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 Arrête de stresser ...

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MessageSujet: Arrête de stresser ...    Mar 6 Sep - 3:57


Arrête de stresser...
Athéna & Léo




Tout s’effacer lentement autour de moi. Je ne voyais rien d’autre qu’un tas de fils rouges de toute part et je comprenais alors doucement ce qui était entrain de se passer. Doucement, le monde s’effacer autour de moi et je perdais la notion du temps, de l’espace. Rien d’autre n’avait d’importance que ses fils rougeoyant et ce parfum sucré et majestueux qui caressait mes narines. Oui rien d’autre… mais je ne pouvais pas. Je ne devais pas. Je n’étais plus comme ça. Si je laissais cette soif me contrôler, il était clair qu’un désastre sans précédent aller avoir lieu dans cet aéroport. C’est pourquoi, les lunettes de soleil posées sur mes yeux, je regardais le sol et avançais, doucement, n’ayant pas la force d’aller plus vite, contrôlant mes instincts et envies avec difficulté. J’avais envie de retrouver mon chez moi, cette sécurité pour les autres. Mais j’avais aussi envie de boire. J’avais besoin de boire, de sentir ce liquide vermeil couler dans ma gorge. Une question de vie ou de mort. Je me savais faible. Faible comme jamais je ne l’avais été. Et je ne savais pas si j’allais tenir mais il le fallait. Pour moi, pour les autres… pour elle surtout. Elle avait mis tant d’espoir en moi que je ne pouvais me laisser abattre et la décevoir. Je ne pouvais sauter à la gorge de cette petite qui se trouvait à seulement deux mètres de moi. Son sang m’appeler, ô douce mélodie que j’entendais au creux de l’oreille. C’était si merveilleux que d’entendre le flux sanguin traverser son si faible corps. Si extraordinaire que de le voir couler à flot dans ses veines. Et cette gorge innocente qui ne pourrait résister à l’assaut de ses poignards qui me servaient de dents. Secouant la tête, je laissais un grognement à peine audible sortir de ma gorge et essaya d’accélérer le pas. Mon sac en main je sortis de l’aéroport et me dirigea vers le parking où ma voiture m’attendait. Du moins je l’espérais. Elle était là depuis plus d’une semaine maintenant et j’espérais que personne n’avait essayé de la voler. La voyant, je souris que faiblement et pressa de nouveau le pas avant d’ouvrir la porte, de m’installer au volant et de tout refermer, a clé. Je savais fort bien qu’une simple portière ne pourrait pas me retenir si jamais je craquais mais c’était un moyen de me rassurer. Du moins, j’essayais.

Enfournant la clé dans le contact, je la tournais et démarrais la voiture avant de fermer les yeux, les mains serrant le volant avec force et détermination. Je laissais la douce mélodie du V8 venir sifflet à mes oreilles, m’enveloppant dans se chant mélodieux et mécanique d’un moteur en combustion. Je fermais alors les yeux et attendais, doucement que tout passe mais c’était pire. Bien pire. Rapidement, je posais ma main sur la boite à gant et l’ouvris, fouillant dedans dans l’espoir de trouver une poche de sang mais rien. Rien n’était présent, mise à part des petits gants en cuir pour la conduite. La refermant avec force, j’en arrachais la poignée et enclencha une vitesse, accélérant comme un bourrin pour m’éloigner de la civilisation. Je devais à tout prix m’éloigner de cet aéroport bondé de monde pour éviter de faire une bêtise. Rapidement, je m’engageais alors sur la voie rapide et sortie sur une des nationales, m’enfonçant dans les coins sombres aux alentours de la ville, vers les forêts sinueuses. Là j’étais pratiquement sûr de ne croiser personne susceptible de me donner envie de plonger mes canines dans sa gorge, de lui arracher la trachée et de la vider de son sang. Et voila… voila que ces pensées noirs et meurtrières revenaient. Me mordant la lèvre avec force, j’accélérais encore alors que ma vue restait des plus floue. Etant seul, je pouvais enlever mes lunettes et laisser mes yeux aux clairs de lune. Personne ne pouvait voir à quel point ils étaient rougeoyants. Sans le savoir, sans m’en rendre compte plus précisément, je me dirigeais avec hâte vers le QG du Conseil. Ce dernier étant grand, il possédait pas mal d’entrée et sortis de toute part dans la ville et c’est pour plus de sécurité que j’avais décidé d’utiliser l’une d’entre elle, assez grande pour faire entrer un véhicule et assez éloignée pour ne rencontrer personne.
Sur le chemin, mon esprit voyagea et me transporta alors quelques jours plus tôt, à mon arrivée en Italie où ma mission avait eu lieu. Plutôt sûr de moi, je croyais que cette mission allait se dérouler sans le moindre souci. J’étais loin de m’imaginer à quel point nous avions était berné et utilisé à des fins meurtriers. Le but était assez simple. S’informer sur un Donumnis présent sur le territoire italien, le trouver, et lui parler alors de nous, des autres, puis le protéger. L’aider à fuir le pays. Rien de plus inquiétant. Rien de plus alarmant. Et pourtant… après une journée et demie de recherche, je l’avais retrouvé, enfermé à double tour dans un motel pitoyable près de Bologne. Il transpirait la peur et avait le regard livide. J’ai du prendre sur moi, sur ma patience, pour réussir à m’en approcher quelques jours plus tard. Il ne me faisait pas confiance et je le comprenais. Après avoir entendu son histoire, je ne pouvais que comprendre ses craintes. Ses satanés Volturi le traquaient depuis plusieurs jours et il ne savait plus quoi faire. Il était sur le point de devenir fou. Lui promettant la sécurité, je l’attrapais par le bras et le traina a ma suite, prenant ses affaires, pour le ramener au pays et c’est à ce moment là qu’il me supplia de le laisser dire au revoir à sa grand-mère. Le jeune devait avoir seulement 18 ou 20 ans. Je ne pouvais me résoudre à le prendre comme ça et c’est pourquoi j’avais accepté. Mais en arrivant sur les lieux, aucune grand-mère ne s’y trouvait. Simplement un groupuscule de vampire, appartenant aux Volturi, qui m’entouraient. Sans attendre quoi que ce soit, ils se ruèrent sur moi et m’attaquèrent. Faisant un tour sur moi-même, j’eu le temps d’observer leur nombre et de me préparer. Fermant les yeux, je concentrais un maximum d’énergie avant de la libérer violement, usant de mon don de répulsion pour envoyer tout les corps de ses vampires au loin. Un piège… ceci n’avait était qu’un piège finement ficelé pour me faire venir. Car oui, qui d’autre à part moi connaissait l’Italie comme sa poche ? Personne.

