crasseux sur lequel elle était adossée quelques secondes avant. Heureusement pour elle, j’avais réussi à contrôler la bougeotte qu’elle avait eue et donc lui éviter une morsure accidentelle. Car oui, au final, je ne voulais pas la mordre. Je savais pertinemment que malgré mon âge et le contrôle que j’avais sur moi-même, j’aurais du mal à me retenir de la vidé de son sang si jamais je pouvais gouter à celui-ci. Ce dernier m’attirait vraiment beaucoup. Comme jamais un sang m’avait autant attiré depuis de nombreuses années. Pour ne pas dire depuis toujours. Cette femme était normalement tous ce que j’aurai du détester et pourtant… j’étais pratiquement accroc à elle. À sa beauté, sa plastique, son visage d’ange, ses yeux si enivrant et son odeur tellement alléchante.

La laissant se mouvoir lentement tout en la tenant près de moi d’une pression de la main sur sa hanche, je la vis se redresser légèrement afin que ses yeux d’un bleu pétillant s’ancrent dans mes prunelles rougeoyantes d’envie. Je captais ce regard sans pouvoir m’en défaire et m’y plongea sans attente entièrement dedans. Ce dernier allait sans aucun doute m’envelopper et me prendre dans ses filets. Mais je m’en fichais. Plus rien ne comptait mise à part cela, mise à part cette chasseuse. Raaaah mais qu’est ce que tu raconte Léonardo, remet toi, ressaisis toi bon sang. Ne la laisse pas te prendre. C’était déjà trop tard, et depuis quelque temps maintenant. « Tu penses que ça le serait tout autant si je t'offrais quelque chose que tu as pour habitude de voler » M’annonça-t-elle dans un souffle alors que mes yeux se baladaient avec aisance et bonheur dans les siens. Que voulait-elle dire par là ? Était-elle entrain de me proposer de m’offrir d’elle-même ce liquide tant convoitée ? Connaissait-elle les conséquences de cet acte qui était certes intéressant et très tentant, mais totalement dangereux ? Savait-elle ô combien son sang m’était presque vital et que j’aurais du mal à m’arrêter si jamais nous commencions la chose ? Était-elle réellement au courant des dangers découlant de sa proposition ? Je ne savais pas quoi dire. Je ne savais faire. Que devais-je répondre à cette proposition qui sonnait un peu comme une provocation ? « Et que sais-tu de ce que je voudrais tant te prendre ? » Lui demandais-je dans un souffle alors que nos lèvres se retrouvaient une nouvelle fois assez proche. Mes yeux quittèrent les siens l’espace de quelques secondes pour apercevoir ses lèvres qui me donnaient tant envie alors que je me retenais de toute mes forces de m’en emparer. C’est dingue le pouvoir d’attraction qu’elle détenait sur moi. je me sentais totalement faible face à elle.

Je secouais vivement la tête, essayant de chasser tout cela alors que d’un autre coté, mon corps réclamait que tout ceci continu. Ma main glissa rapidement dans le bas de son dos et appuya dessus de façon à coller le corps de la chasseuse tout contre le mien avec plus de force et de pression. Mes yeux se reposèrent dans les siens et alors que je pouvais sentir son cœur battre à en rompre la cage thoracique, j’attrapais vivement ses lèvres et l’embrassa sans aucune retenue. Oui elle m’attirait. Oui elle me faisait beaucoup d’effet et oui j’étais totalement faible. Mais je n’avais pu retenir encore une fois cette envie brulante. Cette envie qui pouvait tout changer entre nous, aussi bien tout détruire qu’autre chose. Ses douces lèvres sucrées se mouvaient avec délices sur les miennes et je pris un plaisir fou à l’embrasser, content d’avoir écouté mes envies. Qu’allait-il advenir de la suite ? Comment allait-elle me repoussait puisque de toute évidence, c’est ce vers quoi nous allons certainement nous diriger. Quitte à avoir l’air du con de service. Mais je m’en fichais totalement. J’avais eu une de partie de ce que je désirais prendre chez elle et cela m’avait plus. Vraiment plus.
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MessageSujet: Re: Remember the day...   Ven 29 Avr - 1:12


Leonardo & Athéna
    remember the day...



Jouer. Un verbe auquel je tenais beaucoup et qui représentait à merveille la relation que j'entretenais avec Leonardo. Nous jouions avec l'autre. Autant en nous chassant mutuellement qu'en nous séduisant. Ce jeu était tout sauf sain, je le savais et même si sa nature en elle-même ne l'était pas plus que notre jeu, j'étais certaine que lui aussi s'en rendait compte. Un vampire séduisant une chasseuse. Une chasseuse séduisant un vampire. C'était contre-nature. Et je ne savais pas très bien ce que nous attendions pour cesser le jeu pendant qu'il en était encore temps. D'avoir succomber peut-être ? Il y avait plus de chance que je ne l'aurais voulu pour que ce soit le cas. Et si j'étais certaine que cela n'aurait aucune incidence sur ma vie future et qu'après ça je pourrais enfin le réduire à néant, j'aurais sans hésiter fait ce qu'il fallait pour que cela arrive. Seulement une fois que nous aurions succombé, avions-nous une preuve que nous n'en voudrions pas plus ? Que ce que nous avions gouté n'attiserait pas plus notre désir qui était en vue de la situation dans laquelle nous nous trouvions, indéniable ? Car oui tout contre Leonardo, je sentais bien mon coeur s'emballer, les frissons me guetter et mes envies les plus folles me ronger. Je le désirais. Plus que tout. Bien plus que mes rêves les plus tordus ne l'auraient permis. Bien plus que je ne l'aurais imaginé d'ailleurs. Car avouons-le, c'était le comble pour une chasseuse telle que moi de désirer à ce point un vampire, un sale buveur de sang tel que Leonardo. Mais que faire face à ça ? Tout était si trouble, si compliqué et pourtant à la fois si amusant et excitant. Quoique j'en dise, j'y prenais gout.

A tel point que dans le feu de l'action, j'en étais venu à lui proposer une chose dont je ne m'étais jamais cru capable. Certes j'avais toujours été très interessée par les vampires, par cette passion dévorante qu'ils avaient avec leur soif, mais pas au point d'en venir à ça. Oui à ma plus grande surprise, autant qu'à la sienne d'ailleurs, je venais de proposer à Leonardo de boire mon sang. Sans aucun doute, je venais de perdre la tête. Bien entendu qu'il aurait dû être hors de question qu'il l'envisage alors encore plus que ce soit moi qui lui souffle l'idée, bien que j'imagine aisément qu'il devait déjà y avoir pensé. Pourtant... Pourtant l'idée que les crocs de Leonardo s'enfoncent dans mon cou et que sa langue palpe ma peau pour extirper de mon cœur d'humaine, mon sang sacré de chasseuse, me rendait toute chose. Oui le simple fait d'imaginer qu'il puisse le faire avait le don d'éveiller mes sens endormis depuis la mort d'Eden, mon amant. En effet j'étais excitée à la simple pensée qu'une saleté de sangsue se nourrisse de mon sang. Je savais que cela était plus qu'un comble en vue de mon statut de chasseuse, seulement je ne pouvais lutter contre cette envie. Cela faisait bien trop longtemps qu'un homme ne m'avait pas désiré au point de prendre le risque de me tuer et je voulais retrouver ces sensations perdues.

Sensations que j'avais certes perdues à cause de celui duquel je voulais être la tentation. Mais qu'importe. A cet instant, il n'y avait que le désir et mon futur plaisir qui comptaient. Après tout à quoi bon être vivante si ce n'était que pour me concentrer sur autre chose que mes envies et désirs présents ? A rien. Et c'est en me laissant aller à ces choses que m'apparut une sorte de révélation ; en fin de compte, ces derniers temps alors que mon unique but avait été de détruire Leonardo, j'en avais oublié de vivre. Oui cette épuisante et non fructueuse chasse m'avait donné l'impression de mourir à petit feu. Je m'en tenais au stricte minimum, boire, me laver, me nourrir. Le minimum vital comme on dit. J'en avais complètement oublié ce pour quoi j'avais toujours vécut et surtout chassé : le plaisir.