Après plusieurs minutes de route qui paraissaient des heures tant la soif devenait incontrôlable, j’arrivais devant l’entrée d’une vieille mine aux portes en fer et descendis. Je titubais, marchant lentement avant de poser ma main sur la porte. Celle-ci brilla légèrement et un léger cliquetis me signala que l’entrée m’était autorisée. Soupirant, je remontais dans la voiture alors que les deux portes s’ouvraient, me laissant entrer dans un long tunnel presque sans fin et truffé de passage de toute part. Un véritable labyrinthe. Mais un labyrinthe que je connaissais que trop bien. De nouvelles minutes passèrent avant que je ne descende de la voiture, laissant la portière ouverte et entre dans un des halls du QG. Posant la main sur la poignée, j’ouvris et entrais dans la grande salle et mon regard croisa celui de quelques personnes qui se trouvaient là. Tous me regardèrent avec effroi, comme si un monstre, un zombi, se trouvait devant eux. Quelques uns venaient vers moi et c’est avec un regard noir, mauvais, et un geste de la main, que je les suppliais de rester dans leur coin. Je ne voulais pas de leur aide. Ils n’allaient rien faire d’autre qu’aggraver la situation. Croisant le regard des plus apeurés d’Athéna qui se trouvait au fond de la pièce avec un nouveau, certainement entrain de lui apprendre deux trois choses sur notre monde et notre ordre, je ne pris pas le temps de lui sourire et détourna mon visage, laissant mon regard ce perdre sur le sol avant de continuer ma route, me tenant au mur, la main près de la bouche. La marche était encore plus lente et incertaine qu’avant mais personne ne vint et j’en fus rassuré. Même lorsque je failli m’écrouler sur le sol. Ouvrant une autre porte, je longeais alors un nouveau couloir avant de trouver mon bureau. Y entrant, je refermé vivement la porte, la faisant claquer et alla aussi rapidement que je le pouvais vers mon petit bar personnel et réfrigéré, là où se trouvait un nombre important de poche de sang. J’avais mis en place cette sécurité pour m’éviter toute dérive et aussi, pour me permettre de me remettre sur pied si une situation comme celle-ci arrivait. M’affalant sur le fauteuil en cuir de mon bureau, je descendais d’une traite une dizaine de poche de sang, me nourrissant comme un affamé avant de souffler et de me détendre doucement. Je sentais mes membres devenir plus léger, moins crispés, et ma gorge qui était moins brulante. Ma vision devenait plus claire et je pouvais sentir le calme et la sérénité revenir petit à petit. Mais ce n’était pas encore ça. J’avais besoin de plus de sang c’est pourquoi j’avais repris cinq autre poche, que je dégustais avec plus de lenteur cette fois, pour pouvoir redevenir le Léo que tout le monde connaissait ici. J’avais cependant omis un petit détail. Un détail assez important et énorme en fait qui se rappela à moi au moment ou des talons frappèrent le sol carrelé du couloir. Athéna… Oui cela faisait plusieurs jours que je n’avais pas donné signe de vie… Plusieurs jours que j’étais partis en mission sans aucune nouvelle. Je l’entendais venir, je connaissais sa démarche et pouvais prédire à quel moment précis son pied allait frapper le sol. De plus, son parfum, aussi doux et terrifiant soit-il, m’emplissait déjà les narines, m’annonçant fièrement son arrivée. Son poing s’abattit sur la porte et c’est dans une grimace, les yeux clos, comme si j’avais mal à la tête, que je répondis avec difficulté.

« P… pas maintenant… » Faisant mine de ne rien entendre, la jolie blonde ouvrit la porte d’un bond et son regard me transperça alors que la porte se referma subitement dans un fracas des plus assourdissant. Ses yeux. Ses magnifiques yeux clairs, d’un vert grisâtre, étaient braqués sur moi, me transperçant telle une lance, me jugeant de mon manque d’attention en son égard et de la faute que j’avais commis en ne la prévenant de rien. Sans nous l’avoir dit, nous nous appartenions l’un l’autre et nous nous prévenions de tout sur nos agissements. Et là… je n’avais rien fait. Depuis plusieurs jours. Elle était en colère, oui, cela se voyait. Mais je n’étais absolument pas d’humeur à subir ses foudres. Fermant de nouveau les yeux, j’aspirais longuement et profondément, laissant mon torse se soulever avec lenteur, avant de souffler, marquant mon mécontentement et le fait que je ne voulais pas la voir. Pas maintenant. J’étais encore bien trop faible pour me mesurer à elle et Dieu seul savait ô combien son odeur me captivait. Ô combien son sang m’attirait. Je ne voulais pas faire d’erreur, je ne voulais pas la blesser. La jeune chasseuse avait pris une part bien trop importante dans ma vie pour que je risque de la faire fuir ou de la perdre. Le voyait-elle seulement ? J’en doutais, même si je pensais parfois le contraire… Toujours est-il que sa venue, à ce moment de mon retour, était une mauvaise idée et en vue de mon état, la colère était prête à sortir. « J’ai dis pas maintenant. » répétais-je alors sur un ton un peu plus sérieux, un peu plus fort, un peu plus puissant. Je ne voulais pas parler de la sorte, je ne voulais pas être comme ça. Mais c’était plus fort que moi. J’étais trop faible et cette peur était bien trop puissante. Je savais comment tout ceci allait se dérouler. Je savais que les injures allaient fuser, que le ton allait monter, nous blessant l’un l’autre. Je le savais et n’avais rien fait pour l’en empêcher. Mais c’était plus fort que moi. J’étais encore loin d’être le Léo qu’elle connaissait. Il me fallait du sang, encore plus de sang…
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MessageSujet: Re: Arrête de stresser ...    Ven 9 Sep - 1:43



« Raaah je le déteste ! Quelle idée de s'associer avec lui... On peut pas faire confiance à un vampire. » Je faisais les cents pas depuis maintenant cinq jours. Aucune lettre, aucun appel, même pas un sms ou un e-mail. Non rien du tout. Leonardo n'avait pas jugé bon de me prévenir de son départ. J'étais en colère mais j'étais aussi et surtout déçue. Déçue de son manque d'attention envers moi, sa plus fidèle coéquipière, mais aussi du manque de précautions dont il faisait preuve. Oui il était un vampire, oui il avait un don remarquable. Mais je n'acceptais pas qu'il se croit au dessus des règles que nous avions fixés, lui et moi, pour les membres du conseil lorsqu'il était question de s'absenter pour missions ou affaires personnelles. Nous n'étions pas un clan, non pas du tout. C'était bien plus que cela maintenant. Nous étions presque une famille. Chacun de nous devait être certain de pouvoir faire confiance à n'importe lequel d'entre nous. Seulement, cette fois Leonardo dépassait les bornes. Si bien que j'en venais à me demander si il était réellement digne de ma confiance, ainsi que de celle des membres du Conseil.

Malheureusement, même si j'étais en colère et déçue et que plus orgueilleuse que moi il était difficile de trouver, je ne pouvais m'empêcher de m'inquiéter pour Leo. Alors pour la énième fois j'avais composé son numéro. Pour la énième fois j'étais tombé sur sa messagerie. Et pour la énième fois je lui laissais un message... « Leonardo de Medici, vaudrait mieux que tu me donnes de tes nouvelles et vite ! Tu te prends pour qui ? T'es pas croyable j'te jure ! Je ne sais même pas si tu as écouté mes millions de messages, mais quoiqu'il en soit t'as intérêt à ramener ton cul illico presto sinon tu vas passer un sale quart d'heure ! » Je sentais mes joues devenir rouge écarlate. Je n'en pouvais plus, la pression de ces derniers jours plus Leonardo qui ne donnait pas signe de vie, s'en était trop. Si bien que j'avais ajouté « Quoique après être parti autant de temps sans ME prévenir, t'es certain que quand tu rentres on va avoir une bonne discussion. » Oui on pouvait avoir l'impression que je parlais à un goss, à mon goss. Seulement il me connaissait et ne prendrait sans doute pas mal mon message. Il savait à quel point je pouvais être protectrice et ce avec bien des personnes. Seulement beaucoup avait sans doute dû remarquer que je l'étais surtout avec lui, et avec Sissy aussi. « Sinon j'espère que tout va bien et qu'il ne t'ai rien arrivé. » Oui je ne pouvais pas m'en empêcher, et ce malgré mon orgueil. Qui reprit d'ailleurs, très vite le dessus. « Et n'oublies pas TU RENTRES DÈS QUE TU AS CE MESSAGE SINON TU ES UN HOMME MORT. » Bien sur que ça n'avait pas de sens vue que techniquement parlant, il était déjà un homme mort. Seulement j'avais parfois, encore un peu de mal avec sa nature de vampire et avec ce lien si étrange qui nous unissait. Si bien que j'en faisais le plus souvent abstraction comme je le pouvais. Et ce, même depuis qu'il était devenu végétarien.