C'est donc en redécouvrant peu à peu ce qu'était que se laisser aller à ses envies que je fus soudain prise d'une plus grande surprise. L'envie que j'avais de gouter à ses lèvres était si forte que j'avais peine à me concentrer sur ses mots. En effet tandis que le vampire m'avait soufflé « Et que sais-tu de ce que je voudrais tant te prendre ? » , ce n'était que son souffle qui m'enivrait, que l'apparente douceur de ses lèvres qui m'obsédait. Oui j'avais une envie bien étrange. J'avais envie d'embrasser mon meilleur ennemi, ma plus grande faiblesse, mon désir irréfutable, ma plus grande obsession, mon vampire, Leonardo. C'était aussi fou que tentant. Mais je n'avais pas peur de la folie et lui non plus apparemment, car comme si mon désir l'avait contaminé par cet échange de regards qui était d'une force telle que j'en perdais mes moyens, il avait alors posé sa main dans le bas de mon dos, me guidant alors, m'obligeant presque à me coller encore plus à lui.

Je pouvais sentir plus que jamais la fraîcheur de son corps qui avait des allures de marbre. Leonardo était peut-être qu'un putain de monstre assoiffé de sang, mais en tout cas, il avait aussi et surtout un putain de corps ! *sbaff* Et quoique je dise, à cet instant, pour rien au monde je me serais éloignée de lui. Non cette étreinte me plaisait énormément. Et mon vampire ne semblait pas en avoir finit avec moi car m'étant à peine remise de ce rapprochement que déjà ses lèvres jouaient avec les miennes. Qu'étais-je censée faire ? Le rejeter, me crier ma raison. Mais je n'avais jamais été raisonnable, du moins jamais lorsqu'il avait été question d'hommes. C'est pour cela que désireuse comme jamais d'un être surnaturel, j'avais alors doucement entre-ouvertes mes lèvres pour qu'il puisse jouer plus aisément. Après ça tandis qu'une de mes mains s'était dirigée vers sa nuque, je m'étais alors, complètement abandonnée à ses lèvres. Oui à cet instant je partageais le baiser le plus surprenant qui soit avec Leonardo. Ses lèvres étaient aussi fraiches que douces et sa langue tout aussi douce que gouteuse. Chaque mouvement était régulier et pour le moment contrôlé. Cela avait d'ailleurs pour effet de faire encore un peu plus accélérer les battements de mon cœur. C'est donc le cœur battant la chamade et ma langue caressant la sienne, que j'avais en une fraction de seconde, sentie notre baiser devenir une chouilla plus incontrôlé. Jusqu'à ce que finalement totalement prise de frénésie, ce baiser contrôlé était devenu passionné, et brulante comme jamais, les yeux fermés je me laissais guider par cette passion incontrôlable. Certes ça avait l'allure que d'un baiser. Et j'en avais échangé des baisers. Seulement celui-ci avait un gout particulier. Je ne savais pas trop si cela venait de la force de notre haine réciproque envers l'autre mélangée à notre désir mutuel, mais quoiqu'il en soit, ce baiser était si fort qu'il me fallut quelques secondes pour réussir à me détacher de ses lèvres.

Lorsqu'enfin j'eus réussi à réunir, à contre-cœur, assez de force pour quitter ses lèvres, non sans mal d'ailleurs, mes yeux se réouvrirent lentement cherchant alors les siens. Et une fois ceux-ci trouvés je ne pus que faiblement lui souffler, encore déstabilisée par les événements « C'était... étrange... » . Ayant peur qu'il le prenne mal car plusieurs interprétations pouvaient découler de ma réplique j'avais alors reprise du tac au tac « Étrange mais agréable » alors que je lui lançais un clin d'œil. Tout à coup, en un baiser, j'étais devenue... une chasseuse apprivoisée. Mon dieu que je détestais l'idée. Mais pourtant j'avais l'impression d'être prête à me damner pour un jour pouvoir à nouveau ressentir ce sentiment.
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MessageSujet: Re: Remember the day...   Ven 29 Avr - 21:17

Remember the day...