Une fois le téléphone raccroché, quelqu'un avait alors frappé à ma porte. Énervée, je savais cependant que je me devais d'être là pour eux, d'autant que Leonardo n'était pas là pour me relayer. « Entrez. » J'avais alors aperçu les doux traits de Sissy. Si bien que je n'avais pu que lui sourire malgré l'état dans lequel je me trouvais. « Oh ! Toi ce n'est pas la grande forme. » J'avais alors haussé des épaules, agacée que cela se voyait. Et même si je savais que ça s'expliquait par la fait que Sissy me connaissait bien mieux que je ne l'aurais voulu, je n'arrivais à passer outre. Si bien qu'elle avait ajouté avec cette fausse innocence qui lui était propre. « Leonardo va bien ? » Très drôle la Sissy ! Comment se faisait-il qu'elle se doutait de quelque chose ? Car oui, là, on ne pouvait plus clair. Seulement vue mon état actuel, je savais bien que ce n'était pas du tout le moment d'essayer de savoir ce qu'elle savait et ce qu'elle en pensait. Non il valait mieux éviter le plus possible le sujet tabou qu'était Leo. « Pas de nouvelles. » avais-je donc dit, sèchement afin qu'elle n'essaie pas d'en parler plus. « Ouais, bon t'es peut-être énervée mais tu le seras encore plus quand tu sauras qu'on a perdu la trace d'un des nôtres. » Je la regardais, outrée. Comment était-ce possible ? Tout le monde avait eu l'ordre de rester dans ses quartiers jusqu'au retour de Leonardo puisque durant l'absence de celui-ci les Volturi étaient arrivés en ville et qu'il était hors de question de mettre en place un quelconque plan sans l'avis de Leonardo. « Qui ? Quand ? Et comment ? » Voilà que j'étais maintenant, encore plus énervée et inquiète. Ceci ne laissait présager rien de bon... « Le petit nouveau, Ambroise. Il devait apparemment rendre visite à quelqu'un, seulement personne ne l'a vu depuis ce matin. Et il ne répond pas sur son téléphone. Pas même quand je l'appelle du téléphone du QG. » Eh merde ! Ça sentait vraiment mauvais même ! « Bon réunis quelques personnes, je vais discrètement aller à la recherche de notre idiot avec eux. Je vais me préparer rendez-vous dans dix minutes à l'armurerie. Ça te dérange pas de veiller sur les autres le temps de mon absence ? » « A ton avis Athé ? ... Bien sur que non ! » « Et si tu viens à avoir des nouvelles de Leo le second idiot, tu n'hésites pas à me prévenir. » « Reçu chef ! » Vingt minutes plus tard, j'étais parti avec deux autres chasseurs du conseil et un vampire végétarien.

TROIS HEURES PLUS TARD.
« Alors ? » m'avait-elle lancé, l'air inquiète. Seulement je n'avais même pas encore répondu, qu'on avait pu voir à l'oeil nu, chacun de ses muscles se détendre lorsqu'elle avait aperçu notre brebis égarée. « Tout va bien. Monsieur voulait juste fricotter avec une belle petite brune ! N'est-ce pas Ambroise ? » lui avais-je lancé alors que je m'étais tournée vers lui. « J'espère qu'au moins ça en valait la peine. » avais-je ajouté, lui faisant alors un clin d'oeil tandis que les gars qui étaient venus avec moi le chercher, le bousculaient gentillement, tout en le charriant.

Puis une fois tout le monde parti dans leurs quartiers j'avais planté mon regard dans celui de Sissy. « Et de ton côté du nouveau ? » Je ne voulais pas l'avouer. Mais cette question voulait surtout dire : "Des nouvelles de Leo ?". Et j'étais certaine que Sissy l'avait bien compris mais afin de ne pas me forcer à m'avouer ou à lui avouer que je m'inquiétais un peu trop pour mon vampire, elle avait tout simplement répondu. « Non rien du tout. » A nouveau, l'inquiétude pour Leo prenait le dessus. L'inquiétude et la colère aussi bien entendu. C'est pourquoi, me disant qu'une bonne douche me détendrait sans aucun doute j'avais dit d'un ton plat « Dans ce cas je file à la douche, j'aurais mon GSM, n'hésite pas si besoin. » Un clin d'œil de la part de mon amie pour confirmer, et voilà que je me dirigeais vers nos quartiers.

Et lorsqu'enfin j'y étais entré et je m'y étais enfermée, j'avais soufflé un bon coup. J'avais toujours aimé ça. Le conseil. Ce genre de petites virées à cause des plus inconscients et téméraires. Seulement c'était étrange. Sans Leonardo à mes côtés. Alors que je ne savais, où il était, comment il allait et ce qu'il faisait, tout ceci n'avait plus la même saveur. Et surtout, je me sentais plus vulnérable et moins compétente. Bien entendu il était hors de question qu'un jour il l'apprenne, il me taquinerait trop à ce sujet et se croirait alors indispensable à ma vie, seulement moi, je m'en rendais compte et bien que c'était agréable de savoir qu'habituellement je pouvais me reposer sur quelqu'un, maintenant que ce n'était pas le cas, c'était assez désagréable pour moi d'avoir l'impression d'être dépendante de ça. De lui. D'ailleurs, ne voulant y réfléchir plus longtemps je m'étais déshabillée et avait filé à la douche bien plus vite que d'ordinaire, prenant le soin d'allumer la musique pour me changer les idées et aussi et surtout de poser mon téléphone sur le bord de la vasque, de façon à entendre et à pouvoir l'attraper au plus vite, si une nouvelle devait me parvenir.

Et heureusement, parce que dix minutes après que l'eau chaude ait commencé à tomber sur mon corps afin de me débarrasser des traces de cette longue et éprouvante journée, mais aussi afin de détendre mes muscles raidis par le stress, mon téléphone s'était mis à sonner. Fort heureusement, il ne me restait plus qu'à rincer encore quelques secondes mes cheveux. Puis très vite j'avais enfilé mon peignoir et avait lu le message de Sissy. " Il vient de se garer. Je te laisse l'accueillir. Sis' " Comme je pouvais adorer cette fille. C'était de plus en plus déstabilisant pour moi qui avait si peu l'habitude d'apprécier réellement qui que ce soit. Et souriante, je lui avais alors répondu un simple " Merci beaucoup. " Mais je savais qu'elle saurait à quel point je lui étais reconnaissante d'être si disponible pour moi. Après avoir appuyé sur le bouton envoyé, j'avais alors filé dans ma chambre, je m'étais habillée. Puis coiffée et quelque peu maquillée. Puis une fois chaussée je m'étais regardé dans le miroir et satisfaite j'avais quitté la chambre.

Bien sur, semblant de rien, j'avais pris soin de moi parce que je savais que j'allais revoir Leonardo. Pourtant j'étais en colère. Mais c'était plus fort que moi. Puis quelques secondes plus tard j'avais alors croisé l'une des membres du conseil qui m'avait dit « Tu es ravissante Athéna. » Je lui avais sourit et soufflé « Merci. » Continuant alors mon chemin vers le bureau de celui qui allait passé un mauvais moment si il n'avait pas une excuse plus que valable. Et lorsqu'enfin je me trouvais devant la porte de son bureau, j'avais réajusté ma robe avant de toquer. « P.. Pas maintenant... » N'étant certainement pas d'humeur à prendre en compte les envies de monsieur, j'étais alors entré, feintant de ne rien avoir entendu. Je le regardais alors. Il avait l'air quelque peu affaibli, mais durant des combats je l'avais déjà vu dans un plus piètre état. Il n'avait donc pas d'excuse. Mon regard, en colère, s'était alors planté dans le sien alors qu'il avait répété cette fois d'un ton plus froid et dur « Pas maintenant ! »

Je croyais rêver. Sa réaction me rendait d'autant plus en colère contre lui. Seulement essayant de garder mon calme je m'étais approchée un peu plus du vampire et lui avait dit « Tu étais où ? Pourquoi tu n'as pas prévenu ? Qu'est ce que tu foutais ? Tu as eu mes messages ? Tu te crois tout permis ? » Une fois la vague de questions passée un long silence s'était fait entendre avant que je reprenne directement. « Tu abuses Leonardo ! J'étais inqui... » STOP, j'en disais trop. « Enfin on se demandait où tu étais passé quoi ! » Encore plus en colère d'avoir failli lui dévoiler quelque chose que je ne voulais absolument pas qu'il sache j'avais finit par dire. « Tu n'es qu'un égoïste. Et là tu as perdu ma confiance ! » Bien sur que je savais que j'agissais avec excès. Seulement c'était le résultat de plusieurs jours d'inquiétude. Et ça, il en était le seul fautif à mes yeux.


Dernière édition par W. Athéna De Valhèze le Sam 17 Sep - 23:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Arrête de stresser ...    Lun 12 Sep - 15:16


Arrête de stresser...
Athéna & Léo




Boum… boum… boum… J’avais l’impression qu’une énorme enclume se baladait de part en part dans mon crâne, frappant chacune des parois avec une force inouïe. Oui, tout ceci était bizarre. Trop bizarre. Je n’aurais jamais du ressentir le moindre mal, les douleurs de ce type avaient depuis longtemps disparue. Mais je m’étais trompé. Elles étaient toujours là, enfouies au plus profond de mon être n’attendant qu’une chose pour me mettre à cran, pour me faire tomber à genoux. Le manque, la soif. La soif de sang. A cause de cette mission dans laquelle j’avais failli perdre la vie, j’avais dû user de mes pouvoirs au delà de leurs limites pour m’en sortir. Chose que je n’avais fait qu’une seule fois, lorsque je n’arrivais pas encore à contrôler mon don. Mais là je ne pouvais faire autrement. Bien que je ne savais pas si cela marcherait, j’avais quand même tenté le coup et avais pu alors me débarrasser de mes ennemis. Mais à quel prix ? Mon énergie vitale m’avait pratiquement complètement déserté et je tanguais tel un zombi. Je ne ressemblais pu du tout au Leonardo que tout le monde pouvait connaître. Mes yeux avaient laissés place à deux orbites complètement rongés par la soif et le manque. D’un rouge des plus sombres dans lequel on ne pouvait déceler d’iris. Une peau des plus molles et une gorge des plus sèches. J’étais, tout doucement, entrain de mourir. Je le voyais, je le sentais. Voila pourquoi en rentrant chez moi, au QG, j’étais allé m’enfermer directement dans mon bureau. Je ne voulais pas que mes amis me voient ainsi. Je ne voulais pas qu’ils aient peur ou pitié. Je ne voulais pas les mettre en danger. Dans cet état, je ne savais pas ce que je pouvais faire comme bêtise si une gorge dénudée se présentait devant moi. L’appel du sang était bien trop fort et malgré ma maîtrise, je doutais en ce moment même de ma capacité à me retenir.

M’enfermant donc dans mon bureau, ne prenant nullement le temps d’aller saluer ceux qui m’attendaient, je m’étais alors jeté sur une poche de sang que j’avais sortis de mon frigo personnel. Par chance, je gardais toujours un stock dans mon bureau pour me permettre de me nourrir tranquillement. C’était un cadeau d’une connaissance qui travaillait dans les dons du sang, il me gardait toujours de coté quelques poches inutilisables qui me permettait de me nourrir. Je le payais gracieusement et ce dernier ne demandait rien en contre partie. Avalant plusieurs poches en l’espace de quelques petites minutes, je me sentais aller un peu mieux mais j’avais néanmoins besoin d’encore plus. Si seulement je pouvais avoir du sang frais, tout ceci serrait terminé et je serais redevenu « normal ». Mais je ne pouvais me permettre de mordre quelqu’un. Car je n’aurais certainement pas la force de m’arrêter avant sa mort. Je devais me contenter de ces poches, nutritive certes, mais néanmoins assez pauvre pour me remettre sur pied rapidement. Et c’est à ce moment là, alors que je pensais être tranquille jusqu’à ce que tout redevienne normal, que j’entendis frapper à la porte. Sans attendre, j’indiquais à la personne que ce n’était pas le moment mais cette dernière ne m’écouta pas et entra vivement dans mon bureau. Mes yeux se tournèrent vers elle et un léger soupir sortis de mes lèvres encore scotchées sur ma poche de sang. *Merde…* pensais-je fortement. J’aurais dû me douter qu’elle allait venir. Mais je n’y avais pas pensé. Voila qu’elle me regardait et c’est alors que je fermais les yeux, me tournant en lui faisant dos, y cachant ainsi cette poche qu'elle ne devait pas voir. Fermant les yeux au corps somptueusement bien dessiné dans sa robe qui me faisait face. Oui j’étais mal et je ne voulais pas qu’elle me voit ainsi. Surtout pas elle. Mes yeux étaient encore assez terrifiant, je pouvais le sentir et mon visage portait les marques de cette soif.

« Tu étais où ? Pourquoi tu n'as pas prévenu ? Qu'est ce que tu foutais ? Tu as eu mes messages ? Tu te crois tout permis ? » Me lança-t-elle alors sur les nerfs. Je ne répondis pas, laissant le silence s’installer entre nous. « Tu abuses Leonardo ! J'étais inqui... » Quoi ??? Avais-je bien entendu ? Allait-elle affirmer qu’elle s’inquiétait pour moi ? Oui, c’était bel et bien le cas. Je voulu me retourner pour lui faire face et venir m’excuser, mais je ne le pu. Je ne pouvais pas me permettre de me montrer comme cela. Pas devant elle. Elle qui était si magnifique et qui faisait à chaque fois l’effort de me surprendre par ses tenues qui la rendait toujours de plus en plus belle. Moi, à ce moment là, je n’étais rien d’autre qu’un cadavre. Je ne pouvais me montrer à elle sous ce jour. « Enfin on se demandait où tu étais passé quoi ! » Se rattrapa-t-elle alors avec un énervement encore plus prononcé. J’en étais désolé. Vraiment. Surtout que je devais, en tant que chef, montrer l’exemple et ne pas faire n’importe quoi. Mais là, je n’avais pas pu faire autrement. « Tu n'es qu'un égoïste. Et là tu as perdu ma confiance ! » Finit-elle alors. Mes mains se serrèrent automatiquement sur la poche de sang qui explosa. Je me levais et retournais près du frigo, y jetant habilement la poche de sang dans la poubelle sans qu'Athéna la voit, restant toujours dos tourné à Athéna. J’Je fermais les yeux et serrais doucement des poings pour ne pas succomber à cette soif avant de dire enfin « Tu as failli perdre bien plus… » Oui, elle avait failli me perdre. Ma vie d’immortelle avait failli s’éteindre, mais elle ne le savait pas. Elle n’était au courant de rien et je ne pouvais pas lui en vouloir. M’en voulant de lui faire cela, je me retournais alors doucement vers elle pour qu’elle voie clairement le résultat de cette mission qui n’avait été que fiasco. Mes yeux se plongèrent dans les siens et je pu y voir une petite dose de stupeur. Ce qui était normal. Elle m’avait déjà vu fatigué et dans un sale état. Mais ce n’était encore rien comparé à aujourd’hui. Je luttais de tout mon être pour pouvoir rester debout et grimaçais très légèrement alors que je sentais le trou encore présent dans mon abdomen. Voyait-elle enfin l’état ? Je l’espérais. « J’étais en Italie, pour la mission… » Commençais-je alors tout doucement, m'avançant lentement vers elle en me contrôlant, cherchant mes dernières forces pour répondre à toutes ses questions. « Je… n’avais plus de portable. Il s’est détruit, comme tout ce qui se trouvait autour de moi… Je n’ai donc pas reçu tes messages et je n’avais de toute manière, pas la force nécessaire pour pouvoir les lires… » Continuais-je encore plus lentement, mes paroles devenant pratiquement des murmures.

« Je… je suis désolé. Je ne me crois pas tout permis. Mais je n’ai pu faire autrement. » Mes jambes tremblèrent avant de céder et de me laisser m’écraser sur le sol. Mes genoux frappèrent le sol en marbre de mon bureau et mon corps s’affaissa sur lui-même. Un grognement sourd sortis de ma gorge. Combien de temps allais-je encore pouvoir tenir ? Cela commençait à m’inquiétais. Relevant mes yeux mort et mon visage meurtrie vers celui resplendissant et angélique d’Athéna, je lui dis alors, tout en soulevant mon t-shirt, lui montrant le trou qui avait pris place dans mon ventre et ses contours brulés de toute part, « Je suis désolé mais… j’ai échoué. C’était un piège… » Je grimaçais légèrement, ne pouvant plus faire semblant. Oui, j’avais failli y passer. Je le savais. Et elle le savait désormais. « Désolé… » Je l'étais. Et encore plus maintenant que je venais de perdre sa confiance. Il ne fallait pas qu’elle s’approche de moi. Son sang m’attirait déjà à la normale, je ne voulais pas craquer maintenant. Même si ce dernier me permettrait de me remettre plus facilement sur mes pieds, me soignerait sans difficulté, je ne voulais pas tenter l’impossible. Je ne voulais pas provoquer la mort. Elle me connaissait, elle devait donc se rendre compte que ce qui s’était passé était grave et que j’avais alors poussé mes pouvoirs au-delà de leurs limites. Au-delà du raisonnable. Et tout ça pourquoi ? Pour la retrouver. Malgré le Conseil et mes amis, c’était elle que je voyais et c’était elle qui m’était apparut alors que la vie me quittait…

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MessageSujet: Re: Arrête de stresser ...    Sam 17 Sep - 23:58



Après que ces mots soient sortis de ma bouche je me sentais un peu mieux. Dans le sens où j'avais évacuer tout le stress et l'inquiétude de ces derniers jours en me défoulant un bon coup sur Leonardo. Cependant, quelque part, je me sentais aussi mal. Je n'aimais pas m'énerver de la sorte. Et surtout pas sur Leo, même si pour le coup je me disais qu'il l'avait bien mérité. Alors après quelques instants, alors qu'il n'osait apparemment pas me faire face et qu'il préférait bien mieux me tourner le dos pour m'écouter - ce qui m'agaçait d'autant plus d'ailleurs - j'avais posé chacune de mes mains sur mes hanches en signe d'attente. Et même si Leo ne pouvait le voir, il avait sans doute compris à l'ambiance glaciale qu'il y avait entre lui et moi qu'il était temps de me donner des explications. Du moins c'était ce que j'avais cru qu'il ferait lorsqu'il avait bougé pour la première fois depuis que j'étais dans la pièce. Mais non, monsieur s'était avancé vers le mur où se trouvait un frigo et y avait jeté quelque chose à l'intérieure.