W. Athéna De Valhèze
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Le jeu était entrain de prendre une ampleur bien plus importante que je ne l’aurai cru. J’aimais jouer. De tout temps, de toute époque, qu’importe les âges ou alors la race dans laquelle j’évoluais, j’avais toujours aimé jouer. La séduction, les regards, les petits gestes ou sourire, fuir la personne convoité et repartir la chercher. J’aimais ça. J’adorais ça et ce, depuis toujours. Chaque personne est unique, il n’existe aucune technique universelle pour réussir à séduire la personne convoitée. Ceux qui vous disent que c’est le cas con des charlatans et vous vendent alors simplement que de l’espoir et du rêve. Chaque personne était différente, et Athéna n’échappait pas à la règle. Loin de là. Elle était la personne qui, sans mentir car je ne pouvais me cacher plus longtemps la vérité, qui m’attirait le plus. Je n’avais jamais ressentis autant d’attraction pour une personne que pour elle. Jamais. C’était quelque chose de nouveau, de terrifiant et terriblement alléchant. J’aimais cette sensation. Ce sentiment. Et je savais fort bien que continuer de jouer de la sorte allait me bruler les ailes. Je le savais mais je m’en fichais, royalement. Ce qui comptait, à cet instant précis, c’était elle. Elle et moi. Et rien d’autre.
C’est pourquoi, sans réfléchir d’avantage, laissant simplement la passion m’encerclait et nous prendre pour nous enfermer dans une bulle salvatrice, j’avais laissé ma main descendre dans le bas de son dos et se poser juste à la naissance de ses fesses qui, d’après les vues que j’en avais eu, étaient délicieusement alléchante. Appuyant légèrement, je collais avec un mélange de délicatesse et de passion qui démontrait mon envie, son corps tout contre le mien, laissant ses courbes angélique venir s’associer aux miennes. Mon regard ancré dans le sien, je m’y plongeais sans attendre, sans crainte et, tout en approchant mon visage du sien, attrapa avec envie ses délicieuses lèvres qui m’avaient tant appelées. Depuis le temps que j’en avais envie, voila que j’écoutais, sans me soucier des conséquences, mes envies. Le corps tiède de ma chasseuse préférée apportait son lot de chaleur à cette étreinte qui me plaisait de plus en plus et je pouvais sentir les battements de son cœur s’accélérer et cogner avec plus de force tout contre moi.

Jamais je ne me serais cru capable de céder à cela, de céder aussi facilement à l’appel interminable de son corps, de son visage, de ses lèvres. Et pourtant, voila qu’à peine arrivé dans cette magnifique ville, je me retrouvais dans les toilettes d’une station de métro à tenir dans mes bras la chasseuse de mes rêves et à jouer avec elle à un jeu qui était de plus en plus dangereux. Ses lèvres s’entrouvrirent, ce qui m’annonça alors qu’elle acceptait sans aucune réticence le traitement que je lui offrais. Mais je fus surpris, agréablement surpris même, de voir avec quelle envie elle partagea ce baiser, aussi doux et passionné soit il. Je n’arrivais pas très bien à le décrire. Il y avait un mélange de sentiments et d’envie derrière tout cela qui floutaient le tout. Ma conscience, mon raisonnement. Alors que sa main remontait lentement sur ma nuque, terminant de créer tout les frissons que le corps mort que j’avais était entrain de ressentir, je soupirai d’aise et de bien être en venant doucement refermer mes bras dans son dos et en la serrant lentement tout contre moi, appuyant un peu plus ce baiser qui commençait à nous échapper. Ses lèvres se mouvaient avec aisance tout contre le mienne et je prenais un plaisir non dissimulé à gouter et à caresser sa langue qui s’agitait avec envie tout contre la mienne. C’est les yeux clos que je laissais alors totalement la passion de cet instant m’envahir et m’abandonna sans concession à elle, à ma chasseuse, ne voulant plus rien contrôler et laisser libre court à mes envies, à ma passion qui me brûlait de toute part. Les braises qui étaient nées entre nous s’étaient transformées en un véritable incendie, incontrôlable et totalement enivrant et je me jetais sans aucune peur dans cette passion qui nous dévorait.