Puis après quelques instants, enfin j'entendis sa voix. « Tu as failli perdre bien plus… » Je ne comprenais pas très bien ce qu'il voulait dire. Du moins, je ne voulais pas le comprendre car ça me semblait impossible vue sa nature. Seulement lorsqu'il s'était finalement tourné vers moi, mes craintes s'étaient confirmées. Oui Leonardo, mon Leonardo avait apparemment faillit perdre la vie. Chose assez "ironique" quand on y pensait, étant donné qu'il l'avait déjà perdue il y avait de cela des siècles. Mais à cet instant, alors que je le voyais dans un si mauvais état mais aussi si épuisé, je n'arrivais à voir ce côté ironique de la chose. Non j'étais bien trop stupéfaite, surprise, inquiète et surtout... en colère contre moi de l'avoir si vite attaquée. De ne pas lui avoir laissé la chance de s'expliquer au moins. Oui je me sentais telle une idiote. Mais l'inquiétude reprit très vite le dessus lorsque mes yeux se posèrent dans les siens. Je pouvais y décerner tant de sentiments que je n'avais jamais pu percevoir dans les yeux de mon vampire. Et ça me déchirait le cœur d'avoir à les lire aujourd'hui, maintenant, et vue la situation. Si bien que j'aurais voulu le rassurer, le prendre dans mes bras même. Mais je n'y arrivais pas, c'était trop dur.

Il avait pourtant l'air de comprendre, car n'attendant rien de plus de ma personne, il avait commencé à s'avancer vers moi, tant bien que mal. «J’étais en Italie, pour la mission… Je… n’avais plus de portable. Il s’est détruit, comme tout ce qui se trouvait autour de moi… Je n’ai donc pas reçu tes messages et je n’avais de toute manière, pas la force nécessaire pour pouvoir les lires…» Je ne savais même pas pourquoi il prenait la peine de m'expliquer ceci. Sans doute à cause de cette crise que j'avais pu lui faire. Mais ça n'avait plus d'importance maintenant. Non je voulais savoir ce qu'il s'était passé et surtout je voulais connaître l'identité des personnes qui avaient osé s'en prendre à lui. « Je… je suis désolé. Je ne me crois pas tout permis. Mais je n’ai pu faire autrement. » J'avais alors ouvert la bouche pour lui dire qu'il n'avait pas à être désolé. Que c'était plutôt moi qui l'était de lui avoir parlé de la sorte, de l'avoir jugé aussi. Seulement mes lèvres s'étaient fermés lorsque son corps n'en pouvant plus de faire des efforts avait cédé, là, face à moi. Il fut un temps où j'aurais jubilé de le voir dans un tel état. Mais aujourd'hui ce n'était pas le cas, pour la simple raison que tout avait changé. Lui, moi, notre relation aussi. Bien au contraire, le voir ainsi me déchirait le coeur. Si bien que les mots n'arrivaient à quitter ma gorge serrée. Je luttais pour ne pas craquer, pour rester forte. Je le devais pour lui, pour moi, pour nous. Seulement mon corps en devenait paralysé. Seuls mes yeux clignés, sinon le reste était figé.

Sur les genoux, au sol donc, Leonardo avait alors levé la tête vers moi pour qu'à nouveau mon regard plonge dans le sien et il avait ensuite ajouté « Je suis désolé mais… j’ai échoué. C’était un piège… » tandis que ses mains relevés son tee shirt afin de me montrer une blessure plus qu'inquiète sur son torse. Comment avaient-ils pu ? Et ce ne fut que lorsque le mot piège résonna dans ma tête que je compris. Les Volturi. Seuls les Volturi étaient capables d'une telle chose. Une larme se forma alors au coin de mon oeil lorsque je l'entendis souffler à nouveau « Désolé... » . J'étais toujours sur le choc, mais au plus je réfléchissais, au plus je rassemblais mes idées pour essayer de comprendre, d'analyser la situation, au plus j'arrivais à prendre le dessus sur tout ça. Après le choc, voilà qu'une fois encore la colère s'éprenait de moi. Mais pas pour les mêmes raisons cette fois. Effectivement à cet instant j'étais bien moins en colère contre moi. J'étais certaine que les Volturi étaient derrière tout ça, alors, essayant malgré tout de ne pas le brusquer de trop afin qu'il ne s'épuise pas davantage, j'avais fait un pas vers Leonardo, puis un second et m'abaissant à son niveau mon regard s'était ancré dans le sien tandis que mon doigt se posait délicatement sur ses lèvres pour le faire taire. Il n'avait pas à s'excuser... Bien au contraire. « C'est moi qui suis désolée. Je... Je ne pensais pas que cela puisse arriver un jour. » La fameuse larme avait alors à mon encontre coulé le long de ma joue. Je me détestais d'être si faible. D'autant que mes yeux s'embrumèrent très vite. Le voir ainsi. Le sentir si faible et impuissant. Puis surtout me dire que je n'avais rien fait pour que cela n'arrive pas me faisait tant de mal que je n'arrivais plus à retenir mes émotions. Après tout je n'étais qu'une humaine. Une humaine qui voyait devant elle, un homme dont elle était bien trop attachée dans un piètre état. Car oui, au fond, que Leonardo était un vampire ne changeait rien à tout cela.

Et ce n'est que lorsqu'enfin, je réussis à me ressaisir, me disant qu'il n'avait pas besoin de me voir ainsi et surtout que pour une fois, c'était à mon tour d'être là pour lui, comme il l'avait toujours été depuis que nous étions sans nous en rendre compte devenus alliés. J'avais donc essuyé mes yeux d'un revers et ce le plus rapidement possible et j'avais alors dit « Enfin ce que je veux dire c'est que tu n'as pas à être désolé. C'est à moi de m'excuser. Je n'aurais pas dû tirer de conclusions si hâtives. J'aurais dû te faire confiance, te laisser t'expliquer surtout. Je suis désolée. » J'avais alors enlevé mon doigt de ses lèvres afin de faire glisser ma main sur sa joue, la lui caressant du bout des doigts avec tendresse. Puis inspectant un peu plus précisément son corps, la magie de cet échange m'avait alors quittée, me rappelant à la réalité. J'avais donc ajouté « Ce... Ce sont les Volturi ? Je veux dire, les auteurs de ce piège sont les Volturi ? » Trop de coïncidences faisaient que je ne voyais qu'eux pour être responsables de ceci. Mais je voulais qu'il me le confirme, afin d'être certaine qu'ils n'avaient bel et bien pas abandonnés et qu'ils étaient plus que jamais nos ennemis.
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MessageSujet: Re: Arrête de stresser ...    Dim 18 Sep - 3:02


Arrête de stresser...
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Elle était en colère et je la comprenais. Je pouvais de plus voir, ou du moins penser, qu’elle avait eu peur concernant ma sécurité. C’était en tout cas ce que sa réaction laissée paraître. Ou du moins ce que je pensais être. Vu mon état, il ne devait pas être trop difficile de mélanger les choses, et de croire certaines choses vrais alors qu’elles ne sont que le fruit de notre imagination. Alors que je venais de lui expliquer ce qu’il s’était passé et de m’excuser pour cette peur que j’avais pu donner au Conseil et surtout à elle, voila que je m’étais laissé aller et que mon corps, encore sous le coup de la faiblesse que je ressentais, s’était avachis lourdement sur le sol. Je n’arrivais plus à le contrôler, je n’arrivais plus à faire semblant que tout aille pour le mieux. Non, j’avais soif, bien trop soif et mon corps me pousser à consommer. Mon corps quémandé sans s’arrêter du sang. Plus de sang. Encore et toujours. J’en avais besoin pour soigner mes blessures et me remettre en forme. Mais je ne le pouvais pas. Pas maintenant. Pas devant elle. Athéna. Elle qui croyait que j’étais devenu végétarien depuis quelques temps maintenant. Si je me m’étais à boire maintenant du sang humain devant elle, je perdrais à coups sûr la relation que nous avions ainsi que la confiance qu’elle avait mise dans mes mains. Et j’en avais besoin. J’avais besoin d’elle à mes cotés. Depuis notre rencontre, mon monde tourné autour d’elle. Elle était devenue bien plus importante qu’elle pouvait le croire. Je n’étais pas prêt à la perdre. Pas du tout. Je devais tenir, être fort et ne pas céder à mes pulsions animales qui me tiraillaient de part en part. À genoux sur le sol, le visage abaissé et le regard lointain, je continuais alors de m’excuser auprès d’elle pour tout ça. Pour tout ce que j’avais causé. Ma gorge me brulé et mes mains tremblées. En plus de cela, chacune de mes respirations me rapportaient l’odeur particulièrement douce, délicate et parfaite, du sang de la jeune femme. C’est pourquoi, secouant légèrement la tête, répondant négativement à la pulsion qui m’habitait, je décidais d’arrêter de respirer. D’arrêter de nourrir cette bête intérieure et de lui donner plus de force. Non je ne pouvais pas. Pas à elle.

Relevant doucement le visage, mes yeux se plongèrent avec une force, une insistance, une supplication même déconcertante, dans les siens et je restais ainsi, plongé dans l’incapacité de mouvement, à la regardais. Quelques petites secondes passèrent, et je vis alors une petite perle brillante se dessiner dans les yeux d’Athéna. Je fermais doucement les miens, m’en voulant encore plus de la mettre face à telle situation, d’être ainsi devant elle et de la voir quelque peu mal. Pourquoi m’étais-je laissé aller à lui montrer mon visage meurtrie par la soif et la faim ? Pourquoi m’étais-je laissé aller à la laisser se plonger dans mes prunelles qui pouvaient à cet instant dévoiler tant de chose ? Pourquoi lui avais-je montré cette blessure qui me brulait encore en plein thorax ? Dans un sens je voulais qu’ainsi elle remarque que je n’avais pas fait exprès de ne pas lui avoir répondu ses derniers jours. Je voulais qu’elle voie que ses accusations étaient loin d’être fondées. Je voulais aussi et surtout l’avoir près de moi. Qu’elle soit là, me berce et me console. Qu’elle s’occupe de moi. Car aussi puissant, aussi vieux et aussi solitaire que je l’étais, j’avais décidément grandement besoin d’elle à mes cotés. Je ne le révélais pas, certes. Mais je ne pouvais me le nier. Sa présence à mes cotés était quelque chose de rassurant, de réconfortant. D’apaisant. Et j’étais devenu accroc à sa présence, à elle. Elle était devenue mon monde, l’astre auquel je tournais. Si seulement elle le savait… Alors que je luttais pour détourner mon regard de ses prunelles claires, je la voyais s’avancer vers moi. Un pas. Deux pas. Lentement, elle s’abaissa à mon niveau et rapprocha son visage et son corps du mien. Je luttais et criais intérieurement *NON !!! Ne fais pas ça je t’en prie…* Mais rien ne sortait de ma gorge. J’étais en quelque sorte hypnotisé par sa beauté et par l’aura qu’elle dégageait. Elle m’avait pris dans ses filets. Je ne pouvais rien faire, je ne pouvais plus bouger ni parler. Je n’en avais pas la force. Cette dernière était utilisée pour lutter contre ma soif et lutter contre ses deux envies naissantes.

Je fermais les yeux et abaissa doucement mon visage alors qu’un de ses doigts se posa sur mes lèvres, m’intimant l’ordre d’arrêter de m’excuser. Ma mâchoire se crispa alors fortement et je pris une grande bouchée d’air pour essayer de me rafraichir les idées. Essayer de calmer mes pulsions. Mes yeux se rouvrir alors, toujours autant injecté de sang et se posèrent dans les siens. Cette beauté était tout simplement sans nom. Je ne pouvais plus me décrocher de ses prunelles et me vint alors une envie pressante. Mes yeux se baladèrent sur son visage d’ange et passèrent rapidement de ses prunelles à ses lèvres. Elles m’appelaient. Son parfum embaumait mes narines et sa beauté m’emprisonnait. Je n’avais qu’une envie. Gouter ses lèvres. L’embrasser. Lui démontrer enfin les sentiments que j’éprouvais pour elle. Mais je ne le pouvais pas. Pas dans cet état. Je n’étais pas assez présentable pour elle. Et surtout, avec cette soif qui me tétanisé, je ne voulais risquer qu’un baiser me fasse rompre les chaines qui empêcher l’animal de sortir. « C'est moi qui suis désolée. Je... Je ne pensais pas que cela puisse arriver un jour. » M’annonça-t-elle alors que je venais tout juste de finir de m’excuser. Je secouais doucement la tête, mon regard toujours ancré dans le sien et rassembla quelques forces pour lui répondre. « Non… ne t’excuse pas. Je… j’aurais dû t’appeler. Ne pas essayer de gérer tout cela tout seul. J’aurais dû demander ton aide pour que tu viennes me chercher j’ai… » Ma bouche se referma aussi sec et je ne pu finir ma phrase. Comment lui dire que j’avais failli maintes et maintes fois sauter à la gorge de la première personne qui passait près de moi ? C’était impossible de révéler cela, même si c’était vrai. C’est pourquoi, pour ne pas lui faire peur et ne pas faire en sorte qu’elle me déteste, j’avais alors préféré garder ça pour moi. « Enfin ce que je veux dire c'est que tu n'as pas à être désolé. C'est à moi de m'excuser. Je n'aurais pas dû tirer de conclusions si hâtives. J'aurais dû te faire confiance, te laisser t'expliquer surtout. Je suis désolée. » Continua-t-elle alors que je venais de lui dire qu’elle ne devait pas. Rapidement, je levais alors mes mains vers son visage et, tout en me retenant, les déposa sur ses joues, pressant pour qu’elle me regarde pleinement dans les yeux et y voit alors qu’elle ne devait pas. « Non… tu n’as pas à l’être. Tu as eu raison d’agir ainsi et pour tout te dire. J’aurais certainement agis pareil. » Je souriais alors doucement, essayant tant bien que mal de lui faire un clin d’œil pour la faire un peu sourire.

Son doigt glissa de mes lèvres à ma joue et sa main s’y déposa, la caressant doucement. Mes mains se détachèrent de son visage et se posèrent sur le sol, de chaque coté de la jeune femme alors que mes yeux se fermaient. Je restais ainsi, profitant de la chaleur de se contact et de la douceur de celui-ci. Oui, c’était bon que de rentrer chez soit. « Ce... Ce sont les Volturi ? Je veux dire, les auteurs de ce piège sont les Volturi ? » Me demanda-t-elle, toujours aussi inquiète. Rouvrant les yeux, j’avais alors fait un petit oui de la tête, dégouté de devoir lui montrer ma faiblesse et d’avoir échoué ainsi. « Je ne suis pas infaillible Athéna. Je ne l’est jamais était. Et ceci devait bien arriver un jour ou l’autre…J’ai trop longtemps échappé aux Volturi. Ils ont réussi à m’avoir lors de cette mission… » Finissais-je en me laissant aller en arrière, reculant alors de l’étreinte qu’Athéna m’offrait, me reculant de son corps qui m’appelait de plus en plus et de ce sang qui coulait dans ses lèvres. « Je… je suis désolé mais… j’ai peur. » Lui révélais-je enfin. « Peur de te faire du mal… » Ma plus grande des peurs était là, me poussant de plus en plus. J’avais soif, j’avais envie de sang. Et le sang qui m’attirait le plus se trouvait à quelques centimètres de moi. J’arrivais sans aucun mal presque à ne pas me laisser attirer par celui-ci. Mais aujourd’hui ceci était délicat. Extrêmement délicat. Les yeux emprunt de peur, je reculais alors doucement, les fesses sur le sol, me tirant à l’aide de mes bras et poussant avec mes jambes pour m’éloigner d’elle. J’avais peur. Vraiment très peur. Mais je n’avais plus les forces pour partir et m’enfermer.