Avec douceur mais non moins sans envie, je remontais une de mes mains dans son dos, le caressant très lentement en continuant de me délecter avec un désir fou de ses délicieuses lèvres, profitant de cette instant magique qui allait sans nul doute s’arrêter. Car je le savais que trop bien, nous n’étions pas fait pour vivre ce genre de chose. Je n’étais à ses yeux qu’une foutue sangsue qui avait tué son amour, son amant ou que sais-je encore comment elle le considérait. Un monstre qui n’avait pas le droit de vit sur cette terre qui était sienne. Celle de sa race, de son peuple. Un peuple dans lequel j’avais vécu il y a de cela plus d’un demi-millénaire maintenant. Un vampire qu’elle s’était promis de tuer et une chasseuse que je m’étais promis de fuir. Oui. Mais pas maintenant. Je ne le voulais pas. Je voulais continuer cette échange et voir ce qui allait découdre de ce pas que nous venions de franchir. Nous n’en avions pas conscience encore, mais nous venions de franchir un immense fossé. Un fossé dont il était sans nul doute difficile de faire marche arrière. Avec douceur, la jolie blonde que je tenais dans mes bras décolla ses lèvres des miennes et alors que j’ouvrais les yeux, elle capta mon regard pour ne plus le lâcher, souriant à ce qui venait de ce produire entre nous. Un sourire non moqueur. Un sourire qui n’annonçait en rien un « j’espère que ça ta plus car cela ne se reproduira pas ». Non. Un sourire des plus francs auquel je ne pu que répondre. Car oui, j’avais aimé. Ce baiser venait de me marquer au fer rouge comme jamais un baiser ne l’avait fait jusqu’à présent. « C'était... étrange... » Ses mots glissèrent dans un murmure à mon oreille alors que je continuais de la regarder, de me noyer dans ses prunelles claires. Étrange, c’était bien le mot. Vraiment très étrange. Et alors que je voulais répondre, elle enchaîna rapidement, comme si elle voulait se rattraper ou annoncer une rectification, de façon à ne laisser aucun sous entendu « Étrange mais agréable » Oh oui. Vraiment très agréable. Elle n’avait aucune idée de l’effet que cela m’avait fait et de l’impact que cela avait produit en moi. J’étais totalement sous son emprise et si tout ceci était un jeu qu’elle utilisait afin de me piéger et de me tuer, alors elle m’avait eu et pouvait sans aucune difficulté m’arracher le peu de vie qu’il me restait. Mais je savais qu’il n’en était rien. Je savais, et s’était bizarre de savoir ça, qu’elle était franche, sincère, envieuse.

Avec vivacité, ne lui laissant aucunement le temps de riposter, j’avais posé mes mains sur son fessier de déesse et tout en la soulevant dans mes bras, m’étais retourné pour venir la plaquer tout contre le mur. La regardant toujours dans les yeux tout en souriant légèrement, mes lèvres s’amusaient à frôler les siennes et c’est dans un souffle que je m’étais mis à lui répondre « Très étrange. Très agréable… et délicieux. Et j’ai envi… je suis curieux de savoir ce que réserve la suite. Si tout sera aussi agréable ou non… » Finissais-je tout en reposant mes lèvres contre les siennes, collant sans retenue mon corps tout contre le sien alors qu’une de mes mains s’amusait à caresser avec douceur une de ses cuisses. J’avais soif de plus. Soif de retrouver ses lèvres et de me laisser enivrer par elles une nouvelle fois. Soif de leurs gouts, de leurs douceurs, de leurs tendresses et de leurs passions. Elle m’avait capturé et apprivoisé. Totalement. J’étais sous son emprise. La femme possède une force extraordinaire. Ma chasseuse la connaissait-elle ? Savait-elle à quel point elle me devenait de plus en plus vitale ? Je n’en savais que trop rien et la réponse pouvait attendre. Ce dont j’avais besoin, ce dont je voulais à ce moment précis, était de continuer de l’embrasser et de l’avoir dans mes bras, tout contre moi. Faire durer et évoluer ce moment avec un plaisir immense. Était-ce bien ? Était-ce mal ? Au diable tout ceci. Que Lucifer vienne m’enlever si cela ne lui plaisait guère. Je n’étais de toute manière, qu’un ange de la nuit qui venait de se faire docilement apprivoisé.

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