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MessageSujet: Re: Arrête de stresser ...    Mar 20 Sep - 20:34



J'avais mal. Mal de le voir ainsi. Mal d'avoir agi avec lui,comme je l'avais fait. A vrai dire, maintenant que je savais quelle était la situation, je ne savais plus comment agir avec lui. Qu'étais-je censée faire si ce n'est lui présenter des excuses ? Seulement il ne voulait rien savoir, pour lui ma réaction était "normale". Oui Leo me comprenait et selon lui je n'aurais pu agir autrement. Mais je m'en voulais toujours, si bien que débordée par mes émotions j'avais craquée. Mais très vite, ne voulant pas qu'il croit que c'était de la pitié et encore moins qu'il s'aperçoit que j'étais bien plus faible que je ne voulais l'avouer, je m'étais ressaisie tout en lui caressant la joue, lui avait alors demandé de confirmer mes craintes. Effectivement, je voulais savoir si oui ou non, les Volturi étaient derrière tout ça. J'en étais quasi-certaine. Seulement je voulais l'entendre de sa bouche. Et si tel était le cas je savais que je serais alors obligée de le venger. J'en avais ma claque de ces vampires qui se prenaient pour des rois. Je savais par mon expérience en tant que chasseuse que contrairement à ce qu'ils croyaient ou voulaient faire croire, ils n'étaient pas du tout les plus vieux de la race des vampires. Bien au contraire. Ils n'avaient aucun droits. Ils avaient juste "le mérite" d'avoir réussi à s'imposer en tant que chefs en manipulant et tuant. Seulement ils n'étaient pour moi que des imposteurs. Car malgré le semblant de règles qu'ils avaient pu instaurer dans le monde vampirique, ils n'avaient en aucun cas étaient les sauveurs de qui que ce soit, dans le sens où les humains devaient toujours craindre pour leur vie et que les vampires avaient "autorisation" de n'en faire qu'à leur tête tant qu'ils gardaient leur existence secrète. Au fond, ils n'étaient que des anti-héros, qui avaient juste su tirer profit de certaines situations.

Oui, j'étais remonté contre les Volturi, et ce fut pire lorsqu'il confirma qu'ils étaient les auteurs de ce piège. En voyant cette honte sur les traits de Leonardo, ma colère et ma haine n'en fut que plus grande. Si je les croisais, j'étais certaine que je n'aurais pas hésité un instant à foncer dans le tas quitte à perdre la vie. Certes ça serait stupide, mais je n'acceptais pas que quelqu'un fasse du mal à mon vampire. Assez paradoxale dans le sens où j'avais souhaité sa mort pendant des mois voire même des années. Seulement si moi je n'arrivais à le blesser ou le tuer, personne n'avait le droit de le faire. Oui c'était comme si il était ma propriété. Et aussi fou cela était-il, il était ma propriété la plus chère. Celle qui me détruirait si on venait à la détruire de quelque manière que ce soit. Bien entendu, au fond de moi, mon instinct et mon orgueil de chasseuse ne trouvait pas cela normal et voulait qu'il en soit autrement. Cependant ça faisait bien longtemps maintenant qu'entre Leonardo et moi il n'était plus question de chasse. Quand nous étions ensemble je n'étais plus chasseuse, il n'était plus vampire. Du moins c'est ce que je pensais.

Car oui d'un coup, je me rendis compte que pour sa part, ce n'était peut-être pas tout à fait le cas. Effectivement, alors que ma main se trouvait toujours sur sa joue, la lui caressant, Leo s'était subitement mis à s'éloigner de moi. Se reculant tant bien que mal. Surprise, je me demandais pourquoi. Mais la surprise n'était pas le seul sentiment que cette réaction révéla en moi. J'étais aussi blessée. Oui mon orgueil de femme cette fois, ne comprenait pas pourquoi et comment Leonardo arrivait à me fuir tandis qu'indirectement chaque geste tendre était fait pour le séduire. Bien entendu, " l'amitié " que j'avais pour lui faisait aussi que j'avais besoin et envie d'être tendre avec lui. Seulement il y avait une telle attirance, attraction entre lui et moi, en privé comme en public, que j'avais l'impression que sans réellement le vouloir je faisais tout pour le séduire. Seulement lui, il me rejetait. Blessée, je le regardais choquée jusqu'à ce que sa voix encore faible se fit entendre. « Je… je suis désolé mais… j’ai peur. » Peur de ? Je ne comprenais pas. N'était-ce donc pas ce qu'il voulait ? Pourtant j'avais toujours cru qu'il aimait ça. Se chercher l'un l'autre, c'est pourtant ce que nous faisions depuis des mois... Je le regardais donc, assez perplexe. Seulement je compris mieux lorsqu'il finit par ajouter « Peur de te faire du mal… » . Le regard toujours ancré sur lui, un léger sourire se dessina alors sur mes lèvres. Oui il avait soif de mon sang. Et quelque part je comprenais. Ça faisait maintenant des mois qu'il se nourrissait au sang animal, pour moi alors qu'il ne l'avait jamais fait durant des siècles. Et vue son état, j'imaginais bien que la soif de sang humain refaisait surface.

Seulement j'avais confiance en lui. Tellement confiance d'ailleurs que je l'avais rejoint, doucement. Mon regard toujours plongé dans le sien, je me demandais s'il devinait ce que j'avais en tête. Puis, lorsqu'enfin je me retrouvais au dessus de lui, nos corps collés l'un contre l'autre, mes lèvres avaient alors frôlé les siennes. Plusieurs fois, cela nous était arrivé, sans pour autant que nous allions plus loin. Seulement, cette fois c'était différent. Oui cette fois c'était plus fort. Savoir qu'il avait à cet instant soif de mon sang, m'excitait. C'était sans doute du à l'adrénaline. Mais quelqu'en était la raison, je ne voulais y penser. Pas plus que je ne voulais penser aux risques que je prenais en réagissant de la sorte.

Après quelques secondes à jouer avec ses lèvres, à l'aide des miennes ou bien même de mes dents j'avais alors soufflé contre ces dernières « N'ai pas peur. J'ai confiance en toi... » Le pire c'est que c'était vrai, oui j'étais consciente que d'un instant à l'autre il pouvait se jeter sur ma gorge et s'abreuver de mon sang. Et j'aimais ça. Bien trop d'ailleurs, car prenant un risque supplémentaire, je m'étais alors assise sur lui, l'avais pris doucement par les épaules afin qu'il se redresse légèrement. Puis j'avais à nouveau posé mes lèvres contre les siennes afin qu'il me donne ce que je désirais tant depuis longtemps : un vrai baiser, notre premier baiser.
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MessageSujet: Re: Arrête de stresser ...    Mar 20 Sep - 21:24


Arrête de stresser...
Athéna & Léo




La question fut posée. Une question que j’aurai voulu éviter maintenant, dans cet état, mais je ne pouvais que comprendre. Je ne pouvais que la comprendre. Elle avait besoin de savoir ce qui s’était passé. Ou plutôt, de savoir qui était à l’origine de ça. De cette attaque, de cet échec. De mon échec. C’était dur à avouer mais oui, j’avais bel et bien essuyé un échec. Un échec cuisant, dévastateur. Un échec qui avait eu un effet des plus meurtriers sur moi, physiquement, psychologiquement. Depuis de nombreuses années, j’avais réussi à échapper aux Volturi, leur faisant des pertes et riant de leurs erreurs et échec. J’y avais pris gout. Trop même. Car aujourd’hui, voila que je retombais sur Terre. Lourdement. Et c’était dur à accepter. Dur de ce dire qu’au fond, je n’étais qu’un vampire comme tous les autres. Que je n’avais rien d’exceptionnel. Que je n’avais simplement eu que de la chance de leur résister autant. Je m’en voulais terriblement d’avoir été si négligeant, de n’avoir pas observé aussi attentivement qu’avant la situation. De n’avoir su déjouer leurs plans. Je m’étais ramolli et cet échec me faisait prendre conscience de la chose. De la gravité de la situation dans laquelle je m’étais mis et dans laquelle j’avais failli mettre les membres du Conseil qui avaient foie en moi. Cependant, dans un sens, cet échec avait eu un effet des plus positifs à mon encontre. Du fait d’avoir survécu in extrémiste à cette attaque, j’avais alors pris conscience de la gravité des choses dans lequel nous évoluions et surtout, pris conscience de l’importance qu’avaient les membres du Conseil pour moi. Surtout elle, Athéna, qui se trouvait en ce moment en face de moi. Je savais que dorénavant, je n’allais plus agir aussi futilement et que j’allais sans nul doute faire appel à elle, à son point de vue, à ses forces, pour m’épauler dans mes futures missions. J’avais terriblement besoin d’elle et je le voyais enfin très clairement alors que j’avais failli la perdre à tout jamais. Elle qui était en haine contre les Volturi tout autant que je l’étais avait maintenant des éléments en plus à leurs rajoutés pour les tuer. Les faire disparaître totalement de la surface de cette Terre.
Cependant, le problème Volturi se soulevant, si jamais nous arrivions à mettre nos plans à exécution, à terme, cela n’apporterait-il pas d’autre problème ? Je veux dire par là, une bande, un clan, ne se joueraient-ils pas de la confusion et de la discorde provoqué par notre attaque pour asseoir son propre règne ? C’était quelque chose qui méritait d’être creusé par l’ensemble du Conseil, quelque chose à laquelle je réfléchissais depuis maintenant plusieurs jours, plusieurs semaines. De toute évidence, notre bataille pour la liberté et l’arrêt de l’oppression allait être longue. Très longue. Je le pressentais.

Remettant ce genre de pensée et de problème au fin fond de mon cerveau, jugeant le moment inopportun pour de telles réflexions, je reposais mon regard dans celui d’Athéna qui était tout proche de moi et la regardais avec intensité, avec émotion. Un mélange d’amour et d’amitié. Un mélange de tous les sentiments que je pouvais ressentir pour elle. Car ils étaient tous présent en moi, et tous aussi confus les uns des autres. Ma tête se pencha légèrement sur le coté et j’appuyais doucement ma joue contre la paume chaude et réconfortante de sa main qui me caressait doucement. Je profitais de ce moment de complicité et d’émotion pour m’apaiser. Celui-ci fut cependant de courte duré. Alors qu’un bref sourire étirait mes lèvres, une odeur des plus enivrante et plaisante s’immisça dans mes narines et déclencha comme un Boum au fond de mon être. Une pulsion sauvage, dévastatrice, était entrain de prendre le dessus, de remonter du fin fond de mes entrailles pour ressortir avec férocité. Mes yeux se glacèrent sous cette peur soudaine et ma respiration se coupa nette. Un éclair de peur envahit mon regard et mon visage et sans contrôler mes gestes, ne pensant qu’à sa sécurité, je repoussais sa main et me recula aussi rapidement que je le pouvais. Cela pouvait sembler être horrible de ma part. Blessant même. Car oui, alors que je me laissais faire à cette caresse qu’elle appliquée avec amour et tendresse, je l’avais rejeté sans aucune explication. Sans rien dire, restant pétrifié pendant quelques secondes par cette peur qui m’avait totalement envahit. Je m’en voulais de lui faire subir cela mais je ne pouvais faire autrement. Je ne voulais pas lui faire le moindre mal. Cependant, le regard qu’elle me lança me montra avec quelle force ceci l’avait touchée. Plus que je l’avais pensé. Cela me révéla par la même occasion que je n’étais pas vraiment le seul à avoir autant de sentiment. Que notre attirance l’un pour l’autre était bien réel. Je me mis à grimacer intérieurement et m’excusa de mon comportement, lui expliquant très brièvement pourquoi j’avais agis ainsi. Lui annonçant que j’avais peur. Moi Leonardo, vampire d’un demi-millénaire qui avait peur. Cela pouvait paraître aberrant, totalement absurde, mais c’était bel et bien le cas. Quand le cœur s’attache aussi fortement, on ne peut rien y faire. Cela dépasse tout entendement.

Je vis cependant un léger sourire se dessiner sur son visage. Ce doux visage d’ange qui me faisait fondre totalement. Ce sourire eu pour effet de me faire chaud au cœur, du moins, si je pouvais dire cela. Elle semblait comprendre sans que j’ai besoin d’en dire plus. Comme toujours entre nous depuis plusieurs années maintenant. Nous n’avions plus besoin de longue phrase descriptive pour nous comprendre. Quelques mots, un simple regard, et le tout passait. Ceci était magique et indescriptible. Lentement, elle s’avança vers moi, a quatre pattes sur le sol, se plaçant au dessus de moi, m’obligeant alors à m’allonger pour éviter d’avoir sa peau aussi près. Mes efforts pour l’éviter revenaient à zéro. Car en cet instant, la jeune femme pour qui j’avais craqué et que j’aimais par-dessus tout se retrouvait juste au dessus de moi. Sans rien dire, elle s’abaissa alors un peu plus et s’allongea de tout son divin corps contre le mien. Mes yeux se fermèrent instantanément alors qu’un léger souffle quittait mes lèvres. Je pouvais sentir ses formes généreuses s’appuyer sur mon torse et son souffle venir caresser mes lèvres. Un léger tremblement parcouru l’ensemble de mon être alors que j’ouvrai légèrement les yeux, m’ancrant dans ses prunelles endiablées. Elle était là, sur moi, tout contre moi. Son odeur m’appelait, son sang que je pouvais voir couler dans les veines de son cou me faisait de l’œil et me tentait. Mais je résistais. Moi qui avais eu si peur, voila que je me retrouvais face à cette dernière et que je la combattais. Oui, j’arrivais doucement à contrôler cette pulsion même si celle-ci était à la limite de l’explosion. Un sourire toujours aussi grand, elle se pencha très légèrement et se mit à frôler mes lèvres des siennes. Un frisson immensément grand me parcouru de nouveau et ne pu me retenir à laisser un soupir sortir de mes lèvres. Un petit grondement s’en suivis et je restais ainsi, pétrifié et excité par ce qui était entrain de se passer. Je n’osais y répondre, la laissant faire, la laissant s’amuser et prendre le contrôle. J’avais tellement peur de perdre tout contrôle sur moi-même si je me laissais aller dans un baiser que je n’osais pas y répondre. Je n’osais pas même la toucher.

« N'ai pas peur. J'ai confiance en toi... » Me souffla-t-elle alors avec légèreté tout contre mes lèvres. Mes yeux s’ouvrirent un peu plus et je la laissais faire alors qu’elle se redressait et s’installait à califourchon sur mon bassin. Son regard s’appropriait toujours le mien et ne s’en détachait guère. Je pouvais presque sentir mon cœur battre de nouveau. Une sensation étrange et tellement bonne. Je ne pouvais la décrire. Cela semblait tellement vrai qu’un doute s’installa en moi. comment avait-elle fait pour me faire ressentir pareille sensation ? Elle avait un don. Un pouvoir immense sur moi et j’aimais ça. Ses mains se posèrent avec douceur sur mes épaules et, les empoignant, me tira doucement tout contre elle. Je me redressais alors avec une envie certaine. Mes yeux se détachèrent avec beaucoup de mal des siens et se posèrent sur ses délicieuses lèvres qui m’appelaient. Je les voyais venir, s’approcher de nouveau de moi, des miennes et mes yeux se reposèrent de nouveau dans ses deux prunelles. Un sourire se dessina faiblement sur les miennes alors que nos lèvres entrèrent en contact avec plus de force, plus de pression. Pour la première fois depuis longtemps, depuis que je la connaissais, je pouvais y gouter. Un plaisir sans précédent s’installa en moi et le bonheur de cette rencontre, de cette « union » chassa au plus profond de mon être toute les peurs que j’avais eues. Mes mains se relevèrent et se posèrent dans son dos, l’encerclant, la serrant tout doucement tout contre moi alors que mes lèvres bougeaient contre les siennes, l’embrassant avec un mélange d’amour, de passion, de tendresse. Ma langue fut très rapidement attirée par la sienne et l’entraîna dans une danse endiablée et délicate où le seul sentiment qui en résultait était sans conteste l’amour. Pour la première fois depuis longtemps, je sentais le bonheur et la plénitude totale m’envahir. Car pour la première fois depuis longtemps, j’embrassais celle que j’aimais, celle que j’avais tant attendue.


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